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Sociophonétique générale et expérimentale du francoprovençal. Description, modélisation et théorisation de la variation temporelle et spatiale (SOPHOGEF) (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
- Français-- Anglais

Date Limite Candidature : mercredi 5 juin 2024

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Informations générales

Intitulé de l'offre : Sociophonétique générale et expérimentale du francoprovençal. Description, modélisation et théorisation de la variation temporelle et spatiale (SOPHOGEF) (H/F)
Référence : UMR5216-SOPPIR-001
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : ST MARTIN D HERES
Date de publication : mercredi 15 mai 2024
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2024
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : La rémunération est d'un minimum de 2135,00 € mensuel
Section(s) CN : Interactions, particules, noyaux du laboratoire au cosmos

Description du sujet de thèse

La sociophonétique est basée sur l’analyse acoustique et/ou auditive de propriétés quantifiables du langage oral en tenant compte avec précision des variations du contexte d’usage, dans les conditions les plus écologiques possibles. De nombreux facteurs de la substance non-biologique de la variation sont explicatifs des facteurs biologiques par rapport au changement diachronique, à l’acquisition et à d’autres cadres de la variation temporelle et spatiale. Les facteurs sociaux sont importants et montrent que les locuteurs peuvent converger dans leur production sans que le succès de la communication entre individus ou groupes ne soit fortement affecté. D’où l’importance de s’appuyer sur la stratification sociale et la distribution aréale des phénomènes dans la recherche en phonétique de terrain, plutôt que de se concentrer sur des groupes homogènes qui n'écartent pas la confusion entre différences physiologiques individuelles et différences sociales apprises. La variation est explicable par des contraintes physiques, mécaniques, neurologiques liées à la production et à la perception de la forme sonore du langage oral, et trouve aussi son origine dans des facteurs socioculturels et communicatifs qui sont quantifiables.
L’objectif de la thèse est une analyse sociophonétique du franco-provençal, la plus en danger des variétés gallo-romanes. Cette langue, parlée en France (où elle a reçu l’accréditation « discipline rare » du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, 2022), en Suisse et en Italie, se caractérise par une grande variabilité aréale. Historiquement, elle n’a pas connu de centre unificateur et peut présenter une répartition qui touche des aires géographiques éloignées des points principaux d’irradiation : en Italie, elle est en effet parlée aussi bien dans des régions du nord (vallées alpines du Piémont et vallée d'Aoste) que dans deux enclaves dans les Pouilles. La vitalité et le statut du franco-provençal diffèrent d’une aire à l’autre. Les enquêtes seront menées aussi bien auprès de locuteurs natifs l’ayant toujours employé au quotidien, que de néolocuteurs dont les pratiques langagières diffèrent d’un espace à l’autre. Des phénomènes récents de convergences d’usages vers une langue commune dans des vallées du Piémont très reculées, linguistiquement fragmentées, complexifient les dynamiques du contact linguistique. Les études de terrain sur le franco-provençal sont très nombreuses sur les deux versants alpins (10.4000/geolinguistique.7496) et ont alimenté des projets d’archives orales dédiées (par ex. https://www.lfsag.unito.it/ark/table_ita.html;⟨hal-03936510⟩). Toutefois, bien qu’un renouvellement méthodologique de la sociophonétique soit en cours par l’intégration de paradigmes de phonétique expérimentale et l’incorporation de grandes bases de données, aucune étude de ce type n’a été menée sur ces parlers. Cette thèse profitera des compétences complémentaires sur les parlers francoprovençaux développées par les deux laboratoires partenaires, qui collaborent depuis longtemps dans des projets internationaux et dans le cadre de thèses codirigées. Les compétences du LFSAG sur les parlers francoprovençaux s’étendent également aux variétés des Pouilles qui seront incluses dans le projet (https://doi.org/10.4000/geolinguistique.13911). Données et résultats s’inscriront dans le cadre des principes FAIR en s’appuyant sur les services de Human-Num IR.

Contexte de travail

GIPSA-lab est un laboratoire de recherche mixte du CNRS, de Grenoble-INP-UGA et de l'Université de Grenoble Alpes; il est conventionné avec Inria et l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble. Il mène des recherches théoriques et appliquées sur l’AUTOMATIQUE, le SIGNAL, les IMAGES, la PAROLE, la COGNITION, la ROBOTIQUE et l’APPRENTISSAGE.

Pluridisciplinaire et à l’interface entre l’humain, les mondes physiques et numériques, nos recherches se confrontent à des mesures, des données, des observations provenant des systèmes physiques, physiologiques, cognitifs. Elles portent sur la conception de méthodologies et d’algorithmes de traitement et d’extraction de l’information, de décisions, d’actions et de communications viables, performants et compatibles avec la réalité physique et humaine. Nos travaux s'appuient sur des théories mathématiques et informatiques pour le développement de modèles et d'algorithmes, validés par des implémentations matérielles et logicielles.
En s’appuyant sur ses plateformes et ses partenariats, GIPSA-lab garde un lien constant avec des applications dans des domaines très variés : la santé, l’environnement, l’énergie, la géophysique, les systèmes embarqués, la mécatronique, les procédés et systèmes industriels, les télécommunications, les réseaux, les transports et véhicules, la sécurité et la sûreté de fonctionnement, l’interaction homme-machine, l’ingénierie linguistique, la physiologie et la biomécanique…
De par la nature de ses recherches, GIPSA-lab est en relation directe et constante avec le milieu économique et la société.
Son potentiel d'enseignants-chercheurs et chercheurs est investi dans la formation au niveau des universités et écoles d'ingénieurs du site grenoblois (Université Grenoble Alpes).

GIPSA-lab développe ses recherches au travers de 16 équipes ou thèmes organisées en 4 pôles :
-Automatique et Diagnostic (PAD)
-Sciences des Données (PSD)
-Parole et Cognition (PPC)
-Géométries, Apprentissage, Information et Algorithmes (GAIA)

Le personnel accompagnant la recherche (38 ingénieurs et techniciens) est réparti dans les services communs répartis au sein de deux pôles :
-Le Pôle Administratif et Financier
-Le Pôle Technique

GIPSA-lab compte environ 150 permanents dont 70 enseignants-chercheurs et 41 chercheurs. Il accueille également des chercheurs invités, des post-doctorants.
GIPSA-lab encadre près de 150 thèses dont environ 50 nouvelles chaque année. Toutes les thèses effectuées au laboratoire sont financées et encadrées par des enseignants chercheurs et chercheurs, dont 50 titulaires d'une HDR.
Enfin, une soixantaine de stagiaires de master vient chaque printemps grossir les rangs du laboratoire.