Électrolytes polymères autoréparables pour des microbatteries tout-solides plus performantes, sûres et durables (H/F)
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- BAC+5
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire d'Electrochimie et de Physicochimie des Matériaux et des Interfaces
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
38402 ST MARTIN D HERES
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/10/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : lundi 13 avril 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Un défi scientifique, technologique et sociétal contemporain crucial pour adresser l'objectif de développement durable n°7 des Nations Unies consiste à remplacer les batteries lithium-ion (où l'électrolyte est un liquide ou un gel) par des batteries tout-solides à hautes performances plus sûres et durables. Au-delà des lignes de forces que constituent le stockage électrochimique de l’énergie et les mobilités électriques, le développement de microbatteries (µBs) plus sûres et plus performantes est également attendu pour répondre à la demande croissante d'électronique embarquée miniaturisée, par exemple pour alimenter les dispositifs de l’Internet des Objets (IoT) possédant une autonomie énergétique accrue. Les électrolytes inorganiques sont actuellement envisagés comme la prochaine génération d'électrolytes de choix pour les microbatteries tout-solides (SSµBs). Ils présentent cependant des inconvénients majeurs au-delà de leurs avantages intrinsèques. En particulier, il est impossible de garantir l'intégrité et la fonctionnalité de leurs interfaces (électrolyte/électrodes) clés lorsque la batterie subit des contraintes internes (dues aux processus de lithiation/délithiation) pendant son cyclage, ce qui entraîne des fluctuations de performances imprévisibles et/ou erratiques pouvant aller jusqu'à un dysfonctionnement intempestif de la batterie et, en fin de compte, leur défaillance.
Pour répondre à cette problématique, nous proposons dans ce projet de thèse internationale (projet SHAPE conjointement développé par l’UMR5279-LEPMI et l’IRL3463-LN2) de combiner une nouvelle génération d'électrolytes polymères autoréparable (conçus, synthétisés et caractérisés au LEPMI) à des microbatteries tout-solides embarquées sur puce (SSµB assemblées, caractérisées et cyclées au LN2) reposant sur une électrode négative en silicium (Si) porosifié. Notre objectif est de (i) repousser les limites de la connaissance en matière de stockage électrochimique de l’énergie sur puce (TRL1-3) et (ii) réaliser des Preuves de Concept (PoCs) (TRL3-4). Grace à la soumission de propositions de temps de faisceaux dans très grandes infrastructures de recherche (par exemple Soleil, ESRF, Max IV), les équipes de l’UMR5279-LEPMI et de l’IRL3463-LN2 uniront leurs forces pour réaliser des caractérisations (in situ et operando) par diffusion et imagerie des rayons X couplées à des techniques électrochimiques de films minces (SHPE) infiltrés dans des électrodes négatives en Si poreux et des SSµBs pour accéder aux preuves de concepts recherchées respectivement aux niveaux des matériaux de batteries et des dispositifs de stockage de l’énergie embarquées sur puces.
En tant que solution "chimiquement neutre" (c'est-à-dire une solution 2.0 s'appliquant aux batteries à base de cations mono/multi-valents) et innovante pour les microbatteries embarquées sur puces destinées à alimenter les dispositifs de micro/nanoélectroniques, les électrolytes polymères autoréparable présentent six avantages clés: (i) leur conductivité (ca)ionique (par exemple Li+) est ajustable à façon par ingénierie macromoléculaire, (ii) leur intégration dans les procédés de micro/nano-fabrication est facilitée, (iii) leur faible densité conduit à des SSµBs plus denses en énergie, (iv) leur flexibilité intrinsèque (nature viscoélastique) permet d'adapter les matériaux de batteries aux contraintes engendrées dans les dispositifs en fonctionnement, (v) leurs facultés d'autocicatrisation permettent de remodeler les matériaux de batteries sein des SSµB via des cyclages en température tirant partie d'un comportement bio-inspiré encodé dans leurs structures chimiques, et (vi) ils permettent de contrôler et réguler l'état de santé (SoH) et l'état de charge (SoC) de ces SSµB 2.0 par un paramètre physique (Température) via l’utilisation d’un système de gestion de batterie intelligent (BMS).
Le premier volet (matériaux) du projet SHAPE se déroulera au laboratoire LEPMI et portera sur l’ingénierie macromoléculaire, la synthèse et les caractérisations multi-échelles/physiques structure/propriétés de transport ionique d’électrolytes polymères autoréparables. En collaboration étroite avec le LEPMI, le second volet (dispositif) du projet sera développé au Québec au sein du Laboratoire LN2 où ces électrolytes polymères seront infiltrés à l’état fondu dans des électrodes négatives de silicium porosifiées et des assemblages en microbatteries tout-solides complètes embarqués sur puces réalisés, caractérisés et cyclés pour en déterminer leurs performances et leur durabilité.
Le candidat (H/F), chimiste des matériaux fonctionnels/chimiste sciences des matériaux) devra de préférence être titulaire (ou sur le point d'obtenir) d'un master ou d'un diplôme universitaire équivalent à un master européen (5 ans) en sciences des matériaux ou en chimie organique/des polymères, avec une spécialisation en matériaux fonctionnels ou en électrochimie. Une expérience pratique préalable en synthèse (compétence fondamentale) et/ou en corrélations structure-propriétés (SAXS/WAXS) multi-échelles (conductivité ionique ou électronique) de matériaux fonctionnels (c.-à-d. conducteurs électroniques/ioniques), ou en élaboration et caractérisation avancée d'électrodes (négatives ou positives) pour dispositifs de stockage électrochimique de l'énergie (supercondensateurs ou batteries), et/ou en procédés de fabrication micro/nanoélectroniques (en salle blanche), sera particulièrement appréciée. Une capacité effective à effectuer un travail indépendant, à travailler à l'intersection de la chimie et de la physique de la matière molle fonctionnelle ou de la science des matériaux pour l'énergie (stockage ou conversion) au sein d'équipes de recherche multidisciplinaires/interdisciplinaires, et d'excellentes compétences en communication et en rédaction (en français et en anglais) sera considérée comme des critères tout aussi importants que les qualifications académiques et les mérites scientifiques pour la sélection du candidat (H/F) à cette bourse de thèse.
Votre Environnement de Travail
Le LEPMI (Laboratoire d'Electrochimie et de Physico-chimie des Matériaux et des Interfaces) est une unité mixte de recherche (UMR5279) composée de personnels du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), de l'Institut National Polytechnique de Grenoble (Grenoble-INP), de l'Université Grenoble Alpes (UGA) et de l'Université de Savoie Mont-Blanc (USMB). Les principales activités de recherche du LEPMI portent sur l'élaboration, la caractérisation (in situ/operando) multi-échelle/physique de matériaux fonctionnels (polymères, sels, liquides ioniques, catalyseurs, céramiques) destinés aux systèmes énergétiques (batteries, pile à combustible et cellules solaires).
La personne recrutée travaillera principalement au sein de l'équipe Matériaux, Interfaces et ELectrochimie (MIEL) localisé sur le campus UGA à Saint-Martin-d'Hères. Cette équipe pluridisciplinaire se concentre sur l’écoconception et les caractérisations chimiques, électrochimiques, physico-chimiques, et physiques de polymères, sels, liquides ioniques, ionomères et d’électrolytes dédiés au stockage et la conversion électrochimique d’énergie (batteries : lithium métal polymère, lithium-ion, lithium-soufre, Na, Ca, Mg. Piles à combustible à membrane polymères protoniques et alcalines, cellules solaires à base de pérovskites). L’équipe MIEL développe une activité soutenue et innovante sur l'étude in situ et operando par des techniques couplées: Electrochimie/Raman, Electrochimie/RMN, Electrochimie/diffusion , imagerie et spectroscopie des rayons X. L'équipe MIEL est constituée de 19 permanents, 20 doctorants/an, 4 postdoc/an et 6 masters/an. Les travaux du projet SHAPE se dérouleront en co-supervision et collaboration synergique avec l’équipe énergie sur puce du Laboratoire Nanotechnologies Nanosystèmes, le laboratoire de recherche international IRL3463-LN2 basé à Sherbrooke, au Québec. Des séjours scientifiques au Canada font parties intégrantes du programme de recherche de cette thèse qui sera en partie réalisée en immersion au sein du riche écosystème scientifique de l'Institut Interdisciplinaire d'Innovation Technologique (3IT) et des infrastructures (salles blanches) et plateformes technologiques du Centre de Collaboration MiQro Innovation (C2MI) de l’Université de Sherbrooke (UdeS) où seront assemblées, caractérisées et cyclées les microbatteries tout-solides embarquées sur puce du projet SHAPE.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR5279-PATRAN-002 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Mathématiques et interactions des mathématiques |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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