Thèse en Analyse multi-échelle du traitement d’information (H/F)
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- BAC+5
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Institut des Neurosciences Paris-Saclay
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
91400 SACLAY
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/10/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : mardi 2 juin 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
L’un des grands mystères de l’activité cérébrale à l’état éveillé est que les états conscients sont associés à une activité asynchrone, mais la façon dont cette complexité améliore le traitement de l’information reste incertaine (Koch et al., 2016). Ces états, dits régimes dominés par les fluctuations, reposent sur le fait que l’activité neuronale dépend davantage de la variance des entrées synaptiques que de leur moyenne (Shadlen & Newsome, 1998 ; van Vreeswijk & Sompolinsky, 1998). Ce régime influence l’encodage, la transmission et la modulation de l’information, mais ses effets restent peu étudiés à différentes échelles. Nous analyserons comment il soutient la réactivité, des circuits locaux aux réseaux cérébraux globaux, et comment il est régulé dynamiquement.
À l’échelle microscopique, des réseaux de neurones AdEx servent à étudier l’effet conjoint de la moyenne et de la variance sur la transmission de l’information (Brette & Gerstner, 2005). À l’aide de l’information mutuelle et de l’information de Fisher (Brunel & Nadal, 1998), nous examinerons comment la variance optimise la discriminabilité des stimuli et comment l’adaptation de la fréquence de décharge ajuste le réseau. Des fluctuations modérées devraient maximiser l’information (McDonnell & Ward, 2011), l’adaptation favorisant un régime fluctuationnel lorsque les entrées sont fortes (La Camera et al., 2006).
À l’échelle mésoscopique, les modèles de champ moyen de premier ordre ne capturent pas ces effets car ils ignorent la variance des entrées. Des modèles de second ordre (El Boustani & Destexhe, 2009 ; Zerlaut et al., 2018 ; Depannemaecker et al., 2021) les intègrent, mais ont surtout étudié la dynamique. Nous chercherons à montrer comment la variance module la plage dynamique, le gain et l’information mutuelle, en faisant varier la structure des réseaux.
À l’échelle macroscopique, ces modèles sont intégrés dans un réseau basé sur le connectome (Hagmann et al., 2008) afin d’évaluer si les régions en régime fluctuationnel transmettent mieux l’information. À l’aide de mesures de flux et de réactivité (Sporns, 2011), nous testerons si les états conscients correspondent à des dynamiques globalement fluctuationnelles, contrairement au sommeil ou à l’anesthésie (Steriade et al., 1996 ; Mashour, 2014).
Enfin, nous intégrerons la plasticité synaptique pour étudier son rôle dans l’émergence des corrélations et des covariances. Alors que les réseaux aléatoires rendent les modèles équivalents, la plasticité peut rendre le second ordre nécessaire. Nous examinerons si elle maintient un régime optimal ou conduit à un régime structuré. La plasticité homéostatique sera aussi étudiée comme mécanisme de régulation de la variance.
Cette thèse propose donc une approche centrée sur l’information des dynamiques fluctuationnelles, reliant activité neuronale, codage collectif et états cérébraux globaux à la question de la réactivité des systèmes neuronaux.
Votre Environnement de Travail
L’un des grands mystères de l’activité cérébrale à l’état éveillé est que les états conscients sont associés à une activité asynchrone, mais la façon dont cette complexité améliore le traitement de l’information reste incertaine (Koch et al., 2016). Ces états, dits régimes dominés par les fluctuations, reposent sur le fait que l’activité neuronale dépend davantage de la variance des entrées synaptiques que de leur moyenne (Shadlen & Newsome, 1998 ; van Vreeswijk & Sompolinsky, 1998). Ce régime influence l’encodage, la transmission et la modulation de l’information, mais ses effets restent peu étudiés à différentes échelles. Nous analyserons comment il soutient la réactivité, des circuits locaux aux réseaux cérébraux globaux, et comment il est régulé dynamiquement.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR9197-ODILEC2-190 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Cerveau, cognition, comportement |
À propos du CNRS
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