Thèse CIFRE Décharges partielles (H/F)

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Laboratoire de Physique des Gaz et des Plasmas

ORSAY • Essonne

  • CDD Doctorant
  • 36 mois
  • Doctorat

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Cette offre est ouverte aux personnes disposant d’un titre leur reconnaissant la qualité de travailleur handicapé ou travailleuse handicapée.

L'offre en un coup d'oeil

L'unité

Laboratoire de Physique des Gaz et des Plasmas

Type de Contrat

CDD Doctorant

Temps de Travail

Complet

Lieu de Travail

91405 ORSAY

Durée du contrat

36 mois

Date d'Embauche

01/10/2026

Rémuneration

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel brut

Postuler Date limite de candidature : lundi 13 juillet 2026 23:59

Description du Poste

Sujet De Thèse

L’électrification croissante du secteur automobile s’accompagne d’une augmentation continue des performances exigées des chaînes de traction électriques. Parmi les enjeux majeurs figure la réduction du temps de recharge des batteries. Pour atteindre cet objectif, les constructeurs automobiles s’orientent vers des architectures électriques à plus haute tension. En effet, à puissance identique, une augmentation de la tension permet de réduire l’intensité du courant circulant dans les câbles et les composants de puissance, ce qui limite les pertes par effet Joule et améliore le rendement global du système. Cette évolution conduit à des tensions de batterie pouvant atteindre 800 à 900 V, contre environ 400 V pour les générations précédentes.

Dans ce contexte, le principal risque est l’apparition de micro-décharges localisées au sein de l’isolation, appelées décharges partielles (DP). Ces décharges correspondent à une ionisation locale du gaz présent dans des défauts, des cavités ou des zones faiblement isolées, sans pour autant provoquer immédiatement le claquement complet du système.
Le risque de décharges partielles est fortement influencé par les conditions environnementales.

Le travail de recherche vise ainsi à mieux caractériser les conditions d’apparition des décharges partielles dans des géométries représentatives des systèmes d’isolation des moteurs électriques, en tenant compte des paramètres environnementaux tels que la pression et la température. Il s’agit également de quantifier l’impact des décharges sur la vitesse d’érosion des matériaux isolants, en fonction des conditions de fonctionnement, afin de faire le lien avec les contraintes imposées par l’usage client.

Votre Environnement de Travail

L’objectif global est de développer un modèle prédictif et des lois de vieillissement permettant de convertir des occurrences de décharges partielles (DP) en probabilité de défaillance pour des tensions de 800 V.
Le premier verrou est que les mécanismes physiques gouvernant les DP restent encore imparfaitement compris, ce qui constitue un frein important à l’acceptation éventuelle d’occurrences ponctuelles de décharges dans les systèmes d’isolation.
Le second verrou consiste à garantir la robustesse des lois de vieillissement en régime de DP, dans des conditions variables de température et de pression.
En effet, envisager une approche moins conservatrice nécessite non seulement de prédire la tension d’apparition des DP, mais également de comprendre leur dynamique, leur interaction avec les surfaces isolantes et leur impact sur le vieillissement des matériaux.
Le présent travail de thèse s’inscrit précisément dans cet intervalle. Il s’appuiera sur une approche de modélisation multi-échelle.

La thèse est organisée en trois étapes :
1) prendre en main, à compléter et à exploiter un modèle fluide 2D déjà développé par Renault Group afin d'évaluer les flux UV produits par les DP et d’étudier leurs rôles dans les mécanismes de photoémission aux surfaces isolantes ;
2) dériver un modèle 1D simplifié, plus rapide en calcul et compatible avec des études paramétriques à grande échelle ;
3) d’exploiter les lois de vieillissement précédemment établies afin d’évaluer la tenue des systèmes d’isolation dans des conditions d’usage représentatives de celles d’un véhicule électrique réel.

Le/la candidat/e devra avoir un niveau master, avec des connaissances solides en physique des milieux continus et en physique des plasmas.
Une connaissance des méthodes numériques est fortement appréciée, tout comme des techniques de traitement des données.
De plus, des connaissances pour au moins assister l'expérimentation seraient très utiles au travail de thèse.

Contraintes et risques

Le travail sera effectué sous contrat Renault et
dans un environnement ZRR exigeant la confidentialité.

Rémunération et avantages

Rémunération

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel brut

Congés et RTT annuels

44 jours

Pratique et Indemnisation du TT

Pratique et indemnisation du TT

Transport

Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€

À propos de l’offre

Référence de l’offre UMR8578-TIBMIN0-029
Section(s) CN / Domaine de recherche Interactions, particules, noyaux, du laboratoire au cosmos

À propos du CNRS

Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.

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Thèse CIFRE Décharges partielles (H/F)

CDD Doctorant • 36 mois • Doctorat • ORSAY

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