En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)

Doctorant en physique des réacteurs nucléaires à sels fondus (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Faites connaître cette offre !

Informations générales

Référence : UMR5821-CHRVEL-072
Lieu de travail : GRENOBLE
Date de publication : mercredi 24 juin 2020
Nom du responsable scientifique : Elsa Merle
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Les réacteurs nucléaires à sels fondus (RSF) ont un très grand potentiel en termes de sûreté et de flexibilité. Il s'agit de réacteur à combustible liquide circulant entre le cœur du réacteur et des échangeurs de chaleur permettant d'évacuer la puissance produite. Depuis quelques temps, ce type de réacteur suscite un regain d'intérêt aussi bien pour la production massive d'énergie que pour de petits réacteurs électrogènes, ou encore pour la transmutation des actinides ne pouvant servir de combustible dans les REP (Réacteurs à Eau Pressurisée) actuels et formant une large part des déchets à longue durée de vie actuels. Depuis une vingtaine d'années l'équipe MSFR (Molten Salt Fast Reactor) du LPSC (Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie) étudie ce type de réacteur sous toutes ces déclinaisons et plus spécifiquement la version dite MSFR de référence, réacteur régénérateur en cycle Thorium et sel fluorure dont la sûreté et le fonctionnement sont au cœur du projet européen SAMOSAFER (Severe Accident Modeling and Safety Assessment for Fluid-fuel Energy Reactors).

Le sujet de la thèse, financée par le projet européen SAMOSAFER, s'insère plus particulièrement dans les groupes de travail WP1 « Safety Requirements and Risk Identification », WP6 « Reactor operation, Reactor control and Safety demonstration », WP4 « Fuel Salt Confinement », et possiblement WP3 « Source Term distribution and Mobility » de ce projet, avec des contributions autour des axes suivants :
•Dans le WP1 : identification des risques et classification des transitoires et accidents du MSFR en interaction avec des collègues du CEA Cadarache, de Framatome et de POLITO.
•Dans le WP6 : études des effets de design (choix du sel, du cycle du combustible, de la taille / puissance du coeur) sur le niveau de sûreté du réacteur.
•Dans le WP6 : au sein de la tâche sur les marges de sûreté et les états de fonctionnement du réacteur, contribution à la définition du domaine de fonctionnement du MSFR à l'aide notamment de codes systèmes développés pour le MSFR et en interaction avec des collègues de Framatome et du CEA, et études de transitoires en cœur du MSFR avec le code couplé TFM-OpenFOAM avec des comparaisons avec des études réalisées en parallèle au CEA Saclay.
•Dans le WP4 : au sein de la tâche sur l'analyse du confinement du MSFR de référence, contribution à des calculs multiphysiques de transitoires accidentels afin d'identifier les contraintes thermiques sur le cœur et les échangeurs de chaleur pouvant mener à une rupture de la fonction de confinement dans certains composants du circuit combustible.
•Dans le WP3 : travail sur un benchmark de calculs neutroniques en évolution pour évaluer la production de produits de fission contribuant au terme source en cas de situation incidentelle / accidentelle, en collaboration avec des collègues de Subatech Nantes, de PSI et de POLIMI.

Contexte de travail

Le laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble (LPSC) (http://lpsc.in2p3.fr) est une unité mixte de recherche associant le CNRS-IN2P3, l'Université Grenoble Alpes (UGA) et l'école Grenoble INP, pour un effectif moyen d'environ 230 personnes.
Le(a) doctorant(e) sera rattaché(e)l'équipe MSFR, sous la responsabilité de Daniel HEUR, La directrice de thèse sera Elsa Merle.
La thèse se déroulera au sein de l'équipe MSFR du LPSC dans le cadre du projet européen SAMOSAFER. Les études seront pluridisciplinaires allant de la physique des réacteurs à l'analyse de sûreté. De manière à bien intégrer l'ensemble des contraintes inhérentes aux RSF qui diffèrent sensiblement des concepts classiques de réacteurs à combustible solides, il sera demandé au doctorant de participer aux différentes réunions du projet Européen SAMOSAFER et également à des ateliers liés au MSFR au sein du défi national NEEDS.
Le(la) candidat(e) devra être titulaire d'un Master en physique nucléaire ou physique des réacteurs ou équivalent. Il ou elle devra:
•Avoir de bonnes notions de physique des réacteurs (neutronique, thermohydraulique, sûreté, etc…) ;
•être capable de travailler en équipe dans le cadre de collaborations très variées ;
•être habitué à développer du code informatique, notamment en langage Java ;
•maîtriser une production importante de données ;
•maîtriser le français et l'anglais scientifique, parlé et écrit.

On en parle sur Twitter !