Thèse (H/F) Planification intégrée des aires marines protégées pour la biodiversité et les services écosystémiques dans l’Océan Indien sud-ouest (SWIOMPA)

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Institut des géosciences de l'environnement

ST MARTIN D HERES • Isère

  • CDD Doctorant
  • 36 mois
  • Doctorat

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Cette offre est ouverte aux personnes disposant d’un titre leur reconnaissant la qualité de travailleur handicapé ou travailleuse handicapée.

L'offre en un coup d'oeil

L'unité

Institut des géosciences de l'environnement

Type de Contrat

CDD Doctorant

Temps de Travail

Complet

Lieu de Travail

38400 ST MARTIN D HERES

Durée du contrat

36 mois

Date d'Embauche

01/10/2026

Rémuneration

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Postuler Date limite de candidature : lundi 18 mai 2026 23:59

Description du Poste

Sujet De Thèse

Planification intégrée des aires marines protégées pour la biodiversité et les services écosystémiques dans l’Océan Indien sud-ouest (SWIOMPA)

Contexte et état de l’art scientifique :
L’Océan Indien Sud-Ouest (SWIO) est un hotspot mondial de biodiversité caractérisé par des écosystèmes marins très diversifiés et fortement interconnectés, incluant notamment les récifs coralliens et les monts sous-marins, et abritant de nombreuses espèces menacées et migratrices. Ces écosystèmes soutiennent des services écosystémiques essentiels, en particulier les pêcheries artisanales, qui jouent un rôle crucial pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance locaux.
Cependant, la région est soumise à des pressions anthropiques croissantes telles que le changement climatique et la surexploitation des ressources halieutiques. Dans ce contexte, les Aires Marines Protégées (AMP) sont reconnues comme un outil clé pour atteindre les objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, notamment la cible 30×30. Néanmoins, leur efficacité dépend de la capacité à prendre en compte des interactions socio-écologiques complexes, la connectivité écologique et les compromis entre usages concurrents, en particulier dans des contextes transfrontaliers.
Ce projet de thèse s’inscrit dans le programme BRIDGES et vise à faire progresser les approches de planification de la conservation en intégrant la biodiversité, les services écosystémiques et les activités humaines dans un cadre spatial cohérent, afin d’améliorer la durabilité des socio-écosystèmes marins. Il s’appuie sur des développements récents en optimisation multi-objectifs et en recherche socio-écologique afin de soutenir une planification spatiale marine opérationnelle et pertinente pour les politiques publiques.

Objectifs de la thèse
L’objectif principal de cette thèse est de développer et d’appliquer un cadre interdisciplinaire pour la priorisation spatiale des AMP dans la région SWIO, en intégrant des dimensions socio-écologiques.

Le projet vise plus spécifiquement à :
- Identifier les zones critiques pour la biodiversité marine, en se concentrant sur les espèces endémiques et menacées
- Caractériser les distributions spatiales d’un service écosystémique clé dans la région, à savoir les pêcheries artisanales, ainsi que d’autres services écosystémiques à définir, en tenant compte des pressions anthropiques
- Identifier les zones clés assurant la connectivité entre habitats tels que les récifs coralliens et les monts sous-marins
- Définir des zones prioritaires pour la planification de la conservation en optimisant les compromis entre biodiversité, services écosystémiques et connectivité.
Méthodologie et activités attendues
Le ou la doctorant(e) contribuera au développement et à la mise en œuvre d’une approche transdisciplinaire combinant science des données, socio-écologie, sciences marines et interactions avec les parties prenantes. Ces activités seront menées en étroite collaboration avec des experts des différentes thématiques impliquées dans le projet, garantissant un fort accompagnement méthodologique sur l’ensemble des composantes.

Les principales activités comprendront :
- Compilation et traitement de données socio-écologiques multidisciplinaires, incluant des données de biodiversité (par exemple espèces menacées et endémiques), des données d’habitats (récifs coralliens et monts sous-marins) et des données d’activités de pêche (par exemple AIS/VMS, enquêtes).
- Développement d’indicateurs spatiaux liés à l’importance de la biodiversité (par exemple complémentarité, irremplaçabilité), à l’intensité de la pêche (via des approches statistiques ou bioéconomiques) et à la connectivité écologique entre habitats (modélisation de dispersion larvaire et analyses de réseaux)
- Priorisation spatiale des AMP à l’aide d’outils d’optimisation (par exemple Prioritizr, Marxan, Zonation), en intégrant des indicateurs socio-écologiques et des contraintes opérationnelles
- Analyse et comparaison de scénarios afin d’évaluer les compromis entre objectifs de conservation et d’usage
- Collaboration avec des chercheurs de différentes disciplines pour soutenir le développement des différentes composantes du projet
- Co-construction avec les parties prenantes, incluant l’organisation d’ateliers et d’activités de renforcement des capacités afin d’assurer la pertinence et l’applicabilité des résultats
- Contribution au développement de flux de travail reproductibles, de la documentation et du partage de code
- Diffusion des résultats à travers des publications scientifiques à comité de lecture et des conférences internationales
Profil du candidat
Les candidats doivent être titulaires d’un Master (ou équivalent) dans un ou plusieurs des domaines suivants : sciences de l’environnement ou écologie ; géomatique ou géographie ; science des données, statistiques ou informatique ; mathématiques appliquées ; sciences marines.
Les profils interdisciplinaires à l’interface de ces domaines sont particulièrement encouragés.

Compétences souhaitées :
- Compétences en analyse de données et en statistiques
- Compétences en programmation (Python ou R, ou équivalent)
- Expérience en systèmes d’information géographique (SIG) ou en analyse spatiale (QGIS ou ArcGIS)
- Connaissance d’outils de planification de la conservation (Marxan, Zonation, Prioritizr)
- Fort intérêt pour les systèmes socio-écologiques et la recherche interdisciplinaire
- Capacité à interagir avec des acteurs non académiques
- Connaissance de la région SWIO
- Connaissances en systèmes marins ou en océanographie
- Bon niveau d’anglais (niveau C1 minimum) ; la connaissance du français est un atout

Votre Environnement de Travail

Le ou la doctorant(e) travaillera au sein des équipes MEOcean et EAU-CLIMAT-SOCIETE de l’Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE), une unité mixte de recherche (CNRS, INRAE, IRD, UGA, Grenoble INP) située sur le campus de Saint-Martin-d’Hères près de Grenoble et rattachée à l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG). L’IGE mène des recherches sur le changement climatique dans les régions polaires, de montagne et intertropicales, particulièrement sensibles et à forts enjeux sociétaux. Le laboratoire compte environ 330 personnes, dont 190 permanents (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens et personnels administratifs), ainsi qu’environ 140 doctorants, post-doctorants et personnels contractuels. Chaque année, le laboratoire accueille environ 120 stagiaires et chercheurs invités. L’IGE est réparti sur quatre bâtiments du campus universitaire de Grenoble (bâtiment glaciologie, OSUG-B, Maison Climat Planète et INRAE-Grenoble Saint-Martin-d’Hères).
Le projet de thèse sera co-encadré par Ignacio Palomo, Pierre Brasseur et Hugo Deléglise, tous basés à l’IGE. Le projet s’inscrit dans le programme BRIDGES, offrant un accès à un large réseau international de chercheurs, de jeux de données et d’outils de modélisation. Il favorise également des interactions ciblées avec des chercheurs et des parties prenantes locales dans la région SWIO. La thèse impliquera une mobilité internationale, avec environ quatre à cinq séjours de recherche (de 1 à 3 mois chacun) dans la région SWIO. Ces missions permettront de renforcer les collaborations avec les partenaires régionaux et de participer à des ateliers avec les parties prenantes, élément clé du projet. Le ou la doctorant(e) bénéficiera de ressources de calcul avancées, d’opportunités de formation, ainsi que d’un encadrement rapproché par une équipe interdisciplinaire.

Rémunération et avantages

Rémunération

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Congés et RTT annuels

44 jours

Pratique et Indemnisation du TT

Pratique et indemnisation du TT

Transport

Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€

À propos de l’offre

Référence de l’offre UMR5001-ELSGEN-048
Section(s) CN / Domaine de recherche Mathématiques et interactions des mathématiques

À propos du CNRS

Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.

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CDD Doctorant • 36 mois • Doctorat • ST MARTIN D HERES

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