Post-Doctorant (H/F) en modélisation paléoclimatique
Nouveau
- Chercheur en contrat CDD
- 24 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement
Type de Contrat
Chercheur en contrat CDD
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
91191 ST AUBIN
Durée du contrat
24 mois
Date d'Embauche
01/06/2026
Rémuneration
De 3131,32 € à 3569,85 € brut / an
Postuler Date limite de candidature : lundi 20 avril 2026 23:59
Description du Poste
Les Missions
Le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Gif-sur-Yvette, France) recherche un/une chercheur(se) postdoctoral(e) pour modéliser la dynamique transitoire océan-atmosphère multi-millénaire survenant suite à la perturbation du Maximum Thermique du Paleocène-Eocène (PETM, 56 Ma).
L'Activité
L’objectif principal du post-doc sera de modéliser, à l’aide du modèle de système Terre IPSL-CM5A2, l’évolution de la circulation océanique globale au PETM sur plusieurs milliers d’années sous différents scénarios d’injection de carbone dans le système océan-atmosphère, et en tenant compte, ou non, des variations orbitales de la Terre. Un aspect important sera de caractériser la dynamique transitoire de cette évolution, en particulier sur la ventilation profonde de l’océan. Un autre aspect sera de comparer les résultats des différentes simulations obtenues avec les données issues des archives sédimentaires marines pour déterminer le scénario le plus probable dans l’objectif d’amener des contraintes sur la temporalité de l’injection de carbone dans les composantes superficielles du système Terre au PETM.
Votre Profil
Compétences
Le/la candidat(e) doit être titulaire d’un doctorat en sciences du climat. Une expertise en modélisation numérique (idéalement océanographique ou avec un modèle de système Terre) est requise. Une aisance d'expression en anglais à l'écrit comme à l'oral ainsi qu'une capacité de travail en autonomie sont nécessaires.
Votre Environnement de Travail
Le/la post-doc travaillera au sein de l’équipe « Modélisation du climat » du LSCE (https://www.lsce.ipsl.fr/climat-cycles/clim/) dont les membres étudient le climat de la Terre à toutes les échelles de temps à l’aide de la modélisation numérique.
Contexte scientifique
La perturbation anthropique affecte toutes les composantes du système Terre, dont l’océan et la vie marine associée. L’évolution future de la quantité d’oxygène dissous dans l’océan est un indicateur crucial puisque l’oxygène dissous est indispensable à l’existence d’une vie marine complexe. Or les mesures réalisées dans l’océan indiquent une forte diminution de cette quantité d’oxygène dissous (désoxygénation) depuis les années 1960. De plus, les projections numériques de l’évolution de cette désoxygénation au cours du prochain siècle et des suivants sont très incertaines.
Le projet ANR PROCOPE propose d’étudier une perturbation de réchauffement brutal du passé géologique de la Terre, le PETM (survenue il y a 56 millions d’années), au cours de laquelle les températures moyennes globales ont augmenté d’environ 5°C et qui est marquée par une forte désoxygénation. Cet évènement est particulièrement intéressant car c’est l’évènement connu qui se rapproche le plus de la perturbation anthropique dans le registre géologique. Il est en effet caractérisé par une injection massive de carbone dans le système océan-atmosphère, dont la cause reste débattue (volcanisme massif lié à l’établissement d’une province ignée, déstabilisation d’hydrates de méthane, forçage orbital…) mais dont les estimations de quantité injectée se rapprochent des projections anticipées selon les scénarios pessimistes du GIEC (RCP8.5 – SSP5-8.5). De plus, pour un évènement naturel, cette perturbation est très brève compte tenu de son ampleur puisque les estimations provenant de l’interprétation du registre fossile et de modèles de cycle du carbone donnent une durée allant de 3000 à 20000 ans. Cet évènement survient donc sans rétroaction ou influence de changements liés à l’évolution de la paléogéographie terrestre.
Le but de ce projet est d’étudier la phase d’injection de carbone du PETM à l’aide d’un modèle comparable à ceux utilisés pour réaliser les projections futures du climat et de l’oxygénation de l’océan. Ce modèle est plus complexe et mieux résolu que ceux utilisés précédemment sur cet évènement, ce qui permettra de prendre en compte de façon appropriée les interactions océan-atmosphère ainsi qu’un forçage encore non exploré qui est la variabilité orbitale.
Rémunération et avantages
Rémunération
De 3131,32 € à 3569,85 € brut / an
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR8212-JEALAD-001 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Système Terre : enveloppes superficielles |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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