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Post-doctorat : étude des réponses du métabolome des plantes aquatiques à l'augmentation des températures dans la région Subantarctique (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : lundi 6 février 2023

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Informations générales

Référence : UMR5023-ANNBIT-002
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : VILLEURBANNE
Date de publication : lundi 16 janvier 2023
Type de contrat : CDD Scientifique
Durée du contrat : 14 mois
Date d'embauche prévue : 1 avril 2023
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : entre 2833€ et 4003€ bruts mensuels selon expérience
Niveau d'études souhaité : Doctorat
Expérience souhaitée : 1 à 4 années

Missions

Tous les scenarios climatiques prédisent que les températures et leurs variations devraient augmenter au cours des décennies à venir, avec des effets sur la croissance des plantes et leur phénologie (Hollister et al., 2005) qui pourraient affecter les interactions entre les espèces (Williams et al., 2007). Les effets du changement climatique sont particulièrement marqués chez les plantes aquatiques (i.e. macrophytes) (Lacoul & Freedman, 2006), qui constituent une ressource et un habitat pour une diversité d'organismes (Keddy, 2010). Pourtant, ses conséquences pour la dynamique des communautés de macrophytes restent peu étudiées jusqu'ici. De plus, un challenge en écologie réside dans la compréhension des mécanismes du stress thermique qui influence la biodiversité et la structure des communautés végétales.
A l'échelle des espèces, de précédentes études ont montré que les individus plantes présentent des réponses des traits foliaires opposées entre la compétition (Bittebiere et al., 2012) et le stress thermique (Shah & Paulsen, 2003). Par exemple, chez les plantes terrestres, la compétition et le stress thermique induisent respectivement une augmentation et une diminution de la surface des feuilles, affectant très probablement leur efficacité photosynthétique et donc la production de biomasse individuelle. Cette réponse globale repose sur des cascades signalétiques, développementales et métaboliques de la réponse au stress. Ces cascades sont basées sur des mécanismes de régulation partagés qui peuvent être antagonistes (Vasseur et al., 2011; Gruber et al., 2013). Bien que ces réponses au stress à l'échelle cellulaire soient bien connus, les points communs des réponses au stress à des niveaux d'organisation supérieurs (de l'espèce à la communauté) n'ont jamais clairement été étudiés (Sulmon et al., 2015). Le métabolome des individus résulte en effet d'une large diversité de facteurs (Ahlstrand et al., 2018). Les métabolites secondaires sont d'une grande importance dans les processus de défense contre le stress (Hennion et al., 2012) et les interactions plantes-plantes (Hennion et al., 2016). Néanmoins, les eemples d'études de la réponse du métabolome aux interactions plantes-plantes restent rare dans la littérature (Hennion et al., 2016; Walter et al., 2011; Scherling et al., 2010; Mraja et al., 2011), et aucune n'a été menée dans un contexte additionnel de stress. Pourtant, les modifications de morphologie individuelle reposeraient sur les réponses du métabolome aux facteurs environnementaux (Labarrere et al., 2019). Globalement, les connaissances de la littérature soulèvent la question de comment les individus plantes peuvent simultanément faire face aux interactions plantes-plantes et au stress thermique en se basant sur des réponses métaboliques et morphologiques, et comment cela affecte leurs performances in fine.
Dans ce contexte, la personne recrutée devra étudier la réponse du métabolome à l'augmentation des températures chez des espèces de plantes aquatiques des Iles Kerguelen (dans la région Subantarctique), dans un contexte d'interactions plantes-plantes. Cette étude reposera sur des approches expérimentales et de terrain.

Activités

- Concevoir des protocoles pour des échantillonnages de terrain et des expérimentations en conditions contrôlées.
- Mener des expérimentations sur des plantes en conditions contrôlées.
- Analyser des échantillons de plantes afin de déterminer leur métabolome
- Analyses statistiques des résultats
- Ecrire un manuscrit et publier les résultats.

Compétences

La personne recrutée devra avoir :
- De l'expérience dans l'analyse des métabolites (extractions des échantillons, et analyses et interprétation des profils métaboliques)
- Déjà publié dans le domaine de la métabolomique

Contexte de travail

Le/la post-doctorant(e) fera partie du laboratoire LEHNA (à Villeurbanne, France ; https://umr5023.univ-lyon1.fr/) et de l'équipe BAH (https://umr5023.univ-lyon1.fr/equipes-de-recherche/bah). Il/Elle aura aussi l'opportunité de travailler en collaboration avec des membres du laboratoire Ecobio (à Rennes, France).

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