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Contrat doctoral H/F en ethnobotanique/géographie culturelle : diasporas et réseaux transnationaux de circulations de plantes.

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

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Informations générales

Référence : USR3456-LAUDAN-001
Lieu de travail : CAYENNE
Date de publication : vendredi 15 mai 2020
Nom du responsable scientifique : guillaume.odonne@cnrs.fr
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Financement : 80PRIME-CNRS
Nombre de diasporas entretiennent des relations étroites avec le végétal, qu'il s'agisse de plantes alimentaires, médicinales ou rituelles, en particulier avec certaines espèces culturellement importantes (cultural keystone species). Or l'approvisionnement de ces plantes est souvent délicat, notamment dans le cas de migrations à grande distance, et peut engendrer des flux de végétaux, commerciaux, formels ou informels, parfois à l'origine d'invasions biologiques. Le projet étudie l'intrication entre les processus biologiques et culturels et les dynamiques géographiques inhérentes à ces flux, en associant méthodes ethnobotaniques, géographiques, anthropologiques (et, dans un second temps, de biologie moléculaire). Ce travail sera ancré sur le plateau des Guyanes (Guyane française, Guyana et Suriname), mais pourra impliquer des diasporas vers/provenant d'Europe, d'Amérique, d'Asie ou d'Afrique, avec pour perspective le décryptage des mécanismes d'hybridations bioculturelles mis en jeu lors de l'adaptation de sociétés à un environnement changeant.
Le travail de doctorat associé à ce projet se focalisera sur un ou deux groupes diasporiques (en fonction des langues parlées par le candidat et de son bagage académique) pour y mener des enquêtes ethnobotaniques, destinées à lister les plantes et leurs usages et collecter les spécimens à identifier (et à analyser ultérieurement). L'attention sera portée sur le discours concernant la provenance et le parcours qui les a menées jusqu'à leur utilisateur final. Cette analyse des étapes du déplacement des plantes, à mettre en parallèle avec l'itinéraire des migrants, composera une géographie des circulations et mettra en évidence l'organisation des réseaux qui contribuent à la « mobilité » des plantes. Les enquêtes sur les dynamiques actuelles, couplées aux résultats obtenus de l'étude historique des migrations et aux potentielles analyses génétiques sur les échantillons collectés, permettront de composer une cartographie des flux de plantes à différentes échelles.
Les enquêtes ethnographiques interrogeront par ailleurs la capacité d'adaptation des groupes à de nouveaux contextes bioculturels et leurs stratégies d'acquisition ou de conservation d'espèces « culturelles ». Elles informeront sur la résilience des cultures en contexte de migration et sur les circulations de produits végétaux en marge des circuits classiques. Elles contribueront à une réflexion sur la place de la plante dans le processus migratoire, sur sa dimension sensible et symbolique et son rôle dans la construction identitaire. Elles permettront également de mettre à jour les mécanismes à la base de l'adaptation d'une société à son environnement, tout autant que les contournements divers permettant un maintien des normes culturelles d'un groupe social hors de son cadre d'origine. Une analyse paysagère mettant en évidence l'introduction d'espèces dans l'environnement local pourra être envisagé. Il s'agira finalement de comparer ces mécanismes au prisme de l'ontologie des sociétés concernées afin d'alimenter la réflexion conceptuelle associée à ce projet.

Contexte de travail

Le travail de thèse se fera au sein du Laboratoire Ecologie, Evolution et Interactions des Systèmes Amazoniens (LEEISA-UMR 3456), CNRS-Guyane. La direction de thèse sera assurée par Guillaume Odonne, CR HDR au CNRS (section 38 et CID 52), avec un co-encadrement par Lucie Dejouhanet, MCF en géographie (section 23) à l'Université des Antilles, et avec le support des membres du projet. Durée du contrat doctoral : 36 mois à partir du recrutement, inscription à l'école doctorale de l'Université de Guyane. La rédaction du manuscrit pourra se faire en français ou en anglais et devra à minima donner lieu à des publications en anglais dans des revues internationales de référence.
Participants au projet : Guillaume Odonne (CRCN-HDR/CNRS), Marc-Alexandre Tareau (ATER/Université de Guyane), Audrey Bochaton (MCU/Université Paris Nanterre/Institut des Migrations), Lucie Dejouhanet (MCU/Université des Antilles/Institut Universitaire de France/Institut des Migrations), Tinde van Andel (Senior researcher/Naturalis)

Contraintes et risques

- Permis B et certificat de vaccination contre la fièvre jaune obligatoires

Informations complémentaires

Le.la doctorant.e devra pouvoir construire une réflexion théorique à partir des autres études de cas menées par les membres de l'équipe et de ses propres enquêtes.
Le profil recherché est un.e candidat e au profil interdisciplinaire capable de mener des enquêtes ethnographiques et ethnobotaniques, avec un intérêt fort pour certaines des disciplines suivantes : botanique, ethnosciences, anthropologie, écologie humaine et géographie. Le.a candidat.e sera compétent.e à la fois pour des enquêtes qualitatives et des analyses quantitatives, et devra mobiliser des méthodologies variées, voire les mettre en place dans un contexte de décloisonnement disciplinaire. Une connaissance du contexte du plateau des Guyanes sera un plus, ainsi que la connaissance d'une langue d'un groupe diasporique du plateau.
Les terrains envisagés pourront être, par exemple et selon le tropisme du candidat, les flux de plantes ornementales et alimentaires entre Laos et Guyane sous l'impulsion des H'mongs, les réseaux d'approvisionnement en plantes médicinales et rituelles guyanaises dans la diaspora businengué des métropoles françaises, les pratiques autour des riz traditionnels (asiatiques et africains) chez les H'mong et les Businengé, ou encore les recompositions de la médecine Jamu entre Indonésie et Suriname/Guiana.

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