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Thèse : Apport de l'étude physico-chimique des matières colorantes à la compréhension des peintures schématiques néolithiques (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : mercredi 18 mai 2022

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Informations générales

Référence : UPR2940-ELOBER-054
Lieu de travail : GRENOBLE
Date de publication : mercredi 13 avril 2022
Nom du responsable scientifique : Pauline Martinetto (Institut Néel, UGA-CNRS) / Claudia Defrasne (EDYTEM, USMB-CNRS)
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 septembre 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Ce projet de thèse propose une analyse physico-chimique de la matière picturale ayant servi à réaliser les peintures pariétales néolithiques de plusieurs sites de France méridionale dans le but de révéler des traces indiquant à la fois des savoir-faire anciens (préparation de la matière) et la provenance des matières colorantes utilisées.
Ce projet se concentrera dans un premier temps sur l'étude de deux sites majeurs : Otello (Saint-Rémy-de-Provence, Bouches-du-Rhône) et les Eissartènes (Le Val, Var), choisis pour l'abondance de leur iconographie, leur polychromie et la succession chronologique de différentes phases graphiques et la présence de matières colorantes géologiques à proximité.
La méthodologie utilisée pour mener à bien ce projet intégrera une approche à la fois non invasive (analyse sans contact, directement sur la paroi) et non destructive (un micro-prélèvement est effectué et préservé après analyse). Des mesures de diffraction et fluorescence des rayons X seront réalisées avec un instrument mobile développé dans le cadre d'un projet interdisciplinaire (CDP PATRIMALP, IDEX UGA) et d'autres techniques d'analyses non invasives (spectroscopie de réflectance diffuse et imagerie hyperspectrale) seront également mises en œuvre, notamment pour permettre une lecture globale des matières picturales à l'échelle de la paroi.
Les instruments mobiles aideront également au choix de microfragments représentatifs, quand le prélèvement de matière sera possible. Dans le cas des micro-prélèvements, une difficulté réside dans le fait que les analyses physico-chimiques mises en œuvre doivent être à la fois sensibles et spatialement sélectives.
Des expériences de tomographie en diffraction et fluorescence des rayons X seront donc réalisées sur synchrotron afin d'obtenir des images élémentaires et structurales reconstituant finement la stratigraphie des micro-prélèvements. Ces micro-prélèvements pourront être ensuite préparés en coupes transverses pour des observations sous microscope optique/électronique. Une comparaison avec des références géologiques sera également indispensable pour préciser les sources d'approvisionnement possibles.

À l'aide de ces outils analytiques, le/la doctorant/e pourra aboutir à l'identification/quantification/localisation des matériaux dans les mélanges et les stratigraphies et ainsi :
- caractériser la diversité des matières colorantes employées sur les sites d'Otello et les Eissartènes et leur évolution dans le temps ;
- référencer les sources potentielles d'approvisionnement et statuer sur la provenance des matières (approvisionnement local ou échanges/circulation des matières);
- appréhender la chaîne opératoire des matières picturales (processus de fabrication, ajout de charges éventuelles) et identifier une éventuelle diversité culturelle.
Ces résultats participeront ainsi à une meilleure compréhension des pratiques sociales affiliées à l'acte graphique et de l'inscription de ce dernier dans les territoires des sociétés préhistoriques.

Contexte de travail

Le.la doctorant.e sera co-encadré.e par deux chercheuses de disciplines différentes : C. Defrasne (archéologue, EDYTEM), spécialiste des productions graphiques rupestres des sociétés préhistoriques et P. Martinetto (physicienne, Institut Néel) qui développe des instruments et méthodes pour la caractérisation des matériaux anciens.

Il/elle dépendra de l'Ecole Doctorale de physique de l'UGA et sera accueilli.e à l'Institut Néel : cette Unité propre de recherche du CNRS (UPR2940), conventionnée avec l'Université Grenoble Alpes, est l'un des plus grands instituts de recherche français pour la recherche fondamentale en matière condensée, enrichi par des activités interdiscipinaires à l'interface de la chimie, ingénierie et biologie. Il emploie 450 personnes dont 175 chercheurs.
Nous sommes situés sur le Campus CNRS de Grenoble, au centre d'un environnement unique, scientifique, industriel et culturel, au cœur des Alpes françaises.
Au sein du département PLUM, dans l'équipe MRS (Matériaux, Rayonnements, Structure) le/la doctorant/e pourra donc bénéficier de l'environnement offert aux équipes de recherche de l'Institut.

Il/elle passera environ la moitié de son temps au laboratoire EDYTEM (CNRS, Bourget-du-Lac) où il.elle intégrera l'équipe « Sociétés ». D'autres structures viendront également en appui à l'encadrement de cette thèse : l'IPAG (B. Schmitt, spectroscopie de réflectance diffuse) et le LAPCOS (Ph. Hameau, expression schématique).

Contraintes et risques

Ce travail de thèse requiert la réalisation de plusieurs missions de terrain pour la mise en œuvre des techniques d'analyse physico-chimiques in situ sur chacun des sites étudiés.
L'accès à ces abris-sous-roche nécessite des marches d'approche sur sentiers parfois raides ainsi qu'un portage des instruments analytiques. Le doctorant devra donc être en mesure de réaliser de telles missions.

Informations complémentaires

Les candidat.e.s devront être titulaires d'un Master 2 de Recherche en physique, science des matériaux, chimie, géosciences ou équivalent (inscription à l'Ecole Doctorale de Physique de l'UGA).
Une expérience dans les techniques d'analyse physico-chimique est souhaitable.
Une motivation pour la préhistoire, l'archéologie ou plus généralement les sciences du patrimoine est évidemment attendue.

Date limite de candidature : le 18 mai 2022, 18 h 00

Les candidatures seront évaluées selon un processus en 3 étapes :
1. 1er tour de sélection : les candidatures seront évaluées par une commission d'examen en mai 2022. Les résultats seront communiqués au plus tard le 23 mai 2022.
2. 2ème tour de sélection : les candidats présélectionnés seront invités à un entretien le 9 juin 2022.
3. Les résultats définitifs seront donnés en juin 2022, après étude des dossiers sélectionnés par l'école doctorale.

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