Etude d’une voie innovante de co-conversion des actinides pour l’aval du cycle du combustible nucléaire (H/F)
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Unité de Catalyse et de Chimie du Solide
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
59652 VILLENEUVE D ASCQ
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
05/10/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : lundi 17 août 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Contexte technologique
En France, la principale source d’électricité est d’origine nucléaire avec près de 70 % de la production nationale. Le parc nucléaire français se compose actuellement de 56 Réacteurs à Eau Pressurisée (REP) permettant l’utilisation de l’énergie induite par la fission d’atomes lourds sous l’impact d’un flux de neutrons thermiques. Les réacteurs nucléaires utilisent de la matière fissile sous forme de pastilles d’oxydes UOx (Uranium Oxyde) ou MOx (Mélange d’Oxyde de plutonium et d’Oxyde d’uranium) empilées dans des gaines en alliage de zirconium. Depuis les années 1990, le France intègre dans la politique énergétique le traitement du combustible nucléaire usé. Le combustible MOx permet ainsi de valoriser le plutonium en limitant la consommation d’uranium naturel tout en réduisant les quantités de déchets à stocker. L’usine de traitement d’Orano La Hague réalise la première étape de recyclage des combustibles usés provenant des réacteurs nucléaires. L’usine de recyclage Orano Melox assure la fabrication des assemblages des combustibles MOx destinés à alimenter les REP. A ce jour les pastilles de MOx sont fabriquées par métallurgie des poudres i.e. par mélange de l’oxyde d’uranium et de l’oxyde de plutonium, pressage puis frittage. L’homogénéité des pastilles est un enjeu industriel majeur. En effet, un lien direct est établi entre l’homogénéité des pastilles et leur aptitude à la dissolution, lors du traitement du combustible usé. Dans l’optique d’accroitre la teneur en plutonium des combustibles des futurs réacteurs à neutrons rapides, la maitrise de l’homogénéité du mélange d’oxyde est un défi majeur.
Etat de l’art
Les procédés par voie humide sont d’intérêt pour obtenir une homogénéité accrue des combustibles MOx. Ces procédés reposent sur la mise en solution des précurseurs d’actinides, suivie d’étapes de précipitation, gélification ou dénitration, offrant un contrôle précis de la composition et de la morphologie des poudres. Parmi cet ensemble seules la précipitation et la dénitration ont fait l’objet de développements industriels (procédés AuPuC, ADUPu, Granat, dénitration µondes).
La coprécipitation en solution consiste à précipiter simultanément l’uranium et le plutonium sous forme d’oxalates, carbonates ou hydroxydes à partir de solutions de nitrates, suivies d’une calcination pour obtenir UO2-PuO2. Le contrôle strict du pH et de la température est crucial pour éviter la formation de phases indésirables.
La dénitration thermique (TDN) est un procédé continu où les nitrates d’uranium et de plutonium sont directement convertis en oxydes par traitement thermique. Ce procédé, utilisé au Japon, est au stade de la R&D en France. Il génère peu de déchets liquides mais produit des effluents gazeux (NOₓ) nécessitant un traitement spécifique. La TDN est adaptée à une production à grande échelle, mais elle nécessite un contrôle strict de l’atmosphère pour éviter la formation de phases non stœchiométriques, comme PuO₂-x. Les innovations récentes, comme l’utilisation de micro-ondes pour accélérer la calcination ou le recyclage des NOₓ, pourraient améliorer l’efficacité et la durabilité de ce procédé.
Description de l’étude
Cette thèse sera plus spécifiquement consacrée à la dénitration thermique. Les expériences seront réalisées sur composés modèles à base d’uranium et de lanthanides (Nd ou Ce), utilisés en substitut du plutonium dont la manipulation nécessite l’utilisation d’installations dédiées. On cherchera à caractériser l’homogénéité des mélanges d’oxydes formés et l’impact de l’homogénéïté sur les propriétés des pastilles.
Votre Environnement de Travail
Les travaux de recherche seront réalisés à l’Unité de Catalyse et de Chimie du Solide de Lille (UCCS UMR CNRS 8181) en partenariat avec Orano. Ils feront appel aux compétences de l’équipe CIMEND qui dispose d’une longue expérience des procédés de coconversion des actinides et lanthanides par voie humide, acquise au travers d’une dizaine de thèses réalisées en collaboration avec Orano et le CEA Marcoule.
Contraintes et risques
Travail expérimental impliquant la manipulation d'uranium.
Gestion de la matière uranifère et des déchets produits lors de la synthèse.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR8181-MURRIV-003 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Chimie des matériaux, nanomatériaux et procédés |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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