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Contrat doctoral international H/F "Violences entre guerre et paix en Europe médiane"

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : mercredi 6 juillet 2022

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Informations générales

Référence : UMR8138-STEGUI-001
Lieu de travail : AUBERVILLIERS
Date de publication : mercredi 15 juin 2022
Nom du responsable scientifique : Paul GRADVOHL (Professeur des Universités - Paris 1) et Fabrice VIRGILI (Directeur de recherche - CNRS)
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Titre : Violences entre guerre et paix : agentivité́ et genre des processus croisés entre registres intimes et collectifs en Europe médiane

La thèse portera sur l'entrecroisement des dimensions intimes et collectives des discours, pratiques et effets des vio­lences. Elle mobilisera l'étude des actrices et acteurs, et notamment dans une perspective de genre.

Le cadre retenu est l'Europe médiane aux XIXe-XXIe siècles. Elle s'entend ici comme la zone comprise entre Baltique, Adriatique et mer Noire. Cette région a été et est marquée par des violences récurrentes tant en tant de paix que de guerre, la différence étant parfois ténue. Or les paradigmes de « brutalisation » et de « terres de sang », qui tentaient de rendre compte des rapports des sociétés et des individus à la violence en soulignant la porosité́ entre temps de paix et temps de guerre, négligent la dimension forte du genre. Ces paradigmes réduisent la complexité́ des actions et acteurs. Or cette complexité et les rythmes, l'intensité et la nature des phases de violence impliquent de saisir les accumulations émotionnelles et intel­lec­tuelles qui apparaissent nettement en temps de retour aux violences, que ce soit répressions, violen­ces privées ou guerres. Il en va de même, à l'inverse, pour les mises à distance et le tra­vail de réparation ou compensation associés aux violences, tant privées que publiques. Ainsi les victi­mes de viols, de guerre notamment, sont souvent par la suite victimes dans leur propre société́ d'un ostracisme familial et social. Les liens entre sexuel et du politique sont ici dé­terminants pour envisager la porosité́ des temps de paix et de guerre. Aussi il est possible d'interroger la façon dont les procès pour crimes de guerre peuvent contribuer à réactiver et/ou à mettre à distance la violence comme horizon politique, et participent à la reconstruction genrée des sociétés au sortir de la guerre, voire des décennies plus tard.

Cette proposition de sujet de thèse est présentée par un spécialiste de l'histoire de la sécurité en Europe centrale et un spécialiste du genre et de la violence en lien avec les guerres. Elle est donc ouverte largement à toute approche à dimension historique (non exclusive d'autres).

Le sujet comprend une dimension transnationale et partiellement trans-aréale puisque cette problématique vaut pour de nombreux autres lieux et époques.

Parmi les enjeux à intégrer il y a :

- Une temporalité́ qui inclut paix et guerre
- Une pluralité́ des formes, intensité́ et expression de la violence.
- Une prise en compte des articulations entre acteurs et actions individuelles, domestiques et collectives.

Une perspective intégrant diverses formes d'évolution du rapport aux multiples types de violence (anticipation, reproduction, effacement, transformation, oubli, exaltation).

Toutes les dimensions de l'histoire et des approches anthropologique-sociales sont pertinen­tes. Les aspects et acteurs religieux peuvent être pris en compte.

La thèse relèvera donc aussi de l'histoire culturelle et sociale de la violence.

Contexte de travail

Le ou la candidat(e) retenu(e) s'inscrira en doctorat à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, École d'Histoire de la Sorbonne (UFR Histoire 09) et intégrera l'École doctorale d'histoire (ED 113). Il ou elle sera rattaché(e) à l'UMR SIRICE « Sorbonne, Identités, relations inter­na­tio­nales et civilisations de l'Europe » (CNRS, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sorbonne Univer­si­té, UMR 8138). Le projet s'inscrit dans les axes de recherche 4 « Temps, traces et territoires de guerre » et 5 « Genre et Europe ». L'UMR SIRICE regroupe des historiens contempora­néis­tes. La thèse sera encadrée par Paul Gradvohl (Professeur d'histoire, Paris 1) et Fabrice Virgili (Directeur de recherche, CNRS). Le ou la doctorant(e) participera à la vie scientifique de l'équipe.

Contraintes et risques

Le contrat doctoral est assorti d'une obligation de mobilité en Europe centrale. Le ou la doctorant(e) effectuera cette mobilité, de préférence 3 mois par an, pour la collecte des sources (archives) nécessaires à sa recherche. En fonction du terrain retenu par la thèse, cette affiliation supposera des déplacements dans au moins un pays dit de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie). Durant cette période de mobilité il/elle sera accueilli(e) par le Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES – USR 3038 CNRS-MEAE), basé à Prague, en République tchèque. Le CEFRES est une Unité mixte des instituts français de recherche à l'étranger (UMIFRE) sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du CNRS. Il fournira un soutien administratif et logistique et constituera un environnement scientifique stimulant grâce à sa plateforme collaborative en SHS avec l'Université Charles et l'Académie tchèque des sciences de même qu'à travers son réseau scientifique avec les pays de Visegrad.

Informations complémentaires

Audition des candidats par ZOOM le lundi 11 juillet 2022.

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