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Contrat doctoral H/F « Analyse typologique et fonctionnelle de la céramique rituelle et domestique chez les Mochicas (Pérou). »

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : jeudi 7 juillet 2022

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Informations générales

Référence : UMR8096-NICGOE-001
Lieu de travail : PARIS 04
Date de publication : jeudi 16 juin 2022
Nom du responsable scientifique : Nicolas Goepfert
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Le doctorat portera sur des analyse typologiques et fonctionnelles de la céramique de la culture Mochica qui se développe entre 100-800 apr. J.-C. sur la côte nord du Pérou. Connus pour ses imposantes pyramides, son artisanat céramique et son orfèvrerie, les Mochicas forment l'un des premiers proto-états andins. Parmi les productions potières, les vases prisonniers constituent des artefacts emblématiques de la culture Mochica. Ces vases-effigies en forme de prisonniers illustrent des personnages masculins figurés nus, les mains attachées dans le dos, les parties génitales visibles, souvent assis en tailleur. Ils ont été retrouvés dans des contextes funéraires et sacrificiels du site de Huacas de Moche et plusieurs dizaines d'autres sont connus actuellement et conservés au musée Larco Herrera à Lima. Malgré leur récurrence dans les contextes funéraires et sacrificiels, peu de données sont actuellement disponibles pour comprendre leur fonction symbolique, la raison de leur dépôt dans les sépultures et leur place dans l'idéologie cérémonielle Mochica.
Souvent considérés comme des offrandes et étudiés surtout pour leur iconographie, ces vases contenaient probablement des liquides ou des aliments. Néanmoins, aucune étude systématique n'est venue renseigner leur véritable fonction sociale et symbolique, ainsi que leur valeur performative. S'agissait-il de représentations du sacrifice humain, un rituel central dans la cosmogonie mochica (et des Andes préhispaniques en général), de vase substituant la victime sacrificielle ou le réceptacle d'un liquide destiné au défunt ? Avaient-ils d'autres fonctions ?

Une étude plus générale des récipients mochicas (vases-prisonniers, bouteilles, jarres…) permettra de mieux connaître l'utilisation de ces céramiques et donc de faire dialoguer aspects rituels et fonctionnels.
Celle-ci s'appuiera sur l'analyse minutieuse de plusieurs centaines de vases.
• Fonctions comme contenant : analyse typo-morphologique, étude tracéologique et enquête ethnoarchéologique.
• Fonction performative (contexte, associations etc.)
• Fonction symbolique (iconographie)
• Portée idéologique et culturelle de l'objet au sein et hors culture Mochica

Il s'agira d'analyser leurs usages dans les pratiques funéraires et leur fonction au sein de ces contextes, déterminer s'il existe des caractères récurrents à ces productions et réaliser une étude tracéologique qui permettra d'observer et d'identifier des traces d'utilisation, nous renseignant de fait sur la fonction de ces vases. Une des hypothèses proposées est que ces récipients servaient à contenir des liquides, peut-être de la chicha (alcool de maïs d'origine préhispanique. La chicha était, et est toujours, consommée lors des funérailles d'un ou d'une défunte. La production de chicha à proximité du site de Huaca de la Luna, plus de 2000 ans après sa fondation, est-elle documentée dès la période mochica ?
Dans quel type de récipient est-elle produite ? Les savoir-faire se sont-ils maintenus sur une période aussi longue et ce malgré la colonisation espagnole ? Cette proximité entre site archéologique et production de chicha constitue-t-elle une exception ? La chicha était-elle contenue dans ces vases ? Une étude ethno-archéologique sur la production de chicha menée dans les alentours des sites archéologiques permettra d'obtenir des récipients afin d'observer les traces laissées par ce liquide. Ces vases actuels seront alors comparés aux récipients archéologiques. Des entretiens seront effectués avec les producteurs pour mieux connaître leurs techniques et le choix des récipients utilisés lors des différentes étapes de préparation du breuvage.

Contexte de travail

Le ou la doctorant(e) s'inscrira à l'Université paris 1 Panthéon-Sorbonne dans l'ED 112 (école doctorale d'archéologie). Il/elle sera rattaché(e) à l'UMR 8096 Archéologie des Amériques (ArchAm). Le projet s'inscrit dans le cadre de l'appel Contrats doctoraux avec mobilité internationale- 2022 et a comme partenaire l'Institut Français d'études Andines (IFEA-UMIFRE 17 MEAE-CNRS) à Lima, cadre dans lequel s'effectueront les missions de terrain.
La thèse sera encadrée par Nicolas Goepfert (Chargé de recherches, CNRS), Julien Vieugué (Chargé de recherches, CNRS) et Juliette Testard (IR, CNRS). Le/la doctorant(e) participera à la vie scientifique de l'unité.

Contraintes et risques

Le contrat doctoral est assorti d'une obligation de mobilité au Pérou. Le/la doctorant(e) effectuera cette mobilité, de préférence 6 mois par an, pour la collecte des données archéologiques et ethnoarchéologiques nécessaires à sa recherche. Le terrain d'étude se trouve sur la côte nord du Pérou, autour de la ville de Trujillo et à Lima. Durant cette période, il/elle sera accueilli(e) par l'Institut Français d'Études Andines qui est une UMIFRE (Unité mixte des instituts français de recherche à l'étranger sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du CNRS). Il fournira un soutien administratif et logistique et constituera un environnement scientifique stimulant grâce à ses collaborations avec les acteurs locaux.

Informations complémentaires

• Le candidat (H/F) devra être titulaire d'un diplôme de Master en archéologie, de préférence en archéologie précolombienne sur un thème lié à l'analyse d'un corpus céramique
• Connaissance des analyses fonctionnelles en archéologie
• Aptitude à travailler en équipe et indépendamment
• Une expérience de terrain au Pérou est appréciable
• Maîtrise du français et de l'espagnol

La sélection est divisée en deux étapes : une première sélection sera effectuée sur dossier puis un entretien sera organisé au mois de juillet pour les candidats (H/F) retenus.

Les dossiers de candidature devront inclure les pièces suivantes :
- CV en français, anglais ou espagnol.
- une lettre de motivation de 1 ou 2 pages dans laquelle vous expliquez pourquoi le thème proposé vous intéresse.

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