H/F thèse en Procédé hybride Plasma/carbone activé pour l’élimination des PFAS dans l’eau : remédiation et toxicité

Nouveau

Groupe de recherches sur l'énergétique des milieux ionisés

ORLEANS • Loiret

  • CDD Doctorant
  • 36 mois
  • Doctorat

This offer is available in English version

Cette offre est ouverte aux personnes disposant d’un titre leur reconnaissant la qualité de travailleur handicapé ou travailleuse handicapée.

L'offre en un coup d'oeil

L'unité

Groupe de recherches sur l'énergétique des milieux ionisés

Type de Contrat

CDD Doctorant

Temps de Travail

Complet

Lieu de Travail

45067 ORLEANS

Durée du contrat

36 mois

Date d'Embauche

01/10/2026

Rémuneration

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Postuler Date limite de candidature : lundi 11 mai 2026 23:59

Description du Poste

Sujet De Thèse

Les substances per- et poly-fluoroalkylées (PFAS) détectées dans les eaux de surface, souterraines et potables sont devenues un enjeu majeur de santé publique. En raison de la stabilité chimique des liaisons C-F, les PFAS sont extrêmement réfractaires à la dégradation et s’accumulent ainsi dans l’environnement avec localement de très fortes concentrations. Il est donc impératif de développer de nouveaux procédés d’élimination de ces molécules plus efficaces que les procédés conventionnels (adsorption, osmose…).
Le plasma non thermique (PNT) à pression atmosphérique pour l’élimination des PFAS a été étudié par plusieurs groupes de recherche [1-4]. Il est utilisé comme Procédé d’Oxydation Avancée (POA) permettant de générer O3 mais aussi des espèces à faible durée de vie et à potentiel d’oxydation élevé (HO•, 1O2, O2−) et également des espèces azotées (NO2-, NO3-…) sans ajout chimiques externes. Ces procédés plasmas s’avèrent toutefois insuffisants en termes de taux d’élimination et de minéralisation des PFAS. Ils conduisent à la formation d’espèces fluorées avec des chaînes carbonées raccourcies parfois plus toxiques que la molécule initiale.
Une approche innovante consiste à coupler le plasma non thermique à des catalyseurs ou des matériaux carbonés poreux, des carbones activés (CA). Ces procédés hybrides se sont montrés efficaces en termes de taux d’élimination et de minéralisation pour le traitement de molécules pharmaceutiques ou d’herbicides [5,6].
Le GREMI (expert en procédé plasma) en collaboration avec l’ICMN (expert dans les matériaux carbonés) étudie le couplage des carbones activés greffés avec du Fe (CA-Fe) avec les plasmas non thermiques depuis 2020 [6]. Lors de précédents travaux sur le traitement d’herbicides, il a été montré que ce couplage permet d’améliorer la dégradation des herbicides, de diminuer les produits générés et de minéraliser fortement le carbone organique sans phénomène d’adsorption dans les CA greffés de fer., le CA-Fe jouant alors le rôle de pseudo-catalyseur d’espèces réactives. Ces résultats innovants ont conduit a étudié les couplages PNT/CA appliqués au traitement des PFAS et d’une molécule cible en particulier, le PFOA (C7F15COOH). Les résultats ont montré que le procédé hybride PNT/CA greffés avec du fer peut conduire à une augmentation de l’élimination du PFOA et à une diminution du Carbone Organique Total (COT) en solution. Généralement, même dans le cas de fortes minéralisations (dégradation complète ou presque des molécules organiques) lors des traitements, il peut subsister des composés organiques toxiques qui limitent le développement du procédé de traitement. Peu d’études dans la littérature prennent en compte les effets toxicologiques des molécules produites lors des traitements des polluants dans les eaux de façon générale et encore moins sur les PFAS [7,8]. Aussi, des premières études de toxicité des solutions avant/après traitement ont également été réalisées par le CBM (expert en biologie) en collaboration avec le GREMI et l’ICMN sur les solutions contenant initialement du PFOA. Après la mise au point des tests biologiques, des résultats préliminaires sur la toxicité des solutions traitées par PNT seul, PNT/CA et PNT/CA-Fe ont été obtenus. Les résultats ont montré une augmentation de la prolifération des cellules traitées au PFOA avec dans le même temps une augmentation de la mort cellulaire. Des études complémentaires doivent être réalisées pour mieux comprendre ces résultats et disséquer les mécanismes moléculaires et les voies de signalisation cellulaire impliqués dans ces phénomènes. Selon les conditions de couplage et de durées de traitement, des pics de toxicité sont observés ce qui correspond probablement à la production de composés toxiques.
Cette première étude préliminaire sur le PFOA a permis d’identifier différents verrous que la thèse se propose de lever. Ainsi, l’approche proposée dans ce projet de thèse permettra de guider la mise en œuvre du procédé plasma couplé à différents carbones activés fonctionnalisés et du choix des conditions opératoires en lien avec les résultats de toxicité obtenus.

Votre Environnement de Travail

Le(la) doctorant(e) travaillera au sein des trois laboratoires impliqués dans le projet, le GREMI, l’ICMN et le CBM. Les laboratoires partenaires sont proches géographiquement, moins de 2 km, il est facile de s’y déplacer de l’un à l’autre au cours d’une même journée.

Le(la) doctorant(e) fonctionnalisera et caractérisera les matériaux carbonés au sein de la plateforme de caractérisation de l’ICMN et les mettra en œuvre dans les réacteurs plasmas pour le traitement des PFAS, au GREMI. L’effet du traitement sur les caractéristiques (poreuses, chimiques et morphologiques) et la durée de vie des matériaux carbonés sera également étudié à l’ICMN (Dr Benoît Cagnon).
Au GREMI, il(elle) devra effectuer les caractérisations électriques et optiques des décharges et les diagnostics chimiques des solutions traitées en fonction des principaux paramètres opératoires (nature du PFAS ou du mélange de PFAS, caractéristiques du CA en termes de propriétés texturales et de chimie de surface, débits et nature des gaz injectés…).

Il(elle) réalisera les études de toxicité au CBM (Dr Béatrice Vallée) sur différentes lignées cellulaires avant et après traitement dans différentes conditions de traitement. Les études biologiques pourront être réalisées en parallèle du travail réalisé au GREMI et à l’ICMN. En fonction des résultats biologiques obtenus, des expériences complémentaires seront réalisées pour comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires associés aux réponses observées.

Le/la doctorante(e) devra donc travailler en étroite collaboration avec les personnels des laboratoires associés aux projets. Il/elle devra donc savoir communiquer, être à l’écoute des besoins et savoir partager ses résultats.

Les personnels impliqués dans le projet au GREMI, à l’ICMN et au CBM ont les compétences et expertises nécessaires pour accompagner le(la) doctorant(e) pour atteindre les objectifs de la thèse.
Les partenaires du projet ont déjà des collaborations fortes sur des thématiques proches de celles de ce projet et ont l’habitude d’interagir ensemble ce qui garantit des conditions de travail sereines et une efficacité optimale pour mener à bien ce projet.
• Le GREMI possède une expertise reconnue dans le design et la mise en œuvre des plasmas froids en interaction avec les liquides, les diagnostics des décharges (spectroscopie d’émission, imagerie rapide), les mesures électriques (tension, courant, puissance électrique) et les diagnostics chimiques des solutions (COT-mètre, uHPLC, uHPLC-MS,…).
• L’ICMN a une forte expertise dans les matériaux adsorbants à base de carbone et dans la caractérisation de la porosité (isothermes à l’azote à 77 K, analyses thermogravimétriques couplées à la spectrométrie de masse), de la chimie de surface (IRTF, XPS) et de la morphologie (RAMAN, MET) des CA avant et après le procédé. Ces caractérisations complètes permettent d’étudier la durée de vie des CA mais également de déterminer le rôle du CA au sein du procédé couplé PNT/CA (adsorbant ou pseudo-catalyseur de radicaux), après utilisation par ATG/SM pour étudier l’éventuelle régénération du matériau adsorbant.
• Le CBM possède une forte expertise sur le décryptage des mécanismes moléculaires impliqués dans des processus physiologiques et pathologiques. En particulier, un grand nombre de lignées cellulaires sont disponibles et de nombreux outils pour caractériser leur état sont développés (viabilité, mort cellulaire, activation de différentes voies de signalisation cellulaire, morphologie, dynamique du cytosquelette, migration et invasion cellulaires).

Rémunération et avantages

Rémunération

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Congés et RTT annuels

44 jours

Pratique et Indemnisation du TT

Pratique et indemnisation du TT

Transport

Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€

À propos de l’offre

Référence de l’offre UMR7344-CORDEL-012
Section(s) CN / Domaine de recherche Milieux fluides et réactifs : transports, transferts, procédés de transformation

À propos du CNRS

Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.

Le CNRS

Les métiers de la recherche

Créer une alerte

Ne manquez aucune opportunité de trouver le poste qui vous correspond. Inscrivez-vous gratuitement et recevez les nouvelles offres directement dans votre boite mail.

Créer une alerte

H/F thèse en Procédé hybride Plasma/carbone activé pour l’élimination des PFAS dans l’eau : remédiation et toxicité

CDD Doctorant • 36 mois • Doctorat • ORLEANS

Ces offres pourraient aussi vous intéresser !

    Toutes les offres