En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)

Doctorant-e en biologie/ecologie (h/f)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Faites connaître cette offre !

Informations générales

Référence : UMR7263-MARCOC-002
Lieu de travail : MARSEILLE 07
Date de publication : lundi 2 septembre 2019
Nom du responsable scientifique : André Le Bivic, Carole Borchiellini, Emmanuelle Renard
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2019
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Les épithéliums, sont des couches de cellules jointives qui assurent le contrôle de bon nombre de fonctions physiologiques vitales en régulant les échanges entre milieu externe et milieu interne d'une part et entre différents compartiments du milieu interne d'autre part. Par conséquent une perte d'intégrité de ces structures clés peut se traduire par différentes pathologies voire une létalité. Certaines cellules épithéliales, notamment externes (épiderme) ou internes impliquées dans des échanges avec le milieu externe (lors de la nutrition ou la respiration) sont particulièrement exposées aux polluants.
Les pollutions métalliques sont issues de multiples activités humaines et touchent tous les écosystèmes. Les effets toxiques sur les vertébrés sont souvent relativement bien documentés, mais l'impact sur l'ensemble de la faune et les écosystèmes marins est moins bien évalué. Les études éco-toxicologiques menées sur des organismes marins disponibles actuellement sont le plus souvent focalisées sur des espèces à intérêt commercial consommées par l'homme et visent à évaluer les concentrations de polluants dans les organismes consommés ou leurs effets délétères susceptibles de limiter la productivité des élevages ou les stocks naturels. Si le déclenchement d'un stress oxydatif provoquant l'apoptose (mort cellulaire) semble être l'effet commun des principaux métaux lourds, les mécanismes cellulaires et moléculaires précis affectés par ces différents métaux sont encore incomplètement décrits et compris.
Ce projet de thèse vise à décrire les modes d'action de polluants et s'inscrit dans les recherches visant à comprendre l'impact des activités anthropiques sur l'érosion de la biodiversité. Ce projet se focalisera sur l'évaluation de l'effet de polluants métalliques:
1) Sur l'intégrité épithéliale (transition épithélio-mésenchymateuse, capacité de cicatrisation et régénération), car l'épithélium représente chez tous les animaux la première barrière garante de l'intégrité morphologique et physiologique du corps. Le maintien de son intégrité est un élément clé de la résilience des animaux dans leur environnement.
2) Sur une éponge de la classe des homoscléromorphes, Oscarella lobularis, dont le choix se justifie à la fois d'un point de vue écologique, évolutif et expérimental : Ecologique car ces animaux filtreurs, ont déjà été montré comme bioaccumulant différentiellement différents polluants. De plus, il a été montré récemment que les éponges jouent un rôle essentiel dans la transformation de la matière organique dissoute en matière organique particulaire, rendant donc celle-ci absorbable par l'ensemble de la chaîne trophique: elles sont donc susceptibles de favoriser le passage de polluants de la colonne d'eau à la chaîne trophique. L'espèce choisie est présente sur les tombants ombragés du coralligène, biocénose clé des écosystèmes marins méditerranéen. Evolutif car les Porifères représentent l'une des lignées les plus anciennes d'animaux encore présente actuellement. La comparaison des éponges et des vertébrés (dont l'homme fait partie) nous informe donc sur la conservation des mécanismes génétiques à l'échelle de la faune. Expérimental car depuis plusieurs années l'IMBE a acquis une bonne connaissance biologique (génome, écologie, taxonomie, développement, morphologie) et la maîtrise de techniques variées sur cette espèce qui restent encore rares chez la plupart de porifères (régénération et bourgeonnement in vitro, marquages cellulaires, immunofluorescence, hybridation in situ…).
3) Sur le mercure, le lithium (pour l'aspect expérimental) dans un premier temps car ces métaux ont déjà été suggérés comme pouvant perturber des mécanismes génétiques clés (voies de signalisation Wnt, TGF beta et Notch) de la morphogenèse épithéliale chez certains organismes modèles et très conservés chez tous les animaux.

Nous recherchons un-e étudiant-e enthousiaste et motivé-e, intéressé-e à la fois par des questions environnementales et la compréhension et l'analyse de processus cellulaires et moléculaires. Le/la candidat-e doit être titulaire d'un master en biologie ou écologie, avec un bagage solide dans différentes disciplines (chimie, écologie, biologie cellulaire et moléculaire) et un goût prononcé pour la transdiciplinarité.

Contexte de travail

La transdisciplinarité du projet nécessitera non seulement la maîtrise et la mise en œuvre de concepts et outils variés (chimie, biologie cellulaire, écologie, évolution) mais aussi de travailler dans des instituts aux compétences complémentaires (IMBE et IBDM principalement, MIO et CEREGE également pour certaines analyses chimiques). Le - La doctorant-e sera dirigé par Carole Borchiellini, Emmanuelle Renard et André le Bivic et sera épaulé par un comité de thèse constitué de collaborateurs aux compétences complémentaires en écotoxicologie et chimie.
L'IBDM (http://www.ibdm.univ-mrs.fr/fr/) est situé sur le Campus de Luminy. L'IMBE (https://www.imbe.fr/) est localisé sur 6 sites, le/la doctorante travaillera principalement sur le site de la station marine d'endoume (7e) mais des déplacements sur les autres sites pour des conférences ou réunions sont à prévoir.
L'IBDM et l'IMBE sont des unités mixtes de recherche sous tutelle du CNRS et de l'AMU.

Contraintes et risques

-Manipulation de produits chimiques toxiques
-Déplacements sur différents sites de l'agglomération marseillaise
-Certains suivis d'expérience peuvent nécessiter (ponctuellement) de passer au laboratoire le week end.

On en parle sur Twitter !