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Contrat doctoral (H/F). Flexibilité des stratégies alimentaires chez les primates

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : lundi 17 mai 2021

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Informations générales

Référence : UMR7194-SANPRA-003
Lieu de travail : PARIS 13
Date de publication : lundi 26 avril 2021
Nom du responsable scientifique : Sandrine Prat, Cécile Garcia, Sébastien Bouret
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2021
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

De nombreuses études montrent un élargissement du spectre alimentaire et d'importantes capacités d'adaptation des hominines aux variations de disponibilité des ressources au cours de l'évolution de la lignée humaine, nécessitant une planification de la recherche de nourriture et un équilibre des apports et des coûts énergétiques (i.e. maximisation des bénéfices et minimisation des coûts (temps et/ou énergie pour accéder à la nourriture ou la manipuler)). Pour optimiser ce bilan énergétique tout en faisant face à l'influence des facteurs sociaux inhérents à la vie en groupe, les primates actuels et les hominines fossiles doivent (ou ont dû) adapter de façon flexible leurs stratégies de recherche de nourriture en utilisant des capacités cognitives spécifiques telles que des représentations mentales de la nourriture (disponibilité, risques et coûts liés à son obtention [Garcia et al., 2021]), et de sa position spécifique dans l'espace et le temps. Ce projet holistique et interdisciplinaire, combinant des approches d'écologie comportementale, de neurosciences cognitives, et de paléoanthropologie, a pour objectif d'identifier les mécanismes cognitifs sous-jacents à la flexibilité des stratégies de recherche de nourriture chez les primates. Il fournira un cadre théorique pour identifier les rôles de l'optimisation énergétique et des contraintes sociales dans l'ajustement des stratégies de fourragement et des processus cognitifs associés. Il permettra de tester l'hypothèse selon laquelle, chez les primates actuels et les hominines fossiles, l'optimisation des coûts et des bénéfices associés à l'acquisition de nourriture hautement énergétique mais difficile à obtenir (par exemple les ressources aquatiques), implique le développement d'opérations cognitives spécifiques (e.g. planification, métacognition) et de régions cérébrales dédiées.
L'exploitation de ces ressources alimentaires « high-risk, high-yield » témoignant de contraintes écologiques et d'opérations cognitives analogues au sein des primates, l'étude des adaptations cognitives et comportementales des primates non-humains aux contraintes environnementales permettra de mieux appréhender les contextes possibles d'utilisation de ces ressources par les hominines ainsi que l'impact sur leur bilan énergétique.
Ce projet a pour objectifs : 1) de déterminer l'influence des facteurs sociaux et du rapport coûts/bénéfices sur les stratégies alimentaires d'une des rares espèces de primates non-humains consommant in natura des ressources aquatiques marines associées à des coûts et des bénéfices élevés, le macaque Japonais (missions sur le terrain au Japon); 2) d'identifier les opérations cognitives impliquées dans l'exploitation de ressources alimentaires « high-risk, high-yield », chez des primates captifs qui utilisent in natura ou non des ressources aquatiques et des outils, à l'aide de tests comportementaux non invasifs impliquant des opérations cognitives spécifiques (i.e. planification, métacognition); 3) d'identifier les processus neurobiologiques liés à ces fonctions cognitives en évaluant la relation entre la taille des régions cérébrales sollicitées dans la planification et la métacognition et les variables socio-écologiques [Louail et al., 2019], aussi bien chez les primates actuels que les hominines fossiles.

Garcia C., Bouret S., Druelle F., Prat S. 2021. Balancing cost and benefits in primates: ecological and paleoanthropological views. Phil Trans R Soc Lon B 376: 20190667
Louail M., Gilissen E., Prat S., Garcia C., Bouret S. 2019. Refining the Ecological brain: strong relation between the ventromedial prefrontal cortex and feeding ecology in five primate species. Cortex, 118: 262-274.

Contexte de travail

Le projet doctoral, financé par l'initiative CNRS 80|PRIME, sera développé dans le cadre d'une collaboration inter-institut (INEE, INSB) entre l'UMR 7194 (HNHP_Histoire naturelle de l'Homme préhistorique), l'UMR 7206 (EA_Eco-Anthropologie) et l'UMR 7225 (ICM_Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière).
Le/La doctorant.e. sera localisé.e au Musée de l'Homme (UMR 7194).
L'encadrement sera assuré par deux chercheuses CNRS (S. Prat et C. Garcia) du département H&E du MNHN et un chercheur CNRS (S. Bouret) de l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM). Sandrine Prat (UMR 7194) est paléoanthropologue travaillant sur l'évolution, les comportements alimentaires et l'utilisation d'outils chez les hominines. Cécile Garcia (UMR 7206) est une spécialiste en écologie comportementale travaillant sur l'énergétique, les stratégies alimentaires et reproductives dans une perspective évolutive. Sébastien Bouret (UMR 7225) est un neuroscientifique, expert de la motivation chez les primates.

Contraintes et risques

Le/la candidat.e recherché.e pourra correspondre à plusieurs profils, du fait de la pluridisciplinarité du projet. Le/la candidat.e sera titulaire d'un Master 2 en écologie (type EBE) ou en anthropologie biologique/paléoanthropologie ou en sciences cognitives. Il/elle doit avoir une grande capacité d'analyse de jeux de données complexes (maîtrise importance du logiciel R).
Il/elle devra faire preuve d'une motivation certaine pour le travail de terrain, les observations comportementales et de capacités de travail en équipe, d'organisation du travail et de rédaction, et d'intégration rapide dans des cultures différentes.
Une expérience de terrain et/ou avec des primates est recommandée.

Informations complémentaires

Les candidatures doivent être déposées sur le portail du CNRS. Les dossiers de candidature devront comporter un CV, une lettre de motivation, une lettre de recommandation et les coordonnées de deux référents, ainsi que le relevé de notes et le rang obtenus en master.
Pour toute information ou demande informelle, contacter Sandrine Prat, Cécile Garcia et Sébastien Bouret (sandrine.prat@mnhn.fr, cecile.garcia@mnhn.fr, sebastien.bouret@icm-institute.org).

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