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Doctorant en chimie (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
- Français-- Anglais

Date Limite Candidature : dimanche 30 juin 2024 00:00:00 heure de Paris

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Informations générales

Intitulé de l'offre : Doctorant en chimie (H/F)
Référence : UMR7178-REGSOM-192
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : STRASBOURG
Date de publication : lundi 20 mai 2024
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2024
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : La rémunération est d'un minimum de 2135,00 € mensuel
Section(s) CN : Interactions, particules, noyaux du laboratoire au cosmos

Description du sujet de thèse

Titre : Développement d’une base de données structurales et thermodynamiques pour modéliser les interactions U(VI) / Ra – matières organiques – bactéries dans un continuum sol – eau.
Les principales sources de radioactivité dans l’environnement sont les radionucléides naturels (RN), incluant les RN telluriques présents depuis la formation de la Terre, e.g., l’Uranium-238, et leur descendants radioactifs, e.g., le Radium-226 (Ra). Au cours des dernières décennies, de nombreuses activités anthropiques, par exemple, l’exploitation passée de mines d’uranium, ont mené à la production de sites dits à radioactivité naturelle renforcée ou sites dits « TENORM » (Technologically - Enhanced Naturally Occuring Radioactive Material), c’est-à-dire des biotopes terrestres et aquatiques perturbés par les activités humaines et où les cycles biogéochimiques des RN ont été modifiés. Dans ce cadre, du fait de l’écotoxicité des RN, il est essentiel de prévoir et modéliser leurs transferts sol-eau-biosphère et leurs impacts potentiels. C’est un défi sociétal majeur dont l’enjeu est la préservation de la santé des écosystèmes et de nos ressources en eau et sols. Modéliser ces transferts est aussi un défi scientifique du fait de la complexité des mécanismes biochimiques qui contrôlent les formes chimiques (la spéciation chimique) des RN dans l’environnement. En particulier, il est admis que les interactions entre l’uranium(VI), les matières organiques naturelles (MO), et les bactéries, -et la formation d’espèces (colloïdales) métallo-organiques qui en résulte-, régulent le comportement, la mobilité et la biodisponiblité de ce RN dans les continuum eau-sol-plantes.
La thèse se positionne sur la recherche amont autour de grands objectifs et questions liés au contexte « TENORM », par ex., développer et compléter les bases de données existantes pour in fine modéliser le comportement de l’U et du Ra dans un système eau-sol. Le / la doctorant.e rejoindra les expériences menées par l’équipe de Radiochimie de l’IPHC dans l’objectif d’acquérir des données structurales et quantitatives sur la spéciation chimique de l’U et du Ra, en présence de ligands organiques modèles de la MO et de bactéries d’intérêt.
Les axes envisagés sont : 1) la caractérisation moléculaire de la MO extraite d’un sol prélevé sur un TENORM et la sélection de ligands modèles pertinents; 2) l’identification des structures et la détermination des constantes de formation / dissociation des espèces formées dans des systèmes étudiés en laboratoire incluant : U / Ra, un ligand modèle de la MO, et un bioligand représentatif du compartiment bactérien (protéine ou métallophore, e.g., sidérophore); 3) la validation de ces données structurelles et thermodynamiques, via des tests de modélisation de résultats d’expériences menées au préalable sur des systèmes U/Ra – MO – bactéries.
Le doctorant ou la doctorante s’impliquera dans un travail de recherche pluridisciplinaire et multi-échelle incluant le prélèvement d’échantillons environnementaux, le montage d’expériences en laboratoire (cultures bactériennes, complexation métallo-organique, etc) et l’interprétation de résultats d’analyses multivariées, e.g., analyses chimiques de différentes matrices et analyses moléculaires par des techniques spectroscopiques / spectrométriques avancées. Il / elle s’intègrera dans un consortium d’équipes et de chercheurs à même de su-perviser les aspects pluridisciplinaires (spéciation chimique / microbiologie / expériences utilisant U ou Ra) de la thèse, et réalisera ses expériences sur différents sites / Instituts de recherche français.

Contexte de travail

L’Institut Pluridisciplinaire Hubert CURIEN (IPHC, UMR 7178), unité mixte de recherche sous cotutelle du CNRS et de l’Université de Strasbourg (UMR7178), est un laboratoire pluridisciplinaire où des équipes de recherche de cultures scientifiques différentes (écologie, physiologie et éthologie, chimie et physique subatomique) développent des programmes de très haut niveau avec pour socle l’instrumentation scientifique. L'IPHC est structuré en 3 départements et comptabilise un effectif total de 393 agents (H/F) dont 257 agents permanents (soit 119 chercheurs et enseignants-chercheurs et 138 ingénieurs et techniciens H/F), 46 agents en CDD et 102 doctorants H/F.
Le travail du doctorant ou de la doctorante se déroulera principalement au sein du groupe radiochimie de l’IPHC sur le campus du CNRS de Cronenbourg. Le candidat ou la candidate sera encadré(e) par Dr. Mirella Del Nero (mireille.delnero@iphc.cnrs.fr) et Dr. Lu Liu (lu.liu@iphc.cnrs.fr). Des missions expériences et séjours dans les laboratoires partenaires sont prévus (co-directions : Gilles Montavon, SUBATECH UMR 6457 Nantes ; Virginie Chapon, BIAM UMR 7265 Cadarache).

Informations complémentaires

Le candidat ou la candidate doit être diplômé(e) d’un mastère 2 ou d’un diplôme équivalent en chimie, géochimie ou chimie-physique comprenant une formation initiale solide en chimie des solutions. Une expérience sur la chimie en environnement sera un plus. Les candidatures doivent inclure un CV, une lettre de motivation ainsi que le relevé des notes obtenues en Master 1 et 2.