(H/F) Impact des changements climatiques et environnementaux reconstruits en zone Pacifique tropicale, grâce aux signatures géochimiques d’archives marines carbonatées (coraux et foraminifères), sur les communautés microbiennes associées
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire d'océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
98800 NOUMEA
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/11/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : mercredi 29 juillet 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Les récifs coralliens et lagons du Pacifique Sud, hauts lieux de biodiversité, sont fortement menacés par le réchauffement climatique, les évènements extrêmes, les pollutions et l’urbanisation. Leur résilience dépend en partie de leurs microbiomes, essentiels à leur santé. Ainsi, ce projet de recherche vise à comprendre comment les changements globaux et locaux, actuels et passés, influencent l’évolution de ces communautés microbiennes. En étudiant les liens entre les variations environnementales et climatiques passées reconstruites à haute résolution sur le dernier siècle, à partir de la signature géochimique de carbonates biogéniques marins (foraminifères et coraux), et l’évolution parallèle de la biodiversité microbienne, déterminée à partir des mêmes échantillons, l’objectif est de mieux évaluer la résilience de ces écosystèmes fragiles et anticiper leur évolution future.
Le doctorant (F/M) procèdera à la fois à la détermination des espèces de foraminifères benthiques provenant de carottes sédimentaires prélevées sur des sites sélectionnés de Nouvelle Calédonie (anthropisés, versant mines, pristine…) et d’au moins une autre île du Pacifique (Palaos, Nauru, PNG ou Fidji), qu’à la préparation et analyses géochimiques des coquilles. En parallèle des carottes de coraux seront prélevées à proximité des carottes sédimentaires, et leurs signatures géochimiques au cours du temps à haute résolution seront déterminées. Les signatures élémentaires et isotopiques Mg/Ca, B/Ca, Sr Ca/Ca, Ni/Ca, Cr/Ca, δ11B, δ18O, δ34S etc seront calibrées à l’aide de données environnementales mesurées (T°C, pH, salinité, concentrations en métaux etc), avant d’être appliquées pour reconstruire les perturbations, climatiques et environnementales, globales et locales, enregistrées au cours du temps au sein de ces environnements et leurs corrélations aux variations de biodiversité microbienne reconstruites à partir des mêmes échantillons.
Nous anticipons des liens étroits entre l’évolution des communautés microbiennes et les changements environnementaux qu’ils soient progressifs (réchauffement climatique) ou soudains, comme les effets ENSO, les cyclones, l'intensification des activités humaines et les perturbations associées (ex. minière). Sur cette base, des modèles prédictifs utilisant des outils d’intelligence artificielle seront développés pour anticiper les évolutions futures de la biodiversité microbienne à partir des données environnementales passées et actuelles.
Cette thèse propose une formation interdisciplinaire, fondée sur un encadrement et des collaborations mobilisant géochimistes, microbiologistes, spécialistes des sciences des données, communautés locales et décideurs pour comprendre le passé, suivre le présent et anticiper l’avenir des récifs des environnements insulaires du Pacifique. La compréhension de cette problématique constitue un enjeu scientifique majeur : elle permettra d’évaluer de manière plus robuste la résilience des écosystèmes coralliens insulaires face aux pressions globales, et de concevoir des stratégies de conservation et de gestion durable fondées sur des bases quantitatives et prédictives. Ce projet a vocation à être déployé ensuite sur d’autres territoires insulaires du Pacifique (Palaos, Nauru, Fidji, PNG...)
Le doctorant (M/F) aura pour missions :
1. L’échantillonnage de carottes sédimentaires, de carottes de corail et d’eau de mer sur des sites contrastés en Nouvelle-Calédonie et iles du Pacifique Sud.
2. Le lavage, piquage et détermination des coquilles de foraminifères prélevées le long des carottes sédimentaires prélevées.
3. La préparation et analyse géochimiques des coquilles de foraminifères et carottes de corail prélevées à proximité
4. Traitement des données issues des analyses géochimiques et productions des reconstructions paléo-environnementales à haute résolution sur le dernier siècle.
5. Aide à l’intégration des données microbiennes acquises par un autre doctorant sur les même échantillons avec les données géochimiques pour identifier des biomarqueurs de résilience et modéliser les trajectoires futures des microbiomes récifaux
Votre Environnement de Travail
L’UMR LOCEAN 7159 (Laboratoire d’Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques), conduit des études sur les processus physiques et biogéochimiques de l’océan et leur rôle dans le climat en interaction avec les écosystèmes marins. Ses équipes, largement reconnues au niveau international, abordent une large gamme d’échelles de temps et d’espace pour une meilleure compréhension de la dynamique et des variations de l’océan au sein du système climatique ainsi que son évolution présente, passée et future. Dépendant de quatre tutelles – SU, CNRS, IRD et MNHN, le laboratoire est une composante majeure de la Fédération de Recherche en sciences de l’environnement (IPSL).
Depuis 2014, la recherche en Nouvelle-Calédonie est structurée autour du CRESICA (Consortium pour la Recherche, l’Enseignement Supérieur et l’Innovation en Nouvelle-Calédonie). Ce consortium rassemble neuf institutions (BRGM, CHT, Cirad, CNRS, IAC, Ifremer, IPNC, IRD, UNC) et a pour mission de : favoriser la recherche interdisciplinaire, coordonner les acteurs autour de projets stratégiques pour la région, former les jeunes chercheurs en lien avec l’École Doctorale du Pacifique, diffuser les résultats vers la société, optimiser les ressources en mutualisant les équipements et les moyens. Ainsi, le doctorant disposera d’un accès privilégié à des infrastructures locales essentielles notamment : (LA) ICPMS, ICP-OES, sur le site de l’IRD (UAR IMAGO) LAMA (Laboratoire d’Analyses Minérales et Environnementales), Plateforme du vivant (microbiologie et génomique)
Le doctorant (F/M) bénéficiera ainsi d’un encadrement pluridisciplinaire et d’un environnement scientifique riche, avec des infrastructures de pointe et un réseau local, régional et international, permettant de développer des compétences variées dans un contexte tropical et insulaire, avec des enjeux scientifiques et sociétaux majeurs.
Contraintes et risques
Travail en laboratoire, clean lab (chimie/ géochimie)
Déplacements sur sites/terrains
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR7159-DELDIS-002 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Mathématiques et interactions des mathématiques |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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