Thèse de doctorat (H/F) : Photoprotection chez les arbres indigènes et invasifs
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- BAC+5
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
80037 AMIENS
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/09/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : mercredi 29 avril 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Les arbres invasifs constituent une menace pour la durabilité des forêts dans les Hauts-de-France. Plusieurs espèces ont déjà démontré leur capacité à transformer les écosystèmes (par exemple le merisier tardif, le robinier faux-acacia ou l’érable negundo), tandis que d’autres se propagent rapidement depuis d’autres régions d’Europe occidentale (par exemple le chêne rouge d’Amérique).
Avec l’augmentation des événements climatiques extrêmes, entraînant des conditions de stress telles que la sécheresse et les fortes chaleurs, une question majeure pour les gestionnaires forestiers est de comprendre comment ces nouveaux stress modifieront les interactions entre arbres indigènes et invasifs.
Des travaux récents montrant que les plantes forestières invasives de l’hémisphère Nord présentent une efficacité d’utilisation de la lumière plus élevée ont ouvert de nouvelles questions de recherche concernant la fonction photosynthétique des espèces invasives et leur phénologie de croissance.
Lorsque les feuilles absorbent plus de lumière qu’elles ne peuvent en utiliser pour la photosynthèse, notamment en conditions de stress, les processus de dissipation non photochimique (NPQ) dans les chloroplastes permettent d’évacuer l’excès d’énergie lumineuse sous forme de chaleur. Ce mécanisme réduit l’efficacité photosynthétique d’utilisation de la lumière.
Une hypothèse encore peu explorée pour expliquer l’efficacité accrue d’utilisation de la lumière chez les arbres invasifs est que, dans des conditions environnementales identiques, ces espèces seraient capables de continuer à photosynthétiser à des moments où les espèces natives ne le peuvent plus. Elles auraient ainsi moins besoin de pigments photoprotecteurs, tels que les anthocyanes, les caroténoïdes et d’autres pigments.
Bien que la quantification du NPQ et l’étude de la composition pigmentaire aient fait l’objet d’importantes recherches en agriculture dans une perspective d’optimisation de la production, la dynamique du NPQ n’a quasiment pas été étudiée chez les espèces invasives, et le cycle des xanthophylles reste peu exploré dans une perspective globale de tolérance à l’ombre.
Il est important de noter que certains aspects de la NPQ peuvent être suivis en temps réel à partir de données de réflectance spectrale. Cela ouvre la possibilité d’un suivi continu de la dynamique croissance–stress des plantes chez les arbres indigènes et invasifs en conditions réalistes de terrain, grâce à de petits capteurs de réflectance ou à la télédétection par drone.
Les objectifs spécifiques de ce projet de thèse sont doubles :
1. Comparer expérimentalement les dynamiques photoprotectrices et photoproductives des espèces natives et invasives en lien avec le cycle des xanthophylles.
2. Identifier les meilleures pratiques de télédétection de l’efficacité d’utilisation de la lumière photosynthétique en laboratoire, dans l’objectif de suivre en temps réel la réponse des espèces natives et invasives aux stress en conditions de terrain.
Votre Environnement de Travail
Le projet sera mené au laboratoire EDYSAN (Écologie et Dynamique des Systèmes Anthropisés, UMR 7058 CNRS–UPJV), à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens.
Les expérimentations auront lieu sur la plateforme de phénotypage végétal de l’UPJV, notamment sur la plateforme Plantscreen®, équipée de systèmes automatisés d’imagerie fluorimétrique et hyperspectrale.
Le projet combinera :
• des expérimentations en serre
• des traitements de stress contrôlés
• des mesures de fluorimétrie
• des analyses pigmentaires par HPLC
• l’analyse de données hyperspectrales.
Le ou la doctorant(e) travaillera dans un environnement de recherche international et interdisciplinaire, à l’interface entre écophysiologie, écologie des invasions et télédétection.
Approche méthodologique
L’étude impliquera la propagation en serre de 30 espèces (15 natives et 15 invasives) de plantes forestières écologiquement comparables, afin de mesurer leurs fonctions foliaires sur la plateforme de phénotypage.
Les expériences prévues incluent :
• l’établissement de courbes d’induction et de relaxation de la photosynthèse et du photoprotection (NPQ) en réponse à des conditions de lumière fluctuantes
• des analyses de la fonction foliaire et de la chimie photoprotectrice (caroténoïdes analysés par HPLC) en réponse à des traitements de stress factoriels
Les mesures exploiteront notamment les mesures hyperspectrales automatisées des canopées entières dans le système Plantscreen, en complément d’analyses classiques de croissance.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR7058-THOKIC-001 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Surface continentale et interfaces |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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