Offre de Thèse en Chimie Moléculaire (H/F) : Systèmes Pi-Conjugués pour l’Electronique Organique : Synthèse, propriétés et incorporation dans des OLEDs simplifiées
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- BAC+5
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Institut des sciences chimiques de Rennes
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
35042 RENNES
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
05/10/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : vendredi 8 mai 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
L’électronique organique (EO) commence à jouer un rôle majeur dans l’électronique et sera sans conteste une partie de l’électronique de demain. Cette nouvelle électronique est basée sur l’utilisation de semi-conducteurs organiques et la diode organique électrophosphorescente (PhOLED) est aujourd’hui le composant majeur de cette technologie. Une PhOLED est un dispositif dans lequel une couche émissive de lumière est déposée entre différentes autres couches de matériaux organiques, le tout déposé entre deux électrodes. Par application d’un champ électrique, la PhOLED émet de la lumière par électroluminescence. Dans une PhOLED, la couche émissive de lumière est composée d’un couple matrice hôte organique-émetteur phosphorescent (complexe organométallique). Le principe de fonctionnement est basé sur la génération et combinaison de paires électron-trou (excitons) dans la matrice organique puis le transfert des excitons formés vers l’émetteur phosphorescent. Une grande partie des recherches menées ces 10 dernières années a concerné l’amélioration des propriétés des matrices hôtes pour les rendre de plus en plus adaptées à celles des émetteurs phosphorescents. Ainsi, grâce à des travaux d’ingénierie moléculaire de ces matrices, les performances des PhOLEDs ont pu être augmentées au fil des années, dépassant aujourd’hui des rendements quantiques externes de 35 %. Notre équipe, basée à l’Institut des Sciences chimiques de Rennes (ISCR), est aujourd’hui un acteur internationalement reconnu dans le domaine des matrices hôtes et a publié ces dernières années plusieurs records mondiaux de performances de PhOLEDs.
Cependant, la technologie OLED se heurte toujours à plusieurs problèmes majeurs. Un des plus important est lié à la complexité de l’empilement d’une OLED appelé ‘Multi-couche’. En effet, les OLEDs très efficaces nécessitent l’empilement de nombreuses couches de matériaux organiques qui permettent de maximiser la recombinaison des charges. Ainsi, la simplification des dispositifs électroniques est une direction centrale pour atteindre une nouvelle électronique plus conforme aux préoccupations écologiques. Les diodes organiques électrophosphorescentes monocouches (SL-PhOLED pour Single-Layer PhOLED), constituées uniquement des électrodes et de la couche émissive (contenant une matrice hôte et un émetteur phosphorescent), appartiennent à cette nouvelle génération de dispositifs simplifiés.
Le projet de thèse vise à franchir une étape importante dans le domaine en synthétisant de nouvelles générations de matrices organiques Pi-conjuguées pour des applications dans le domaine des SL-PhOLEDs émettrices de lumière blanche qui sont à l’heure actuelle absente de la littérature. Ce projet visera à développer, à travers de nouveaux concepts de design moléculaire, des matrices bipolaires à haut niveau d’état triplet (2.8 eV). Différentes structures de semi-conducteurs seront développées, notamment à base de matériaux biosourcés. Le projet repose sur des bases solides puisque l’équipe d’accueil détient le record de performance de cette technologie avec une SL-PhOLED verte affichant l'efficacité la plus élevée rapportée dans la littérature (22%).
Ce projet se situe au premier plan international et sera effectué en collaboration avec l’Université de Soochow (Prof Z. Jiang, Chine) et l'Institut d'Electronique et des Technologies du numéRique (IETR, Dr E. Jacques, Dr F. Lucas, Rennes) pour la préparation et la caractérisation des dispositifs électroniques. L’équipe du Professeur Jérôme Cornil, Université de Mons (Belgique), sera également impliquée dans ces travaux. Ce projet s’adresse à un(e) étudiant(e) très dynamique possédant un solide bagage en chimie organique de synthèse et très motivé(e) par la recherche. Des connaissances et/ou une première expérience (i) en analyse par électrochimie et/ou photophysique ou (ii) en modélisation moléculaire sera un atout mais n’est pas indispensable. Le doctorant intégrera l’équipe Matière Condensée et Systèmes Electroactifs et plus particulièrement le groupe animé par Cyril Poriel. La thèse sera dirigée par Cyril Poriel, Directeur de Recherche CNRS, et Cassandre Quinton, Chargée de Recherche CNRS. Les candidats sont invités à contacter C. Poriel ou C. Quinton pour de plus amples renseignements sur ce projet.
Votre Environnement de Travail
Le projet sera mené à l'ISCR dans l'équipe Matière Condensée et Systèmes électroactifs (RENNES). La direction de thèse sera assurée par Cyril Poriel, DR CNRS et Cassandre Quinton, CR CNRS.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR6226-CYRPOR-005 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Architectures moléculaires : synthèses, mécanismes et propriétés |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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