Doctorant (H/F) en Ecologie historique ; Prospective ; Living Lab ; Transformation; Innovation ; Socio-écosystèmes forestiers ; Futurs
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- BAC+5
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Travaux et Recherches archéologiques sur les cultures, les espaces et les sociétés
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
80000 AMIENS
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
05/10/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : vendredi 24 juillet 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Les peuplements forestiers connaissent aujourd'hui de nombreuses perturbations (dépérissements, p.e. stress hydriques, pathogènes, insectes ravageurs, dégâts de gibier, surfréquentation), conséquences directes des changements globaux, elles affectent leur fonctionnement et leur résilience. Ces évolutions rapides peuvent affecter la multifonctionnalité des forêts dans leurs fonctions de protection (stockage de carbone, protection des sols par exemple), de production (filière bois, économie locale) et d'accueil des publics. Dans ce contexte a été lancé un programme de recherche interdisciplinaire sur la transition socio-écologique des systèmes forestiers, en zones tempérées et tropicales : Programme et Équipement Prioritaire de Recherche « Forêts et changements globaux : systèmes socio-écologiques en transition » (PEPR FORESTT) (https://www.pepr-forestt.org/). Ce programme, financé par l'Agence Nationale de Recherche (ANR) et piloté par l'INRAE, s'inscrit dans le plan d'investissement France 2030. Le projet FORESTT HUB, « Think and do tank » vise à articuler et à faire dialoguer les connaissances provenant de différentes disciplines pour fournir une analyse scientifique aux débats et politiques liés aux forêts. Il s'appuie à cet effet, sur un réseau national de Living Lab forestier (dispositif d'innovation ouverte), qui a pour ambition de co-construire avec les parties prenantes, des connaissances permettant d'accompagner la transition écologique, économique et sociale des territoires forestiers.
Dans ce cadre est proposée une thèse portant sur l'apport des connaissances historiques dans les démarches de prospective forestière. Les recherches en écologie historique démontrent que les peuplement forestiers actuels résultent de milliers d'années de coévolution entre dynamiques des écosystèmes et activités humaines. La diversité des trajectoires historiques restituées et ce même à l'échelle locale, reflète la complexité des interactions à l'œuvre au sein de ces socioécosystèmes forestiers. De même, ces études éclairent tout autant des changements de long terme (centaines, milliers d'années) que des transformations, parfois profondes, sur des temps courts (dizaines d'années) qui ont fortement fait évoluer les paysages. Pour autant la temporalité lente des forêts et les représentations qui y sont associées leur valent souvent d'être considérées comme un écosystème caractérisé par sa stabilité. Cette perception fixiste est renforcée par un processus de patrimonialisation des paysages engagé depuis le XIXe siècle et qui se poursuit aujourd'hui. Dans le contexte de crise environnementale actuelle, la conflictualité et les controverses sont accentuées, les effets des travaux forestiers sur les paysages sont de moins en moins acceptés par une partie des usagers des forêts. Ce décalage entre perception et trajectoire forestière interroge les choix de planification et de gestion actuels. Par ailleurs, les exercices de prospective sur la forêt, encore peu inclusifs pour la société civile, sont marqués par leur conservatisme et leur vision réductrice du passé. Dans ce contexte, l'hypothèse qui sous-tend ce travail est que la compréhension de la complexité du passé permettrait d'enrichir les visions des futurs et d'imaginer des solutions innovantes et durables. La thèse consistera donc à mobiliser les connaissances historiques existantes, à travers des exercices prospectifs participatifs au sein de Living labs. Elle aura une dimension comparatiste entre deux massifs forestiers : d'un côté les forêts publiques de Belledonne (Isère) et de l'autre la forêt domaniale de Retz (Aisne). Le travail s'appuiera sur le concept de paysage afin de mobiliser l'ensemble des parties prenantes et faciliter les représentations des dynamiques passées et futures.
Objectifs
L'objectif de ce travail est d'utiliser une approche prospective pour comprendre et faire évoluer les représentations sur les dynamiques paysagères forestières passées et futures. Il pourra déboucher sur une réflexion sur les jeux d'acteurs et sur la gouvernance territoriale forestière. Cette thèse permettra de nourrir les débats portés au sein des living labs forestiers mis en œuvre à l'échelle de ces deux territoires.
Méthode et résultats attendus
On attend du travail de thèse de mettre en place des traductions paysagères des connaissances historiques et des récits sur le futur. Le ou la doctorant.e. devra concevoir une méthode originale qui permettra de recueillir les imaginaires, par exemple au travers d'entretiens semi-directifs, de parcours commentés in situ. Elle élaborera une méthode d'enquête pour mesurer l'évolution des visions chez les participants avant et après l'exercice. Elle participera à la conception et l'animation des dispositifs de prospective participative. Une approche innovante sera attendue sur le volet “étude du passé” intégrant les connaissances de l'écologie historique. Ces connaissances devront être confrontées aux perceptions paysagères actuelles dans la construction de la base prospective. La ou le doctorant.e réalisera une observation des dispositifs de prospective participative, notamment des arguments échangés lors des discussions, et analysera en quoi l'hybridation entre écologie historique et prospective apporte un regard nouveau sur les paysages et sur la gestion des forêts. Une innovation sera là aussi attendue pour dévoiler et matérialiser les perceptions paysagères du futur des forêts et les mettre en récit afin de les mettre en discussion auprès des parties prenantes.
Références bibliographiques indicatives
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Votre Environnement de Travail
Cette thèse sera co-encadrée par Sylvain Burri (UMR Traces, Toulouse), Jérôme Buridant (UMR EDYSAN, Amiens) et Raphaël Lachello (LARHRA UMR5190/GRESEC, Grenoble). Elle fera l’objet d’un groupe de suivi et d’accompagnement élargi à plusieurs participants du FORESTT-HUB et d’un comité de suivi individuel ad hoc.
Ce travail s'inscrit dans le PEPR FORESTT, qui porte sur la résilience et l'adaptation des socio-écosystèmes forestiers.
Contraintes et risques
Le ou la doctorant.e sera rattaché-e au laboratoire TRACES, mais sera accueilli-e au sein de l'UMR 7058 EDYSAN à Amiens, avec des déplacements réguliers dans la région de Grenoble et plus occasionnellement à Toulouse.
De même, le ou la doctorant.e sera amené.e à faire des sessions de travail en milieu forestier.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR5608-JOSRAT-012 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Mondes anciens et médiévaux |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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