En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)

Doctorant en modélisation de la dynamique des calottes polaires H/F

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Faites connaître cette offre !

Informations générales

Référence : UMR5001-BERBOE-007
Lieu de travail : ST MARTIN D HERES
Date de publication : lundi 18 mai 2020
Nom du responsable scientifique : Fabien GILLET-CHAULET
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

La montée du niveau des mers observée au cours des dernières décennies est provoquée par le réchauffement climatique actuel. Les contributions principales sont l'expansion thermique des océans, la fonte des glaciers du globe et des calottes du Groenland et de l'Antarctique. Plus spécifiquement, les calottes polaires, globalement à l'équilibre depuis plusieurs millénaires, contribuent plus rapidement et plus fortement à l'élévation du niveau des mers qu'anticipée il n'y a encore que 20 ans. Ce changement majeur de la dynamique des calottes reste la principale source d'incertitude sur l'évolution future du niveau des mers, en particulier car les processus contrôlant l'écoulement des glaciers émissaires restent mal compris et peu contraints dans les modèles numériques.
Au cours des dernières années, une nouvelle ère de l'observation spatiale des calottes a démarrée permettant aujourd'hui de dépasser les limitations existantes et, en particulier, d'examiner plus en détails les changements dynamiques saisonniers particulièrement marqués pour les glaciers groenlandais. Les projections de modèles sont sensibles à l'état initial utilisé. Pour réduire les incertitudes des projections, de nombreux modèles, dont Elmer/Ice, incluent des méthodes d'assimilation de données variationnelles et déduisent ainsi des paramètres mal contraints (en général la friction basale) à partir des observations de la vitesse de surface. La capture des changements réels (c'est-à-dire le fait de ne pas initialiser le modèle sur un temps/état initial unique) nécessite de développer des méthodes d'assimilation transitoire où les observations sont assimilées au moment approprié. Ainsi un filtre de Kalman a été récemment couplé à Elmer/Ice et les premières applications sur des cas synthétiques montrent des résultats encourageants (Gillet-Chaulet 2020).
Profitant de l'opportunité offerte par ces nouveaux satellites et ces nouveaux développements numériques , cette thèse aurait pour but de mettre en place et d'évaluer des méthodes de simulations d'ensemble réalistes et d'assimilation de données dans le but de reproduire l'évolution observée de certains glaciers groenlandais au cours des dernières décennies.

Plus spécifiquement, cette thèse aura donc pour premier objectif :

- Mettre en place des configurations opérationnelles pour certains glaciers groenlandais, définir la grille de maillage et l'état thermodynamique initial. Les résultats seront comparés aux configurations de référence développées pour Elmer/Ice-sheet, et nous évaluerons l'incertitude due à la physique sous-résolue dans les simulations à grande échelle.

- Développer les méthodes d'assimilation de données d'ensemble pour assimiler les observations de la vitesse de surface et des changements géométriques. Le développement de stratégies d'initialisation de modèles qui reproduisent correctement les pertes de masse dynamiques des calottes glaciaires observées au cours des dernières décennies, nécessite de développer des cadres d'assimilation transitoire capables de prendre en compte la disponibilité croissante de séries chronologiques denses, en particulier à partir d'observations spatiales.

- Développer des outils de post-traitement automatique pour mesurer et visualiser les performances de l'ensemble du modèle Ces outils calculerons différentes mesures pour évaluer la précision du modèle et la fiabilité de l'ensemble. Cette étape est nécessaire pour mieux intégrer les observations au modèle, préparer et évaluer les avantages de l'assimilation.

L'évaluation rigoureuse des résultats du modèle permettra de mieux évaluer les performances des paramétrages actuels du modèle et la principale source d'incertitudes dans les estimations du bilan de masse.

L'étudiant(e) sélectionné(e)devra avoir un diplôme de master avec une formation initiale en lien avec la modélisation numérique et/ou l'assimilation de données, avec de préférence des applications en lien avec la géophysique.

Au cours de sa thèse, il/elle devra appliquer ses connaissances en méthodes numériques pour l'utilisation poussée et le développement d'un modèle numérique de l'écoulement glaciaire.

Il/elle aura un niveau suffisant en Anglais pour suivre la littérature et présenter son travail dans des conférences internationales et au travers de publications scientifiques.

Contexte de travail

L'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE) est un laboratoire public de recherche sous les tutelles du CNRS/INSU, l'IRD, l'Université Grenoble Alpes (UGA) et Grenoble-INP.
Il rassemble environ 250 personnes dont 150 membres permanents (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs) et une centaine d'agents contractuels (doctorants, post-doctorants, ingénieurs et techniciens). Le laboratoire accueille aussi chaque année plusieurs dizaines de stagiaires et visiteurs scientifiques. Le laboratoire est installé sur trois sites du Campus universitaire de Grenoble (sites GLACIOLOGIE, OSUG-B et Bergès).
L'IGE constitue l'un des principaux laboratoires de l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble (OSUG) qui est une structure fédérative de l'INSU.

L'étudiant en thèse effectuera sa mission au sein de l'équipe Cryodyn de l'IGE et sera placé.e sous la responsabilité de Fabien GILLET-CHAULET et Jérémie MOUGINOT.
Le contrat proposé se place dans le cadre de l'ANR jeune chercheur SOSIce porté par Jérémie MOUGINOT, mais sera aussi supporté par plusieurs autres projets portés dans l'équipe (ANRs MAGIC, EIS, Projet UE PROTECT)
L'encadrement technique sera assuré au quotidien par F. Gillet-Chaulet pour la modélisation glaciaire et l'assimilation des données et par J. Mouginot pour le traitement et l'analyse des données de télédétection.

On en parle sur Twitter !