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Contrat doctoral (H/F) : Organisation du temps pour la décongestion des mobilités urbaines : une approche systémique et interdisciplinaire des bureaux des temps

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Informations générales

Référence : FR2002-CARBOU-002
Lieu de travail : GUYANCOURT
Date de publication : mardi 26 novembre 2019
Nom du responsable scientifique : Leïla Kloul (laboratoire DAVID/Fédération de recherche SIHS) et Yoann Demoli (laboratoire PRINTEMPS/Fédération de recherche SIHS)
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 février 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Contexte
En matière de mobilité urbaine, et ainsi de qualité de vie et d'impact environnemental, l'enjeu majeur des villes de demain est de permettre une décongestion des moyens et infrastructures de mobilité, donc une diminution de la mobilité contrainte. Au delà de la multiplication des
possibilités de mobilité interactive, cette décongestion nécessite de repenser la question du temps et de l'espace des territoires concernés. En effet, la congestion est une conséquence du fait que des populations en croissance doivent se déplacer sur des trajets de plus en plus longs
au même moment et pour se rendre au même endroit (notamment la mobilité par ou pour le travail ou les études, pour les accès aux commerces, aux services publics).
Repenser l'espace est un enjeu complexe de politique publique auquel on ne peut répondre à court terme. La question du temps elle, peut être abordée dès aujourd'hui. Répondre à cette question devient en particulier la mission principale confiée actuellement aux bureaux des temps qui existent sur plusieurs territoires urbains européens et qui gèrent de façon empirique des cas très particuliers. Cette mission consiste à agir sur les causes de la congestion de mobilités à certaines heures en repensant les horaires d'activités (travail, étude, commerce,etc.). Mais cela ne peut pas se faire sans une prise en compte de toutes les contraintes d'activité et de ressources, pas seulement celles liées à la mobilité, et des caractéristiques et spécificités des populations impactées. Par exemple, coordonner les horaires de début et de fin de cours dans une université avec ceux des transports en commun la desservant nécessite la prise en compte non seulement de la disponibilité des ces moyens de transport mais aussi de celle des ressources pédagogiques (salles d'enseignement, présence de personnel de services et de sécurité, etc.) et surtout la sociologie des étudiants et des enseignants (âge, adresse, situation de famille, perception des enjeux liés à la mobilité, etc.). De même, réfléchir sur des horaires de travail diversifiés et sur le développement du télétravail dans un objectif de décongestion nécessite de revenir sur les rapports au travail des individus, sur la manière dont ils articulent activité professionnelle et vie domestique, etc.

Objectif
L'objectif à termes de ce projet est donc de pouvoir proposer une plateforme d'analyse de données hétérogènes, intégrant des concepts de traitement de données en SHS. Cette plateforme sera le support de décision des bureaux des temps. Les données en question concerneront en particulier les valeurs temporelles de flux de mobilité et des congestions qu'ils entrainent, la description de l'organisation des activités d'un territoire, des autres types de ressources ou de contraintes associées aux activités qui s'y déroulent et surtout, des acteurs et populations impactées qui devront s'approprier et répondre aux modifications d'organisation du temps des territoires.
En premier lieu, à partir des différents types de données disponibles ou à obtenir, qui devront être qualifiées quantitativement et qualitativement, un observatoire des mobilités permettra une compréhension de la mobilité dans sa complexité au delà de la simple mesure de flux, de son impact en termes d'activités et de qualité de vie. Cet observatoire permettra aussi de diagnostiquer les situations en tension et les possibilités de modification acceptables. En particulier, l'observatoire devra rendre possible l'analyse qualitative de l'impact du télétravail et de l'aménagement des lieux et horaires de travail proposés aux salariés. Un tel observatoire nécessitera le développement de nouvelles métriques et outils d'analyse, notamment qualitatives, ce qui est aussi un des objectifs du présent projet. Les résultats et analyses ainsi fournies par l'observatoire permettront ensuite l'établissement de diagnostics, de scénarios d'optimisation et la possibilité de simuler l'impact de changement dans l'organisation des activités du territoire.
Un grand nombre de données potentiellement déjà disponibles sont requises pour un tel bureau des temps, des données de flux bien sûr, mais aussi des données d'enquêtes réalisées dans le cadre des plans mobilités des entreprises, d'enquêtes menées par les municipalités, les organismes d'enseignement, etc. Le projet sera initié sur la base de ces données, sachant qu'ensuite les données générées en continue par les usagers seront essentielles. La mobilité sur un territoire concerne non seulement les citoyens y résidant, mais aussi les populations venant régulièrement y mener des activités (travail, étude, commerce, loisirs,..) sans y résider.
Un bureau des temps ne peut ainsi être effectif que si les uns et les autres acceptent de l'alimenter en données, quantitatives (par exemple à partir de leurs Smartphones ou à partir de capteurs mobiles qu'ils accepteraient de porter), soit qualitatives à partir de leurs réactions ou de leurs réponses à des enquêtes ponctuelles ou en continue. L'exploitation de toutes ces données hétérogènes devra se faire par une approche systémique et interdisciplinaire(principalement SHS et numérique) pour un support à la concertation au sein d'un bureau des temps.

Projet doctoral
Le but est de ce projet doctoral est donc de définir et d'utiliser sur des cas réels une approche systémique et interdisciplinaire (STIC, SHS) pour une compréhension de la mobilité dans sa complexité et ses conséquences sur la qualité de vie des usagers face à la mobilité contrainte et la congestion des infrastructures de transport. Ces éléments aboutiront ensuite à l'établissement de diagnostics et de solution de décongestion pour les futurs bureaux des temps.
Le projet vise la conception et l'utilisation sur des cas concrets d'une chaîne complète de traitement de données hétérogènes, avec une approche interdisciplinaire qu'il faudra intégrer.
Ce projet se décline en trois phases. Tout d'abord, la collecte, la qualification quantitative et qualitative de données ; sur cette phase, le doctorant bénéficiera d'une première action interdisciplinaire qui sera menée sur les territoires associés dès le premier semestre 2019. La seconde phase concerne le développement d'approches interdisciplinaires pour l'analyse et le traitement de ces données, et enfin la troisième phase aura pour objectif la proposition de modèles permettant de mesurer l'impact social et en termes de décongestion de modifications d'organisation temporelle des activités de ces territoires.

Contexte de travail

Le présent projet doctoral s'inscrit ainsi comme une activité de recherche en lien avec la participation des deux laboratoires DAVID et PRINTEMPS au projet TIGA (Territoires d'Innovation de Grande Ambition) d'Ile de France qui débute en 2020, en particulier pour la création de bureaux des temps de plusieurs territoires pilotes. Ce programme a été en particulier initié par un groupe de travail « Bureau des Temps » animé par VGP au sein du programme de recherche et d'innovation MoveInSaclay (http://www.moveinsaclay.fr), qui soutient et participera au projet doctoral, autour de trois cas d'usage identifiés, concernant une zone d'activité à Vélizy, le lien entre gares SNCF et l'UFR des Sciences de Versailles, et la connexion entre le Hub de mobilité de Massy et le plateau de Saclay. Les données quantitatives et qualitatives déjà disponibles, et celles qu'il est prévu de collecter, permettront de développer une approche méthodologique transposable à d'autres territoires.

L'étudiant sera inscrit au sein de l'école doctorale STIC (Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication) de l'université Paris-Saclay. Le doctorant sera membre du laboratoire DAVID et du laboratoire PRINTEMPS, et partagera donc son temps de recherche entre ces deux lieux.

Contraintes et risques

Nécessité de se déplacer régulièrement chez les différents acteurs du projet.

Informations complémentaires

Sociologie quantitative, initiation à la manipulation et analyse de données.

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