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Portail > Offres > Offre CPJ-2022-011 - Microbiote et Physiopathologie H/F

Chaire de professeur Junior : Micro-Phy

Microbiote et Physiopathologie H/F

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
FrenchEnglish

Date limite de dépôt des candidatures : 31/08/2022

Informations générales

Date de publication : 20/05/2022
Type de contrat : Chaire de professeur Junior
Section du CoNRS : 27 - Relation hôte-pathogène, immunologie, inflammation
L’IR/TGIR/SNO impliqué : Phénomin (IR Cellphedia)
Durée du contrat : 5 ans. A son terme, le titulaire du contrat a vocation à être titularisé dans le corps des directeurs de recherche.
Date d'embauche prévue : 01/12/2022
Rémunération : Rémunération brute annuelle de 54 600 Euros à 57 800 Euros selon l’expérience professionnelle
Environnement Financier : 575 000 € pour la durée du projet

Thématique scientifique

Immunologie, Neurobiologie

Stratégie d’établissement

Pour améliorer sa visibilité internationale dans le champ thématique extrêmement stratégique et en plein essor du microbiote et physiopathologie/santé, l’INSB doit accroitre le nombre des équipes de recherche travaillant dans ce domaine. Cette stratégie est en adéquation avec les priorités nationales du PEPR « Systèmes alimentaires, microbiomes et santé » et les objectifs du COP21 du CNRS. Pour accompagner cette stratégie, l’INSB développe un service de zootechnie dédié aux souris axéniques et gnotobiotiques au sein de la plateforme nationale « Typage et Archivage animaux Modèles » (TAAM), plateforme de l’infrastructure paneuropéenne INFRAFRONTIER, unique en Europe. Dans ce contexte, la chaire de professeur junior sera ciblée sur l’UMR7355 (Immunologie et Neurogénétique Expérimentales et Moléculaires, INEM) qui est adossée au TAAM afin de bénéficier directement de cette infrastructure dans laquelle le CNRS vient d’investir 1,2 M€ dans le cadre du CPER 2021-27 pour développer les modèles murins axéniques et gnotobiotiques.

Stratégie du/des laboratoires d’accueil

L’INEM est une unité de recherche axée sur l’immunologie et la neurogénétique et qui fait face à un besoin de renouvellement de ses thématiques par rajeunissement de ses scientifiques. Le développement d’un thème sur l’étude du rôle du microbiote intestinal dans le développement et l’homéostasie du système immunitaire ou du système nerveux permettra ce renouvellement. Il permettra aussi de tirer parti de la proximité géographique (même campus CNRS) de l’infrastructure nationale Phenomin dans laquelle le CNRS investit fortement pour produire des modèles de souris au microbiote contrôlé. L’ensemble en fera une force nationale et internationale d’une forte attractivité sur un thème scientifique essentiel actuellement.

Résumé du projet scientifique

Le microbiote intestinal, par la production de différents métabolites (acides gras, amino-acides et vitamines) a des effets systémiques sur le développement du système immunitaire et, de manière plus inattendue sur le développement du système nerveux périphérique et central. Ainsi Parkinson, Alzheimer et troubles autistiques sont associés à des dysbioses bien que le lien causal reste encore très tenu. Par son action à distance sur le système immunitaire, le microbiote pourrait aussi contribuer à l’efficacité de certaines chimiothérapies et immunothérapies anticancéreuses.
Le microbiote intestinal a un rôle métabolique et à ce titre participerait à la régulation endocrine de la croissance et serait impliqué dans la genèse de maladies cardio- et cérébro-vasculaires.
Ce rôle déterminant du microbiote intestinal dans la physiologie des organismes et dans de nombreuses pathologies doit être clarifié. Ceci passe par le renforcement de l’étude des mécanismes impliqués dont le but est de mieux comprendre cette relation symbiotique au niveau fondamental et de développer des approches thérapeutiques pertinentes. Il en est de même, pour la flore commensale des autres muqueuses et de la peau qui reste à ce jour peu explorée.

Résumé du projet d’enseignement/d’observation

Le projet d’enseignement sera établi en lien avec l’équipe pédagogique de l’Université d’Orléans en charge des enseignements de biologie cellulaire (CNU 65).

Diffusion scientifique

La diffusion des résultats passera par des productions scientifiques (publications, logiciels, patents…) de niveau mondial. Par ailleurs, le projet mettra en œuvre une communication vers des cibles diverses telles que communautés scientifiques, médias, décideurs, grand public, scolaires, etc., avec un calendrier adapté. Des outils spécifiques pourront être développés comme des sites web, des newsletters ou encore des rencontres, colloques internationaux, écoles d’été et conférences.

Science ouverte

Le CNRS développe une politique forte en faveur de la science ouverte. La science ouverte consiste à rendre « accessible autant que possible et fermé autant que nécessaire » les résultats de la recherche. À ce titre, le CNRS vise à ce que 100 % des textes des publications issues des travaux de ses unités soient rendues accessibles, notamment grâce au dépôt dans HAL. Les données produites doivent aussi être rendues disponibles et réutilisables, sauf restriction particulière. Par ailleurs, les principes directeurs de l’évaluation individuelle sont revus en conformité avec la déclaration DORA, plus qualitatifs et tenant compte de toutes les facettes du métier de chercheur.

Science et société

La relation science-société est désormais reconnue comme une dimension à part entière de l'activité scientifique.
Le projet développera cette dimension en synergie avec tous les partenaires. Les travaux de recherche qui en seront issus contribueront à éclairer la décision publique.  Des initiatives de sciences participatives pourront être initiée avec des acteurs de l’eco-système socio-économique et culturel du projet.

Indicateurs

L’activité sera évaluée notamment sur la base de la production scientifique (publications, logiciels, patent, etc.), sur les partenariats institutionnels et privés formalisés par des contrats, sur le rayonnement international, sur la valorisation des travaux vers des communautés scientifiques pluridisciplinaires, sur l’innovation et son transfert vers la société et sur la diffusion scientifique à destination de publics non spécialistes.

Mots clés

microbiote, homéostasie de l’épithélium intestinal, dysbioses