En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)
Portail > Offres > Offre UMR8520-SEBPEC0-001 - H/F Contrat d'ingénieur d'étude pour la fabrication de capteurs organiques pour la détection multi-variée de polluants organiques persistants.

H/F Contrat d'ingénieur d'étude pour la fabrication de capteurs organiques pour la détection multi-variée de polluants organiques persistants.

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : lundi 10 mai 2021

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Faites connaître cette offre !

Informations générales

Référence : UMR8520-SEBPEC0-001
Lieu de travail : VILLENEUVE D ASCQ
Date de publication : lundi 29 mars 2021
Type de contrat : CDD Technique/Administratif
Durée du contrat : 36 mois
Date d'embauche prévue : 1 juin 2021
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : A partir de 2109 euros bruts mensuels selon expérience.
Niveau d'études souhaité : Bac+5
Expérience souhaitée : 1 à 4 années

Missions

Les activités humaines engendrent une quantité très importante de polluants chimiques (colorants, intermédiaires de synthèse, produits phytosanitaires, médicaments…). Parmi ces composés, les Polluants Organiques Persistants (POP) sont une des sources les plus importantes d'intoxication, déversées "volontairement" dans le milieu naturel et qui sont principalement issus de l'agriculture intensive et de la sur-exploitation des sols de la planète. Face à cet enjeu de santé publique mondial, il est urgent de développer de nouveaux outils de monitoring de pollution des eaux et des sols. Ces nouveaux outils doivent être à la fois génériques pour de larges gammes de POP mais également économiques afin de baisser le cout moyen par analyse permettant ainsi un déploiement massif.
Le projet ANR PRCE Sens-Pestols propose le développement de transistors organiques électrochimiques (OECT) pour la détection de POP et particulièrement la chlordécone, massivement utilisée dans les plantations bananières aux Antilles et qui est à l'origine aujourd'hui d'un scandale sanitaire majeur. Ces capteurs seront fonctionnalisés par des sondes biologiques de dernière génération comme les nano-anticorps et les aptamères. Les milieux à étudier étant constitutivement complexes car contenant des polluants issus de sources variées, exploiter le multi-paramétrisme de la sensibilité de ces dispositifs pour discriminer ces mélanges s'avère primordiale. Il nécessitera, dès lors, une approche multi-variée en co-intégrant plusieurs capteurs à petite échelle. Bien que la démarche reste compatible avec une approche générique à bas coût, elle nécessite tout de même un procédé de co-intégration qui permettra de marquer localement chaque capteur de sondes spécifiques aux POP.
Ces nouveaux outils permettront à terme le monitoring régulier de la contamination des eaux et des sols, de recenser les zones polluées afin d'envisager des opérations de remédiation des sols ainsi que le contrôle de l'ensemble de la chaine de consommation possiblement impactée, afin de protéger les populations exposées.

Activités

Dans le cadre du projet Sens-Pestols, nous recherchons un ingénieur d'étude talentueux qui travaillera au développement technologique des capteurs électroniques organiques et leur multi-intégration de biomatériaux. Il ou elle devra mener de manière autonome un projet de recherche dans un domaine hautement interdisciplinaire qui s'étendra du développement technologique des capteurs, à leur caractérisation physique et électrique, à leur fonctionnalisation et à leur co-intégration. Bien que le cœur de son travail soit centré sur le développement de dispositifs en environnement de salle blanche et la caractérisation physico-chimique, il/elle devra savoir dialoguer de manière approfondie avec des experts des domaines de la chimie, de la biochimie et de la biologie.

Compétences

Le candidat devra être détenteur d'un master2 ou d'un diplôme d'ingénieur dans un des domaines pertinents, nécessaire pour mener à bien ce projet, à savoir, des compétences en électronique organique, en matériaux et dispositifs, en électrochimie et/ou en micro/nano-fabrication. Tous revêtent d'un intérêt primordial pour ce poste. Une bonne expérience en interfaces bio-nano serait un atout. Globalement, le candidat devra démontrer de solides bases académiques et un intérêt pour la recherche interdisciplinaire.

Contexte de travail

Le projet se déroulera au sein de l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN) situé à Villeneuve d'Ascq (Hauts de France). L'IEMN est un institut de recherche créé par le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), deux universités et une école d'ingénieurs de la région Nord. Les équipements de l'IEMN tant au niveau de la conception, de la fabrication et de la caractérisation de micro/nano dispositifs sont au meilleur niveau européen. L'effectif total de l'institut est d'environ 500 personnes dont 109 professeurs et professeurs associés, 45 chercheurs du CNRS, 100 ingénieurs et agents administratifs, environ 150 doctorants ainsi que 30 post doc et professeurs invités. Le laboratoire est très ouvert aux collaborations internationales avec plus de 100 scientifiques étrangers venant de 20 pays différents travaillent actuellement à l'IEMN. L'activité scientifique de l'IEMN couvre un large domaine allant de la physique des matériaux et des nanostructures aux micro-ondes, aux télécommunications et à l'instrumentation acoustique.

Contraintes et risques

Les expériences (matériaux chimiques et biochimiques) devront être conduites en conformité avec les règles de sécurité et protection de l'IEMN conforme au CNRS, notamment protection sous sorbonne. Formations prodiguées pour les différents équipements des plateformes ainsi qu'une formation sécurité dédiée aux risques physiques, chimiques et biologiques. Une acceptation en zone à régime restrictif (ZRR) sera nécessaire.

On en parle sur Twitter !