Chercheur postdoctoral en biophysique sur l'auto-assemblage des virus (H/F)
Nouveau
- Chercheur en contrat CDD
- 24 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire de Physique des Solides
Type de Contrat
Chercheur en contrat CDD
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
91405 ORSAY
Durée du contrat
24 mois
Date d'Embauche
01/09/2026
Rémuneration
Entre 3 131,32 € et 4 526,02 € bruts mensuels selon expérience
Postuler Date limite de candidature : lundi 6 avril 2026 23:59
Description du Poste
Les Missions
Mimer le milieu intracellulaire pour comprendre l'auto-assemblage des virus
L'Activité
La plupart des virus possèdent, comme génome, non pas de l’ADN double brin (db) comme c’est le cas pour tous les autres organismes évolués, mais de l’ARN simple brin (sb). De plus, comme l’ARNsb est bien plus compact et compressible que l’ADNdb, il est possible de reconstituer des particules virales à génome ARNsb à partir de leurs composants purifiés (ARNsb et protéines de capside) en mélangeant simplement ces éléments dans une solution tampon physiologique. Chaque particule infectieuse est composée d’une seule molécule d’ARN enfermée dans une coque formée de centaines de copies de la protéine de capside. Ces faits remarquables ont permis de nombreuses investigations expérimentales et théoriques sur le processus sous-jacent de co-assemblage – l’auto-assemblage de nucléocapsides parfaitement ordonnées et symétriques de manière icosaédrique. Il est largement admis que ce phénomène in vitro mime la formation d’une nouvelle génération de particules virales dans leur cellule hôte, après la réplication de leur génome ARNsb et la synthèse d’un nombre de protéines de capside cent fois supérieur. Pourtant, à ce jour, il n’existe pratiquement aucun programme expérimental ou théorique visant à combler l’écart entre les connaissances acquises in vitro sur l’auto-assemblage viral, d’une part, et la réplication virale intracellulaire, d’autre part. Dans le cadre de ce projet, nous proposons une première série d’étapes systématiques pour relier ces deux ensembles de phénomènes.
Nous soutenons que la différence entre l’auto-assemblage in vitro et intracellulaire (cytoplasmique) des particules virales à partir de leur ARN et de leurs protéines de capside repose sur deux aspects : (1) dans le cytoplasme, ces composants de base sont immergés dans une solution concentrée de protéines et d’acides nucléiques, très visqueuse, dont les effets osmotiques modifient les conformations et les interactions entre l’ARN viral et les protéines de capside ; et (2) dans le contexte cellulaire, les protéines de capside sont activement synthétisées (via la consommation d’ATP) par la machinerie ribosomique, ce qui génère un afflux quasi constant de protéines de capside, poussant le processus d’auto-assemblage viral vers un état hors équilibre.
Pour relier les contextes in vitro et cellulaire, nous proposons d’étendre nos mesures antérieures d’auto-assemblage viral à partir d’ARN et de protéines de capside purifiés, en réalisant ces réactions en présence contrôlée d’osmolytes calibrés et en synthétisant des protéines de capside dans des extraits cytoplasmiques où l’ARN messager (ARNm) est traduit en protéines de capside, qui à leur tour l’emballent dans des nucléocapsides. Ces processus seront étudiés et quantifiés grâce à une combinaison de techniques expérimentales de pointe, notamment la RMN à l’état solide, la diffusion des rayons X par synchrotron en temps résolu, la microscopie électronique par cryotransmission et la microscopie de fluorescence à super-résolution, ainsi que par des approches théoriques analytiques et des simulations informatiques à gros grains.
L’ensemble de ces travaux sera mené sur un virus de mammifère – le virus de l’hépatite B (VHB), qui possède un génome ADN mais dont l’information génétique est emballée dans le cytoplasme sous forme d’ARNm, un système bien caractérisé par des études *in vitro* – afin de fournir, pour la première fois, une base générale pour la compréhension de l’auto-assemblage viral en milieu cellulaire.
Votre Profil
Compétences
Les candidatures des personnes titulaires d'un doctorat en biophysique, en physicochimie ou en biologie structurale sont les bienvenues.
Votre Environnement de Travail
Ce projet de recherche international est mené en collaboration avec l'Institut de Microbiologie Moléculaire et de Biologie Structurale (Lyon, France), l'Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier (Montpellier, France), l'Université de Californie, Los Angeles (Los Angeles, CA), et l'Université de Californie, Riverside (Riverside, CA). Il bénéficie d'un financement de l'ANR en France et de la NSF aux Etats-Unis jusqu'à fin 2028.
Rémunération et avantages
Rémunération
Entre 3 131,32 € et 4 526,02 € bruts mensuels selon expérience
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR8502-GUITRE-004 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Biologie moléculaire et structurale, biochimie |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
Créer une alerte
Ne manquez aucune opportunité de trouver le poste qui vous correspond. Inscrivez-vous gratuitement et recevez les nouvelles offres directement dans votre boite mail.