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Post-doctorant(e) H/F : évaluation d'impact des politiques publiques

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : jeudi 20 octobre 2022

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Informations générales

Référence : UMR8007-PHIDEV-002
Lieu de travail : PARIS 16
Date de publication : vendredi 9 septembre 2022
Type de contrat : CDD Scientifique
Durée du contrat : 24 mois
Date d'embauche prévue : 1 décembre 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : Entre 2390 et 4540 euros bruts mensuels selon expérience
Niveau d'études souhaité : Doctorat
Expérience souhaitée : Indifférent

Missions

Le laboratoire d'économie de l'Université Paris Dauphine - PSL (LEDa) lance un appel à candidatures pour un poste de post-doctorant sur le thème "Evaluer l'impact des politiques publiques : Efficacité, équité et acceptabilité".
La/le post-doctorant(e) devra s'engager dans un programme de recherche innovant relatif à l'évaluation des politiques publiques.

Activités

La/le candidat(e) recruté(e) devra utiliser des méthodes d'évaluation statistique de pointe pour comprendre l'efficacité des politiques publiques, ainsi que leur impact sur les inégalités et la cohésion sociale, y compris leurs effets indirects potentiels. La recherche devra tenter de mieux comprendre comment les individus réagissent aux politiques publiques et de modéliser l'impact des politiques publiques dans une perspective globale, ainsi que d'examiner leur acceptabilité et leur mise en œuvre. La/le post-doctorant(e) devra donc montrer un intérêt marqué pour les politiques visant à réduire les inégalités et pour les moyens de susciter un soutien sociétal à l'action publique.
Le/la candidat(e) retenu(e) sera invité(e) à travailler sur les articles de recherche qu'il/elle a développés au cours de son doctorat et à soumettre ces articles pour publication dans des revues internationales de premier plan, ainsi qu'à participer à au moins deux des trois programmes de recherche interdisciplinaires listés ci-dessous et dirigés par des chercheurs de LEDa en collaboration avec d'autres chercheurs de PSL:
1. Lutter contre l'hésitation à se faire vacciner chez les adolescents
Avant la pandémie de COVID, l'attitude des adolescents vis-à-vis de la vaccination avait reçu peu d'attention, principalement parce que les vaccins sont tous programmés pendant l'enfance. La pandémie de COVID a mis en évidence l'importance déjà bien établie de l'acceptabilité des vaccins pour la santé publique. On estime que les vaccins COVID ont sauvé près de 20 millions de vies en 2021. Malgré ces réalisations et le consensus scientifique concernant l'efficacité et la sécurité de nombreux vaccins, la vaccination se heurte souvent à des hésitations ou à une opposition catégorique. De nombreuses interventions ont cherché à s'attaquer à l'hésitation vaccinale chez les adultes mais ont obtenu des résultats mitigés, avec de nombreux effets faibles ou nuls. Ce projet de recherche vise à tester l'hypothèse selon laquelle les interventions pédagogiques ciblant les adolescents pourraient être plus efficaces en utilisant une expérience de terrain à grande échelle auprès d'une grande cohorte d'élèves français de troisième. Ce projet est mené par une équipe interdisciplinaire de psychologues à l'ENS (Coralie Chevallier et Hugo Mercier) et d'un économiste du LEDa (Elise Huillery).
2. Télétravail, trajectoires professionnelles et inégalités de genre
Les progrès techniques récents et la pandémie de Covid-19 ont rendu le travail à distance plus répandu. Il est présenté comme un moyen plus flexible d'organiser le travail pour les entreprises, de promouvoir le bien-être au travail pour les employés, et comme une politique environnementale potentielle contre le réchauffement climatique ou contre la désertification des territoires ruraux. Par conséquent, des lois récentes ont à la fois encouragé et fixé un cadre à l'utilisation du télétravail. Malgré ces discussions, l'impact à long terme du télétravail sur la progression de la carrière reste flou et est susceptible de varier selon le genre. Des recherches ont montré que les contraintes liées au trajet domicile-travail et à la flexibilité du temps de travail étaient plus fortes pour les femmes, ce qui limite leur recherche d'emploi et contribue à l'écart de rémunération entre les sexes. Le télétravail pourrait contribuer à libérer les femmes de ces contraintes mais, dans le même temps, les obliger à passer plus de temps à la maison et à combiner travail et tâches ménagères, ce qui peut nuire à leur productivité. En outre, elles ne bénéficient pas des interactions sociales sur le lieu de travail, qui peuvent être essentielles pour les perspectives de promotion, même à productivité constante. L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer lequel de ces mécanismes prévaut empiriquement. Il aborde la question de l'impact du télétravail sur la recherche d'emploi et les trajectoires salariales, en particulier pour les femmes, et des politiques potentielles atténuant cet impact inégal. Ce projet est mené par Laura Khoury (LEDa).
3. Lutter contre les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur
L'inégalité d'accès à l'enseignement supérieur reste une préoccupation en France, malgré l'augmentation du nombre de diplômés de l'enseignement supérieur au cours des 30 dernières années. Les enfants de familles à faibles revenus ont encore trois fois moins de chances d'accéder à l'enseignement supérieur que les enfants de familles à hauts revenus. Les établissements d'enseignement supérieur ont mis en œuvre diverses initiatives de sensibilisation afin de promouvoir un accès plus égalitaire à l'enseignement supérieur. La plupart des programmes (tels que les "Cordées de la réussite" ou le "Programme Egalité des Chances") ciblent des collèges et lycées spécifiques avec des sessions d'information et un encadrement supplémentaire pour les étudiants. Le projet développera un cadre pour évaluer ces initiatives. On cherchera non seulement à analyser l'impact de ces programmes sur l'admission des étudiants dans les établissements d'enseignement supérieur, mais aussi à suivre les progrès des étudiants et leur réussite globale au fil du temps. Ce projet sera mené par une équipe interdisciplinaire de sociologues et d'économistes à Dauphine et coordonné par Gabrielle Fack (LEDa).

Compétences

Les candidats doivent être titulaires d'un doctorat en économie et posséder des compétences solides en microéconométrie.

Contexte de travail

Le post doctorant sera accueilli par le LEDa, l'unité mixte de recherches en économie de l'Université Paris-Dauphine - PSL, de l'IRD et du CNRS. Il est également prévu de développer les interactions avec des chercheurs d'autres disciplines au sein de PSL, par exemple le département des sciences cognitives de l'ENS (DEC), ou le département de sociologie de Dauphine (IRISSO).
La durée initiale du contrat de postdoc est prévue pour 24 mois (2 ans). Ce contrat pourra être reconduit durant une année supplémentaire selon l'appréciation de la progression des travaux du post doctorant.

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