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Portail > Offres > Offre UMR7329-VALMER-066 - H/F Postdoc en hydrogéologie / Géologie Réservoir

H/F Postdoc en hydrogéologie / Géologie Réservoir

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
- Français-- Anglais

Date Limite Candidature : mercredi 24 juillet 2024 23:59:00 heure de Paris

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Informations générales

Intitulé de l'offre : H/F Postdoc en hydrogéologie / Géologie Réservoir
Référence : UMR7329-VALMER-066
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : VALBONNE
Date de publication : mercredi 3 juillet 2024
Type de contrat : CDD Scientifique
Durée du contrat : 36 mois
Date d'embauche prévue : 1 janvier 2025
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : Selon expérience professionnelle = base minimum de 3021,50 € brut mensuel
Niveau d'études souhaité : Niveau 8 - (Doctorat)
Expérience souhaitée : Indifférent
Section(s) CN : Terre et planètes telluriques : structure, histoire, modèles

Missions

Améliorer les connaissances sur les mécanismes de recharge et sur le rôle
des différents compartiments et structures géologiques permettant le stockage et le transfert des eaux souterraines entre les Pré-Alpes et la Méditerranée.

Activités

* Cartographier et modéliser la géométrie des réservoirs aquifères et des structures
tectoniques qui conditionnent les circulations (approche géologique et structurale),
* Identifier les zones de recharge qui contribuent aux circulations souterraines et à
l’alimentation des captages situés à proximité du front de chevauchement subalpin (e.g.chaine des Baous) ainsi que dans « l’avant pays » et la basse vallée du Var,
* Quantifier les mécanismes de recharge des eaux souterraines et leur variabilité spatio-temporelle,
* Caractériser les échanges et les circulations entre les différents compartiments et
réservoirs aquifères, notamment le long du front de chevauchement subalpin.
* Proposer un modèle conceptuel intégratif des mécanismes de recharge et des circulations des eaux souterraines, depuis les plateaux karstiques du « moyen pays » jusqu’aux aquifères adjacents (affleurants et sous-couvertures) de « l’avant pays » et de la basse vallée du Var.
* Créer des comptes rendus et des rapports scientifiques à destination des différents partenaires ainsi que des publications/articles scientifiques.

Compétences

Le profil recherché a (idéalement) des compétences en :
* Géologie : Géologie structurale et cartographie, Modélisation 3D (e.g. Logiciel MOVE), Géologie de terrain, analyse de fractures. Connaissances régionales.
* Hydrogéologie pluridisciplinaire : hydrodynamique, hydrochimie et traceurs
environnementaux (δ18O et δ2H, 13H, 14C et δ13CDIC), mesure, instrumentation et
prélèvements sur le terrain.
* Connaissances des systèmes karstiques et/ou fissurés, hydrogéologie en zones de faille, mécanisme de recharge. SIG.
* Faculté à communiquer à l’écrit comme à l’oral en français et en anglais, que ce soit pour un public scientifique averti ou pour de la vulgarisation.
* Capacité d’adaptation, d’organisation et de planification / Capacité de publier / Esprit
d’équipe et d’initiative.

Contexte de travail

Les ressources en eau souterraine permettent de répondre à la demande en eau
notamment lors de sécheresses extrêmes, mais la surexploitation des aquifères menace le développement socioéconomique. Cela se traduit par une baisse ininterrompue des niveaux piézométriques qui parfois est amplifiée par des périodes de sécheresses sévères et prolongées (Custodio, 2002; Viguier et al., 2019 ; Taucare et al., 2024 ; Jasechko et al., 2024 ; Kuang et al., 2024).
La caractérisation des processus de recharge est un véritable enjeu pour la mise en place d’une gestion durable des ressources (ODD n°6), mais la quantification de la recharge des eaux souterraines est un véritable défi scientifique et technique (Scanlon et al., 2006; Cuthbert et al., 2019ab).
Dans les systèmes montagneux, les précipitations en altitude contribuent à la recharge des aquifères adjacents situés en aval (plaine alluviale, vallée etc.), principalement via le ruissellement et des mécanismes d’infiltration localisés (Mountain Front Recharge).
Dans un contexte de tendance à la baisse des précipitations moyennes et du couvert neigeux (AR6-IPCC, 2022), ce mécanisme de recharge tend à diminuer.
Une autre composante de la recharge des aquifères adjacents, et moins sensible à la variabilité climatique, provient des transferts souterrains depuis le compartiment montagneux : i.e. Mountain Block Recharge, MBR (Wilson and Guan, 2004 ; Kebede et al., 2008; Sandoval et al., 2018 ; Walter et al., 2019 ; Markovich et al., 2019 ; Taucare
et al., 2020; Figueroa et al., 2021).
Bien que ces transferts soient souvent écartés des modèles hydrogéologiques en raison de flux « invisibles » depuis la surface et de la complexité des réservoirs dans les chaînes de montagne (aquifères hétérogènes complexes), on estime qu’ils
représentent jusqu’à 50% de la recharge des nappes adjacentes aux chaînes de montagne (Guglielmi et al 1998 ; Markovich et al., 2019).
Dans les Alpes Maritimes (département 06), les études hydrogéologiques publiées ont été focalisées sur les remplissages alluviaux quaternaires de la basse vallée du Var et des conglomérats pliocènes sous-jacents, avec des mécanismes d’échanges nappe-rivière (Guglielmi, 1993; Guglielmi et Mudry, 1996 ; Potot et al., 2012 ; Kelner et al., 2016 ; Du et al., 2016 ; Oehler et al., 2017, Du et al., 2018 ; Ma et al., 2020). Pourtant, le rôle des massifs karstiques mésozoïques semble jouer un rôle non-négligeable dans le renouvellement des aquifères alluviaux quaternaires et pliocènes des principales vallées alluviales (e.g. Var et Durance) via des transferts latéraux en
profondeur (Guglielmi et al., 1998 ; Potot, 2011).
Les aquifères karstiques constituent des réservoirs stratégiques pour répondre à la demande en eau. Ces réservoirs hétérogènes complexes favorisent la recharge et le stockage des eaux (Mazzilli et al., 2016; Jourde et al., 2018 ; Aliouache et al., 2019; Dausse et al., 2019; Caetano Bicalho et al., 2019 ; Clauzon et al. 2020).
Dans les Alpes Maritimes, plusieurs auteurs (Mangan, 1989 ; Gilli, 1999; Reynaud, 2001 ; Audra et al., 2006 ; Audra et al., 2023) ont souligné l’importance des systèmes karstiques à la fois au niveau des Préalpes et de l’Arc de Castellane (e.g. unité chevauchante du Cheiron, Calern, Caussols, Mont Vial, des Baous, Laurent et al., 2000 ; Jourdon et al., 2014) et dans les séries mésozoïques autochtones affleurantes au sud du front de chevauchement subalpin (localité de Sophia Antipolis).
Pourtant, l’origine des eaux circulant dans les aquifères karstiques et les connections
hydrogéologiques de part et d’autre du front subalpin restent encore mal comprises, ainsi que la structure des réservoirs, alors que les effets du changement climatique dans les Alpes Maritimes menacent la sécurité hydrique du territoire.

La personne recrutée travaillera au sein du laboratoire Géoazur, UMR7329, sur le site de Valbonne (06). Le laboratoire Géoazur est une unité mixte de recherche pluridisciplinaire rattachée à des tutelles nationales (CNRS et IRD) et locales (Université Côte d’Azur et Observation de la Côte d’Azur). Elle est composée de géologues, de géophysiciens et d’astronomes se fédérant autour de grands thèmes scientifiques tels que les aléas (sismiques, gravitaires, tsunamigéniques, hydro-climatiques, chimiques) et leurs risques associés, la dynamique de la lithosphère et l’imagerie de la Terre, la géodésie-métrologie de la Terre et de l’Univers proche.
Le laboratoire compte une centaine de permanents (chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA) et de 70 à 110 non permanents (doctorants, post-doctorants, ATER, stagiaires, chercheurs invités). Il est réparti sur 2 sites : le campus Azur-CNRS à Sophia Antipolis (Valbonne) et le site de Calern – Caussols de l’Observatoire Côte d’Azur.
La personne recrutée rejoindra l’équipe RISQUES du laboratoire et travaillera également en étroite collaboration avec des partenaires français

Contraintes et risques

Travail en zone montagneuse.

Informations complémentaires

Travail en collaboration avec la Métropole Niçoise