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Chercheur en modélisation régionale des sources d'aérosols atmosphériques provenant de l'océan polaire, de la glace de mer et de la neige H/F.

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : mardi 14 décembre 2021

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Informations générales

Référence : UMR5001-VALLAN0-063
Lieu de travail : ST MARTIN D HERES
Date de publication : mardi 23 novembre 2021
Type de contrat : CDD Scientifique
Durée du contrat : 12 mois
Date d'embauche prévue : 1 février 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : Entre 2 663 € et 3 783 € par mois (selon expérience)
Niveau d'études souhaité : Doctorat
Expérience souhaitée : 1 à 4 années

Missions

Modélisation régionale des sources d'aérosols atmosphériques provenant de l'océan polaire, de la glace de mer et de la neige.

Activités

Les candidatures sont sollicitées pour un contrat postdoctoral de 24 mois (contrat d'un an avec possibilité d'extension d'un an) débutant entre janvier 2022 et juin 2022 dans le cadre du projet H2020 (CRiceS Climate Relevant interactions and feedbacks : the key role of sea ice and Snow in the polar and global climate system) basé à l'IGE (Institut des Géosciences de l'Environnement, https://www.ige-grenoble.fr) à Grenoble, France. Les activités de recherche seront axées sur l'amélioration de la prise en compte dans les modèles de la description des sources d'aérosols atmosphériques provenant de l'océan, de la glace et de la neige dans les régions polaires. Ce travail sera mené en étroite collaboration avec des spécialistes des observations dans les régions polaires au sein et en dehors du projet CRiceS afin de fournir un aperçu des sources d'aérosols polaires et d'utiliser les observations pour évaluer les développements de modèles. L'objectif est de fournir une meilleure représentation des aérosols polaires et de travailler en collaboration pour quantifier leur influence sur les nuages polaires.

Le rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les océans et la cryosphère note que : "Les régions polaires perdent de la glace et leurs océans se transforment rapidement. Les conséquences de cette transition polaire s'étendent à l'ensemble de la planète et affectent les populations de multiples façons." Les interactions aérosols-nuages sont la plus grande source d'incertitude dans la quantification du forçage radiatif anthropique, et sont particulièrement difficiles à contraindre dans les régions polaires où les modèles peinent à reproduire les observations d'aérosols et de nuages. Plus précisément, au-dessus de l'océan Austral, il existe une surestimation persistante bien connue du rayonnement solaire absorbé, liée à la mauvaise représentation des aérosols et/ou des nuages. En Arctique, les conditions changeantes de la glace de mer font que la charge naturelle en aérosols change rapidement, passant d'émissions dominées par la glace de mer à des sources dominées par la haute mer pendant certaines parties de l'année. Il subsiste de nombreuses lacunes sur notre connaissance de la nature exacte des sources d'aérosols (y compris les aérosols transportés), le traitement des aérosols (y compris les processus d'élimination), et le rôle des aérosols dans la formation des nuages et la détermination de la phase des nuages. Ces incertitudes limitent considérablement les capacités des modèles à représenter les mécanismes de rétroaction aérosols-nuages-rayonnement au sein et en dehors des régions polaires.

Ce travail postdoctoral repose donc sur l'utilisation de la modélisation atmosphérique basée sur le modèle régional WRF-Chem (https://ruc.noaa.gov/wrf/wrf-chem/, https://gmd.copernicus.org/articles/10/3661/2017/) pour développer de nouvelles paramétrisations des émissions d'aérosols dans l'océan polaire et des interactions aérosols-nuages. Ce travail à l'IGE se fait en collaboration avec des chercheurs spécialisés dans les aérosols et les nuages polaires au LATMOS (Paris, France) et au sein de l'équipe internationale qui fait partie du projet. Les configurations de WRF-Chem comprendront des résolutions de modèle appropriées pour la comparaison avec les observations des aérosols et des nuages dans les régions polaires. Le modèle comprend également des interactions et des rétroactions explicites entre les aérosols, les nuages et le rayonnement, ce qui permet d'évaluer leur rôle dans le climat régional.

L'objectif spécifique de cette recherche postdoctorale est de développer de meilleures descriptions de modèles des sources d'aérosols provenant de l'océan, de la glace et de la neige en région polaire et de leurs précurseurs, du vieillissement des aérosols et des interactions aérosols-nuages. De plus, les processus qui déterminent la croissance des aérosols et le rôle des aérosols en tant que noyaux de condensation des nuages (CCN) et/ou noyaux glaçogènes (INP) seront affinés. Une attention particulière sera portée à la résolution verticale et au rôle de la représentation des conditions de stabilité de la couche limite polaire peu profonde sur le devenir et le traitement des aérosols et de leurs précurseurs d'aérosols et la formation des nuages.

Compétences

● Doctorat en physico-chimie atmosphérique des aérosols, en sciences du climat ou dans un domaine connexe.
● Connaissance de la modélisation des aérosols.
● Expérience avec les environnements de calcul intensif et de supercalculateurs.
● Expérience avec Unix et Fortran.
● Connaissance de l'encodage NetCDF et des outils d'analyse de données connexes (cdo, nco).
● Compétence en programmation : scripting et visualisation (par exemple bash, R, python, ncl).
● Excellentes compétences en anglais écrit et parlé.
● Esprit de collaboration et aptitude à la communication.
● Capacité à travailler dans un environnement international au rythme rapide, orienté vers le travail en équipe.

Contexte de travail

Ce poste se situe à l'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE), qui est un laboratoire de recherche publique sous la tutelle du CNRS/INSU, de l'IRD, de l'Université Grenoble Alpes (UGA) et de Grenoble-INP. L'IGE est également l'un des principaux laboratoires de l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble (OSUG) qui est une structure fédérative faisant partie de l'INSU.
L'IGE regroupe ~250 personnes dont 150 membres permanents (chercheurs, professeurs et maîtres de conférences, ingénieurs) et une centaine de doctorants, post-doctorants et personnels temporaires. Le laboratoire accueille également chaque année des stagiaires pour des stages scientifiques et des visiteurs scientifiques. Le laboratoire est situé sur le Campus de l'Université Grenoble Alpes.
Le chercheur postdoctoral travaillera en tant que membre de l'équipe CHIANTI de l'IGE et sera sous la responsabilité de Jennie Thomas.

Contraintes et risques

Capacité de voyager pour assister à des ateliers et des réunions, y compris des visites à Paris pour des travaux de collaboration avec le LATMOS, est requise.
Les recherches seront menées en français ou en anglais, mais il est attendu du candidat non francophone qu'il fasse de son mieux pour apprendre les bases du français afin de faciliter la communication et l'intégration dans le laboratoire.

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