chercheur/e en modélisation du climat (H/F)
Nouveau
- Chercheur en contrat CDD
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Institut Pierre-Simon Laplace
Type de Contrat
Chercheur en contrat CDD
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
75252 PARIS 05
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/09/2026
Rémuneration
A partir de 3132,83
Postuler Date limite de candidature : vendredi 22 mai 2026 23:59
Description du Poste
Les Missions
Calibrer les modèles climatiques et quantifier les incertitudes
L'Activité
Le projet vise à accompagner la mise en place d’évolutions importantes du schéma de convection atmosphérique dans le modèle couplé de l’IPSL afin : 1) d’ajuster (tuner) les nouvelles paramétrisations en vue d’une meilleure représentation des pluies, 2) de comprendre le lien entre modification des paramétrisations et modification du climat, aussi bien dans des simulations forcées par des températures de surface océaniques que dans des simulations couplées, et enfin de quantifier les incertitudes sur les projections futures.
On s’intéressera à deux aspects particuliers du climat simulé, à la fois du fait de leur importance climatique et des biais ou incertitudes connues des modèles de climat en général ou de celui de l’IPSL :
La convection orageuse tropicale sur océan. Il s’agira de regarder dans quelle mesure les changements de paramétrisation de la convection atmosphérique contrôlent les températures de surface de l’océan, et permettent d’expliquer certains biais endémiques des modèles comme la “double ITCZ” ou des structures plus spécifiques du modèle de l’IPSL.
La mousson africaine: Il s’agira d’abord de regarder là aussi l’influence de la convection, mais aussi des processus de surface et de la présence plus ou moins forte de poussières désertiques sur l’extension vers le nord du Sahel des précipitations de moussons. Il s’agira ensuite de regarder dans quelle mesure ces changements permettent de mieux représenter les variations récentes des pluies au Sahel et leur évolution en réponse au réchauffement global, un des aspects du changement climatique sur lesquels les différents modèles divergent le plus.
Dans une première phase, il s’agira d'utiliser un “Perturbed Physics Ensemble” (PPE, ensemble de simulations différant les unes des autres par le choix de certains paramètre libres) déjà produit pour démarrer les analyses et explorer les liens entre les aspects hydrologiques et les paramètres. Ces analyses permettront un premier regard sur les questions scientifiques et alimenteront la réflexion pour la mise en place d'une seconde phase utilisant l'History Matching pour générer un PPE avec des métriques ciblées sur ces questions. Un tuning sera réalisé avec la méthode d’HMIR (Hourdin et al. 2021) avec le modèle atmosphérique LMDZ couplé au modèle de surfaces continentales ORCHIDEE (avec une sélection des paramètres de convection et de surface) en ciblant notamment l’amélioration des pluies tropicales. Enfin un PPE sera extrait pour réaliser des simulations conjointes avec la configuration forcée en SSTs et le modèle couplé, en y ajoutant éventuellement des paramètres du modèle océanique liés à l'évaporation.
In fine, il s’agira de choisir un sous-échantillon de ce PPE pour étudier les incertitudes des projections climatique, à la fois en termes de réchauffement global (sensibilité climatique, Hourdin et al. 2023) et d’évolution des pluies tropicales, notamment en ce qui concerne la mousson Sahélienne.
Votre Profil
Compétences
Le/la candidat·e devra être titulaire d’un doctorat en sciences du climat, géosciences, physique de l’atmosphère ou discipline connexe, avec une expertise dans les approches statistiques appliquées à la calibration de modèles numériques et à la quantification des incertitudes.
Le/la candidat·e devra démontrer :
· Une expérience en calibration de paramètres de modèles (tuning) ou en quantification des incertitudes dans des modèles environnementaux ou climatiques ;
· Une bonne maîtrise des méthodes statistiques avancées (inférence, méthodes bayésiennes, ou approches de type history matching, émulation ou méthodes apparentées) ;
· Une capacité à exploiter et analyser des ensembles de simulations numériques (PPE ou équivalent).
· Une expérience préalable sur des modèles de surface continentale, atmosphériques, océaniques ou couplés sera appréciée.
· Un fort intérêt pour les processus de convection, les processus hydrologiques, les précipitations tropicales et/ou la variabilité climatique (notamment sahélienne) sera attendu.
Le/la candidat·e devra également :
· Posséder des compétences en programmation scientifique (Python, Fortran ou équivalent) et en traitement de données (CDO, NCO, etc.) ;
· Faire preuve d’autonomie scientifique, de capacité d’analyse et d’initiative ;
· Être capable de travailler dans un environnement collaboratif ;
· Disposer d’un niveau d’anglais scientifique permettant la publication dans des revues internationales à comité de lecture et la présentation dans des conférences internationales.
Votre Environnement de Travail
Le programme de recherches TRACCS (Transformer la modélisation du climat pour les services climatiques, https://climeri-france.fr/pepr-traccs/) rassemble la communauté française de modélisation du climat. Ses activités couvrent la compréhension fondamentale des changements climatiques et de leurs impacts et s’étendent jusqu’à l’élaboration de prototypes de services climatiques co-construits par les parties-prenantes et les experts en modélisation du climat. L'enjeu est d’accélérer le développement des modèles de climat pour répondre aux attentes sociétales en termes de d’action climatique, notamment dans le domaine de l’adaptation au changement climatique à venir.
Le programme est organisé en 10 projets ciblés et un projet de gouvernance, et sera complété par des projets en réponse à des appels d’offres. Il est doté de 51 millions d’euros sur 8 ans. Il est co-piloté par le CNRS et Météo-France, avec 7 autres partenaires académiques. Les activités des projets de gouvernance et des projets ciblés seront principalement menées en région parisienne (laboratoires de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL)), à Toulouse (CNRM et autres entités de Météo-France, CERFACS) et à Grenoble (Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE)).
Le contrat se déroulera au sein du projet ciblé QUINTET dont l’objectif est de quantifier les incertitudes des projections climatiques, en travaillant sur la calibration, l’équilibration et l’analyse d’ensembles de simulations
Rémunération et avantages
Rémunération
A partir de 3132,83
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UAR636-ALERUB-047 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Système Terre : enveloppes superficielles |
| Expérience souhaitée | 1 à 4 années |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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