Doctorant H/F en immunologie à l’interface avec la chimie – Développement d’une nano/biothérapie innovante de la polyarthrite rhumatoïde
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- BAC+5
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Immunologie, Immunopathologie et Chimie Thérapeutique
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
67084 STRASBOURG
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
18/01/2027
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : lundi 9 novembre 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
La Polyarthrite Rhumatoïde (PR) est la maladie auto-immune la plus fréquente, touchant environ 0,5% de la population en France. Cette maladie évolue par poussées en raison d'une inflammation de la membrane synoviale des articulations, entraînant une destruction articulaire et des douleurs. Malgré des progrès indéniables ces dernières années, la PR reste incurable à ce jour et il est donc nécessaire de poursuivre nos efforts pour développer de nouveaux traitements. Les macrophages jouent un rôle clé dans la pathogenèse de la PR en contribuant au développement de l'inflammation et à la destruction des articulations. Ce programme de recherche propose de développer une thérapie innovante combinant la délivrance ciblée du méthotrexate (MTX) par un vecteur (des nanotubes de carbone, CNT), avec l’élimination sélective des cellules inflammatoires (dont les macrophages activés) dans les articulations arthritiques, entraînant ainsi une réduction drastique de l'inflammation et des autres symptômes de la PR. Ce traitement repose sur une thérapie photothermique déclenchée par la lumière proche infra-rouge (NIR), par génération de chaleur localisée dans les cellules inflammatoires des articulations arthritiques via la phagocytose d’un agent photothermique (ici les CNT), ce qui entraînera la mort spécifique de ces cellules. Les CNT seront recouverts de la membrane cellulaire de macrophages pour cibler spécifiquement et favoriser leur accumulation dans la synoviale enflammée où ils seront internalisés dans les cellules inflammatoires phagocytaires. Une irradiation NIR locale induira l’élimination thermique sélective de ces cellules. De plus, l’utilisation de CNT comme vecteur du MTX permettra d’atteindre de fortes concentrations de ce médicament anti-rhumatismal de référence dans les articulations enflammées, permettant ainsi de réduire la dose administrée et par conséquent ses effets secondaires.
Dans ce contexte, le/la doctorant(e) sera en charge i) d’évaluer l’efficacité biologique (effet du MTX, ciblage et élimination des macrophages) des conjugués à base de CNT in vitro, ii) d’étudier la biodistribution et l’efficacité de ciblage de ces conjugués in vivo dans un modèle murin d’arthrite induite par le collagène et enfin iii) d’évaluer leur efficacité thérapeutique dans ce même modèle afin d’apporter une preuve de concept préclinique.
Pré-requis :
- Diplôme: Master ou équivalent
- Goût prononcé pour l'interdisciplinarité
- Background solide en biologie cellulaire et immunologie
- Connaissances des techniques faisant appel à des immunomarquages, en particulier la cytométrie en flux
Votre Environnement de Travail
La thèse (Ecole Doctorale "Vie et Santé" - ED414) sera réalisée au sein du laboratoire d’Immunologie, Immunopathologie et Chimie Thérapeutique (CNRS UPR3572) localisé à l’Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire à Strasbourg (IBMC, France) qui rassemble environ 250 chercheurs, ingénieurs, techniciens, (post)doctorants, stagiaires. L'Institut est situé sur le campus principal (Esplanade), à proximité du centre-ville, et est facilement accessible par les transports en commun. Un restaurant universitaire ainsi qu'un restaurant administratif (tarif subventionné) et des services de santé sont disponibles sur le campus ou à proximité.
L’Unité possède une expertise unique reconnue internationalement sur les maladies auto-immunes et la nanomédecine, en particulier sur le développement de nanomatériaux carbonés, tels que les nanotubes de carbone, pour des applications biomédicales et l’évaluation de leur potentielle toxicité. Ce sujet de thèse s'intègre dans un projet financé par l'ANR qui rassemble des partenaires strasbourgeois et parisiens. Il sera réalisé sous la direction du Dr Hélène Dumortier (immunologiste) en étroite collaboration avec l'équipe de chimistes du laboratoire, en particulier le Dr Cécilia Ménard-Moyon et un chercheur post-doctorant.
Des résultats préliminaires solides ont été obtenus précédemment par le laboratoire, appuyant la faisabilité du projet. Tous les équipements nécessaires sont disponibles au sein de l’IBMC ou sur des plateformes voisines.
Contraintes et risques
Risques chimiques et biologiques en lien avec le projet.
La mise en œuvre de certains protocoles expérimentaux peut nécessiter de travailler le week-end ou en horaires décalés (tôt le matin ou tard le soir).
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UPR3572-HELDUM-001 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Pharmacologie - ingénierie et technologies pour la santé - imagerie biomédicale |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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