Doctotant en biologie cellulaire et immunologie (H/F)
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire de Chimie et Biochimie Pharmacologiques et Toxicologiques
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
75270 PARIS 06
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/10/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : lundi 6 juillet 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
La dermatomyosite juvénile est une maladie auto-immune caractérisée par une atteinte inflammatoire de la peau et des muscles, associée à une vasculopathie. C'est la myopathie inflammatoire la plus fréquente chez l'enfant, et elle s'accompagne d'une morbidité et d'une mortalité significatives (2 %). Sa physiopathologie reste encore partiellement comprise, mais une augmentation de la signalisation de l'IFN de type I est typiquement observée dans le sang et les tissus atteints. L'IFN-I joue un rôle bien défini dans l'immunité innée antivirale, et des études épidémiologiques ont montré que la dermatomyosite juvénile est régulièrement précédée de symptômes évocateurs d'infections. Les infections virales étant fréquentes chez les enfants de l'âge concerné par la dermatomyosite juvénile, la survenue de la maladie suggère l'existence de facteurs de prédisposition intrinsèques. Cependant, il n'existe actuellement aucun cas rapporté de récurrence familiale ni de transmission mendélienne dans la dermatomyosite juvénile, indiquant que la susceptibilité génétique présumée n'est pas suffisante à elle seule pour déclencher la maladie.
Les traitements de première intention (corticoïdes et méthotrexate) induisent une rémission complète ou partielle chez moins de la moitié des patients. Pourtant, l'utilisation d'inhibiteurs de JAK en deuxième intention, ciblant la voie de l'IFN-I, a montré une efficacité chez 2/3 des patients réfractaires dans des études récentes. Par ailleurs, la dermatomyosite juvénile présente une hétérogénéité clinique et pronostique considérable, également observée dans les altérations musculaires mises en évidence lors de l'examen histologique des biopsies. Par conséquent, notre hypothèse de travail est que la dermatomyosite juvénile résulte de l'apparition d'une réponse inflammatoire non contrôlée dirigée par l'IFN-I, déclenchée par une infection virale chez des enfants prédisposés. Dans le tissu musculaire, les modifications myopathologiques sont associées à une perte capillaire multifocale, une ischémie musculaire et une atrophie des fibres musculaires périfasciculaires. La sensibilité individuelle des cellules résidentes musculaires à l'inflammation liée à l'IFN-I pourrait être un facteur clé déterminant la progression de la maladie. Une meilleure compréhension de cet aspect de la maladie ouvrira la voie à l'identification de nouveaux traitements ciblés.
Notre objectif principal est d'améliorer notre compréhension des mécanismes menant au déclenchement et à la progression de la maladie dans la dermatomyosite juvénile. Nous allons :
Caractériser les mécanismes moléculaires et cellulaires du lien entre l'infection virale à ARN et le déclenchement de la maladie
Caractériser dans les tissus atteints les mécanismes à l'origine de la vasculopathie et des lésions musculaires associées.
Nous nous appuierons sur nos découvertes récentes pour : i) clarifier les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents à l'activation non contrôlée des voies de signalisation des capteurs de l'ARN et à la production associée d'IFN-I chez les patients atteints de dermatomyosite juvénile, ii) générer et caractériser, à notre connaissance, les premières cellules endothéliales dérivées de cellules iPS de patients atteints de dermatomyosite juvénile, iii) définir, lors d'expériences de coculture, le comportement des cellules résidentes musculaires de patients et de témoins face au stress lié à l'IFN-I, iv) mieux comprendre la chronologie du mécanisme physiopathologique dans le muscle menant à la perte capillaire et à l'atrophie musculaire..
Votre Environnement de Travail
Situé au cœur de Paris, au Centre Universitaire des Saints-Pères de l’Université Paris Cité, le Laboratoire de Chimie et Biochimie Pharmacologiques et Toxicologiques (LCPBT, UMR8601) est une unité mixte de recherche CNRS–Paris Cité menant des travaux à l’interface entre la chimie et les sciences du vivant.
L’équipe CHIMIE BIOLOGIQUE est une équipe pluridisciplinaire composée de chimistes, biochimistes et immunologistes partageant des stratégies communes liées à la chimie et à la réactivité des protéines. Ses activités couvrent la synthèse chimique, la chimie des protéines, la (bio)chimie redox, la modélisation moléculaire, le métabolisme, ainsi que l’étude de la réactivité et des fonctions biologiques des métabolites ou molécules effectrices et de leur impact sur le fonctionnement cellulaire. L’équipe est structurée en 4 groupes thématiques interconnectés, avec un personnel technique commun.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR8601-MATROD-006 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Relations hôte-pathogène, immunologie, inflammation |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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