Doctorat : Cycle de vie des algues rouges : plasticité et résilience face aux changements climatiques - H/F
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire de Biologie Intégrative des Modèles Marins
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
29680 ROSCOFF
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/11/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : vendredi 14 août 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Les algues rouges comptent parmi les premiers eucaryotes multicellulaires et jouent un rôle écologique et économique fondamental dans les écosystèmes côtiers. Des espèces comme *Gracilaria chilensis* contribuent à la formation des habitats, soutiennent la biodiversité et sont largement exploitées pour leurs phycocolloïdes et autres composés bioactifs. Une caractéristique déterminante des algues rouges est leur cycle de vie complexe en trois phases, qui influence fortement la dynamique des populations, leur capacité de dispersion et leur résilience face aux changements environnementaux.
Cependant, les populations naturelles présentent fréquemment des phénotypes reproductifs non canoniques, notamment la reproduction asexuée (aposporie, apogamie) et la présence, sur un même thalle, de structures reproductives mixtes issues de différents stades du cycle de vie. Les mécanismes, la régulation et les conséquences écologiques de ces phénotypes à phases mixtes restent largement inconnus, ce qui représente une lacune majeure dans notre compréhension de la biologie des algues rouges.
Ces phénotypes pourraient refléter une plasticité reproductive adaptative en réponse à la variabilité environnementale, ou des perturbations dans les réseaux de régulation du cycle de vie. Résoudre cette question est essentiel pour prédire la réaction des populations d'algues rouges face aux changements climatiques et pour améliorer les stratégies de conservation et d'aquaculture. En utilisant Gracilaria chilensis comme organisme modèle, ce projet vise à élucider les mécanismes génétiques, physiologiques et environnementaux qui contrôlent les transitions du cycle de vie. Nous combinerons la génomique, la transcriptomique, la physiologie et la modélisation des réseaux métaboliques pour identifier les processus sous-jacents à la variation reproductive.
Ce projet est intrinsèquement interdisciplinaire, car la régulation des transitions du cycle de vie s'étend sur de multiples échelles biologiques. Les analyses moléculaires identifieront les mécanismes de régulation potentiels, tandis que les mesures physiologiques évalueront leurs conséquences fonctionnelles à l'échelle de l'organisme. Ces données seront intégrées à des modèles de réseaux métaboliques afin de fournir une compréhension systémique de l'influence des facteurs environnementaux sur les stratégies reproductives. En intégrant la variation environnementale, la régulation génique et les stratégies reproductives, ce projet fera progresser notre compréhension de l'évolution et fournira un cadre prédictif de la réponse des algues rouges utilisées en aquaculture aux changements globaux.
Les principaux objectifs du projet sont :
(1) identifier les gènes et les voies de régulation associés aux transitions du cycle de vie à l’aide d’approches génomiques et transcriptomiques ;
(2) caractériser les différences physiologiques entre les individus en phase canonique et ceux en phase mixte ;
(3) déterminer si les changements de phénotype reproductif sont associés à des modifications de l’organisation du réseau métabolique.
Votre Environnement de Travail
Le candidat retenu sera rattaché à l’École doctorale Complexité du vivant (515) de l’Université de la Sorbonne à Paris. Le projet sera réalisé au sein de l’UMR 8227 Biologie intégrative des modèles marins, à la Station biologique de Roscoff (http://www.sb-roscoff.fr/about-roscoff-marine-station/missions.html). Cet institut d’accueil est un centre de recherche en biologie marine et océanographie situé à Roscoff, sur la côte nord de la Bretagne (France), à environ 60 km à l’est de Brest. La Station biologique de Roscoff emploie environ 200 personnes.
Ce projet de doctorat est financé par le programme « Mission pour les initiatives transversales et interdisciplinaires (MITI) » du CNRS et sera mené en étroite collaboration avec l’Université pontificale catholique du Chili (UC Chile) et l’Université australe du Chili (UACh). L'encadrement du doctorat est assuré en codirection par Agnieszka Lipinska (Groupe Algal Genetics, Station Biologique de Roscoff), Sylvain Faugeron (Facultad de Ciencias Biológicas, Pontificia Universidad Católica de Chile) et Marie-Laure Guillemin (Instituto de Ciencias Ambientales y Evolutivas, Facultad de Ciencias, Universidad Austral de Chile).
Contraintes et risques
Pas de contrainte ni de risque spécifique.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR8227-AGNLIP-002 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Biologie intégrative des organismes photosynthétiques et des microorganismes associés |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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