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Doctorant(e) (H/F) dans une discipline de Sciences humaines et sociales (Géographie, Sociologie Sciences Politiques, Anthropologie…)

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Français - Anglais

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Informations générales

Référence : UMR8171-CECVIN-005
Lieu de travail : AUBERVILLIERS
Date de publication : mardi 19 mai 2020
Nom du responsable scientifique : Planel
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Ce projet analyse l'ancrage spatial et social de la contestation politique qui bouleverse l'Éthiopie depuis plusieurs années. A ce seul titre, la recherche répond à une demande sociale sans précédent et permettrait de renseigner une contestation politique protéiforme, labile et résistant jusque-là à l'analyse.
Souvent pensées par le haut, les analyses existantes n'envisagent que trop peu les structurations plus locales et plus matérielles de ces revendications. Les territoires sont compris comme des produits du système ethno-fédéral, dans le cadre de conflits et/ou de revendications territoriales (annexion ou promotion). A l'inverse, les structurations territoriales plus banales, celles qui organisent quotidiennement la vie de millions d'Éthiopiens sont passées sous silence. C'est pourtant la production de ces dernières que ce projet veut comprendre, en supposant que l'ordinaire impacte également la régulation politique. Transformation des bourgs, nouveaux bassins d'emploi et recomposition des relations de travail, mobilités spatiale et sociale s'accélèrent du fait d'une régulation toujours plus marchande des situations locales. Les jeunes sont particulièrement concernés. Aux nouveaux leaders d'opinion locaux se mêlent aussi des fils de paysans dont les ressorts de la mobilisation sont variables et généralement moins renseignés. Il s'agit d'aborder la politisation et la mobilisation des groupes populaires en les resituant dans leur espace d'origine.
Le projet étudie ainsi la production des espaces et des groupes sociaux en fin de ruralité qui se retrouvent dans les périphéries urbaines des petites villes sans y vivre encore comme des urbains, ni plus tout à fait comme des ruraux. Dans ces espaces d'entre-deux, les sociabilités ordinaires se recomposent et semblent s'affranchir de la domination des pères et/ou du régime telle qu'elle s'exerce encore pleinement dans les campagnes. Les perspectives offertes par la participation politique se transforment du fait des recompositions de l'appareil de l'État-Parti et les rapports de pouvoir locaux évoluent également. Il s'agit de penser les structurations sociales et politiques particulières de ce 'petit' péri-urbain contemporain.
Ce projet poursuit le regain d'attention porté aux approches matérielles et situées du politique mais appelle à produire une analyse qui dépasse la simple spatialisation des phénomènes et mouvements politiques pour penser pleinement leur ancrage matériel. Il entend réfléchir plus proprement aux logiques de production des espaces et à leur mobilisation dans l'exercice du pouvoir - comme dans les résistances qu'il engendre. S'il remet l'espace au cœur de la mobilisation politique et de la formation des groupes sociaux, il ne s'adresse pas uniquement à des candidats géographes mais invite toutes les sciences sociales à étudier la production de l'espace comme un phénomène proprement politique.
Pour ce faire, le.la canditat.e développera une connaissance fine de son terrain et empruntera aux approches qualitatives. Autour d'un bourg et de ses périphéries, il ou elle conduira des terrains longs. Une connaissance préalable de l'Éthiopie serait appréciée. L'identification de la zone d'étude se fera en collaboration avec les équipes du CFEE travaillant sur le contemporain.

Contexte de travail

Le doctorant ou la doctorante rejoindra l'IMAF-Condorcet (UMR CNRS, IRD, Université de Paris I, EHESS, EPHE, Aix Marseille Université, http://imaf.cnrs.fr/). Il sera inscrit dans l'école doctorale de l'EHESS mention « Territoires, sociétés, développement » (https://www.ehess.fr/fr/doctorat-territoires-sociétés-développement). Le lauréat (H/F) réalisera des séjours prolongés en Éthiopie et une double affiliation avec le CFEE à Addis-Abeba (https://cfee.cnrs.fr/) est prévue. Le Lauréat (H/F) s'inscrira dans le projet « Réformes et ancrages de l'État dans l'Éthiopie d'Abiy Ahmed : tensions foncières, mobilisations identitaires, pratiques administratives et libéralisations économiques. »

Contraintes et risques

La thèse de doctorat pourra être rédigée en français ou en anglais suivant les préférences de l'étudiant. La thèse sera inscrite dans l'École Doctorale 286 de l'EHESS. Des codirections sont possibles. Exceptionnellement une cotutelle ou une inscription dans une autre école doctorale sont envisageables pour surmonter des complications imprévues, sous réserves qu'une solution administrative simple existerait.
La résidence du lauréat (H/F) dans la région parisienne est privilégiée. Une mobilité géographie nationale et surtout internationale est attendue du doctorant (H/F) pour effectuer ses recherches et participer aux activités du laboratoire et du CFEE (réunions, séminaire, conférences, etc). De longs séjours en Éthiopie (5 mois par an au minimum) sont à prévoir. Ils devront être réalisés en dehors de la capitale et partiellement en milieu rural.

Informations complémentaires

Le candidat (H/F) devra être titulaire d'un diplôme de master ou d'un diplôme équivalent reconnu. Le cas échéant, les dossiers de candidats sur le point de valider leur master pourront être examinés sous réserve de soutenance rapide et dans des délais compatibles avec les exigences administratives d'inscription en thèse et d'attribution du contrat doctoral.
Le niveau en français comme en anglais du candidat doit être suffisant pour être à l'aise dans un contexte francophone (à l'IMAf) et dans un contexte anglophone (Éthiopie). La connaissance d'une ou plusieurs langues parlées en Éthiopie serait un plus, elle n'est pas nécessaire.
La sélection est divisée en 2 étapes : une première sélection sera effectuée sur dossier puis un entretien sera organisé le lundi 12 juillet 2020 pour les candidats (H/F) retenus.
Les dossiers de candidature devront inclure les pièces suivantes :
- Un CV détaillé
- Une lettre de motivation d'une page
- Un projet de thèse de 5 pages
- Les coordonnées d'une ou deux personnes pouvant être contactées si nécessaire
- Les notes de Master 1, et dans la mesure où elles sont déjà disponibles celles du Master 2.
- Une copie PDF du mémoire de Master 2 dans la mesure où il est achevé (même avant soutenance).
- sinon, dans le cas où le candidat n'a pas achevé la rédaction de son mémoire, une copie PDF du mémoire de Master 1, un relevé des notes de Licence et une lettre du directeur du mémoire de Master 2 confirmant la qualité de la candidature et que la soutenance est prochaine.
Des aménagements peuvent être envisagés, au cas par cas, pour adapter les exigences aux variations entre les cursus de Master hors de France ou en fonction des disciplines. Dans ce cas de figure, il serait préférable que le candidat contacte le responsable scientifique du doctorat au préalable (sabine.planel@ird.fr).
La date limite pour l'envoi des candidatures est le mercredi 29 juin 2020.

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