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Doctorant H/F en Sciences de la Terre (Sédimentologie, Géomorphologie)

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Informations générales

Référence : UMR7516-JEAGHI-001
Lieu de travail : STRASBOURG
Date de publication : jeudi 14 mai 2020
Nom du responsable scientifique : J.-F. Ghienne & P. Lajeunesse
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Il s'agit d'un travail de doctorat en 3 ans qui sera proposé en cotutelle entre l'Université de Strasbourg (France) et l'Université Laval (Québec, Canada). Le sujet de thèse est : « Impact de la transition marges glaciaires marines/terrestres sur la réorganisation des inlandsis: paléoglaciologie et signatures morpho-sédimentaires de la déglaciation ». Ce projet vise à analyser les enregistrements morphosédimentaires passés (dernière déglaciation) afin de mieux comprendre —et ainsi contribuer à mieux prédire— comment le réchauffement climatique actuel et futur pourrait impacter la stabilité et/ou la réorganisation des inlandsis modernes (Antarctique et Groenland), au moment où ils passeraient d'un front glaciaire baignant en mer à un front sur terre, c'est-à-dire continental.
L'approche proposée consiste à cartographier, analyser et dater sur un continuum terre-mer les formes de terrain (moraines, linéations glaciaires, etc.) et les sédiments mis en place de part et d'autre d'une telle transition marin/continental au cours de la dernière déglaciation. Cette approche intégrera plusieurs jeux de données avec, à terre, l'analyse de données provenant de la télédétection (topographie LiDAR et photogrammétrique aéroportée et satellitaire) et un travail sur la base de coupes stratigraphiques à lever le long des côtes et des cours d'eau ; en mer : données bathymétriques (échosondeur multifaisceaux), profils sismostratigraphiques et analyses de carottes de sédiments, pour l'essentiel collectées au cours de missions antérieures. Le chantier principal choisi pour ce travail est localisé sur la Côte Nord du St Laurent (Dietrich et al., 2017, doi:10.1038/s41598-017-16763-x ; Lajeunesse et al., 2019, doi : 10.1144/SP475.10). Un chantier secondaire, restant à définir, sera également ouvert (Labrador ? Groenland ?) sur un système analogue. Une partie du financement sera assurée par l'Université Laval.
Ce travail de doctorat sera mené sur le site de Strasbourg, avec également des séjours de plusieurs mois à l'Université Laval. Plusieurs missions d'acquisition de données sur le terrain sont à prévoir entre les mois de juin et septembre de chacune des années de la thèse. Le doctorant contribuera à la rédaction de projets scientifiques pour la recherche de financements complémentaires. Il participera à plusieurs congrès nationaux et internationaux, au cours desquels il présentera ses résultats. Il rédigera et soumettra plusieurs publications dans les grandes revues de la discipline.

Contexte de travail

La personne recrutée sera accueillie à l'Institut de Physique du Globe de Strasbourg (https://eost.unistra.fr/recherche/ipgs/), unité mixte de recherche (UMR 7516) du CNRS et de l'Université de Strasbourg, qui est associée à l'École et Observatoire des Sciences de la Terre (EOST). La thèse sera rattachée à l'École doctorale Sciences de la Terre et de l'Environnement (ED413). L'IPGS est un laboratoire dont les chercheurs font progresser notre compréhension de la structure, du fonctionnement et de l'évolution de la planète Terre. Le travail de doctorat sera réalisé au sein de l'équipe GéOLS regroupant des tectoniciens, des sédimentologues et des pétrologues dont les thématiques scientifiques concernent les processus tectoniques au sens large (déformation, isostasie, exhumation…), les processus de surface (érosion/sédimentation, forçages bio-climatiques…), ainsi que leurs interactions. Ce travail se fera sous la direction de J.-F. Ghienne, chercheur au CNRS, et de P. Lajeunesse, professeur à l'Université Laval de Québec et membre de l'UMR Takuvik (http://www.takuvik.ulaval.ca/). J.-F. Ghienne, géologue sédimentaire, travaille sur l'enregistrement stratigraphique et morphosédimentaire des évolutions paléo-glaciaires tandis que P. Lajeunesse, géomorphologue, est un spécialiste de la dynamique sédimentaire des domaines glaciaires et marins côtiers.

Contraintes et risques

Ce travail de doctorat nécessite une certaine mobilité (séjours multiples au Québec, missions longues sur le terrain, congrès internationaux). Les conditions de travail sur le terrain (zones faiblement habitées et/ou accessibles, impondérables météorologiques, transports et déplacements, hébergement rustique…) requièrent des dispositions pour les activités de pleine nature et une certaine condition physique.
Par ailleurs, la mise en place de la cotutelle imposera des démarches administratives supplémentaires.

Informations complémentaires

La personne recrutée, travaillant sur le terrain (2 à 4 mois) et sur logiciels (SIG), aura reçu une solide formation en Sciences de la Terre, notamment en géologie sédimentaire de terrain, et sera titulaire d'un Master en géosciences. Le double encadrement de la cotutelle lui imposera un travail pluridisciplinaire et en équipe, nécessitant de la curiosité scientifique, de l'intérêt pour les synthèses bibliographiques et une capacité organisationnelle pour la gestion coordonnée des déplacements et des travaux à mener de part et d'autre de l'Atlantique. Elle aura de bonnes aptitudes à la communication orale et écrite pour présenter aux congrès et rédiger projets et articles scientifiques (français et anglais nécessaires).
Les candidatures devront inclure un CV détaillé, une lettre de motivation, aux moins deux références (personnes susceptibles d'être contactées), une copie (ou un lien de téléchargement) du rapport de stage de recherche de Master 2 (à défaut de Master 1), les relevés de notes des deux années de Master (ou d'école d'ingénieur).
Date limite de candidature : 22 juin

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