H/F Doctorat en Astrophysique et Analyse de données

Laboratoire d'Astrophysique de Marseille

MARSEILLE 13 • Bouches-du-Rhône

  • CDD Doctorant
  • 36 mois
  • Doctorat

This offer is available in English version

Cette offre est ouverte aux personnes disposant d’un titre leur reconnaissant la qualité de travailleur handicapé ou travailleuse handicapée.

L'offre en un coup d'oeil

L'unité

Laboratoire d'Astrophysique de Marseille

Type de Contrat

CDD Doctorant

Temps de Travail

Complet

Lieu de Travail

13388 MARSEILLE 13

Durée du contrat

36 mois

Date d'Embauche

01/10/2026

Rémuneration

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Postuler Date limite de candidature : jeudi 11 juin 2026 23:59

Description du Poste

Sujet De Thèse

Sujet de thèse : Machine learning et tests statistiques pour la détection d’anneaux autour d’exoplanètes. Application aux missions spatiales Kepler, TESS et PLATO.

Bien que les quatres planètes géantes du Système solaire possèdent des anneaux, leur origine et leur stabilité à long terme font encore débat. Des découvertes récentes d’anneaux autour d’objets plus petits, tels que Chariclo ou Haumea, ont relancé cette question, suggérant qu’une fraction significative des corps glacés pourrait en être dotée. Dans ce contexte, la détection claire d’anneaux autour d’exoplanètes, même en petit nombre, offrirait des informations inédites sur les mécanismes de formation, la structure et la composition des anneaux dans les systèmes planétaires, y compris des indices pour comprendre ceux du Système solaire.
Pour détecter ces exo-anneaux, la méthode privilégiée est la photométrie de transit, qui permet d’observer des anomalies dans la courbe de lumière d’une étoile lorsqu’elle est partiellement occultée par une planète et ses anneaux. Bien que plusieurs détections aient déjà été suggérées, aucune n’a encore été confirmée dans un système évolué comparable au Système solaire.
Les objectifs de cette thèse financée sont de développer des techniques avancées de détection d’exo-anneaux, d’en évaluer les performances, et de les appliquer à de grands ensembles de données afin d’obtenir de nouvelles détections. Deux types d’approches seront comparés : une approche de tests statistiques fondée sur des rapports de vraisemblance, et une approche d’apprentissage automatique (Machine Learning, ML) basée sur des méthodes standards (réseaux de neurones convolutionnels, SVM, etc.), suivie d’approches moins génériques, mieux adaptées à la nature statistique du problème.
Un aspect important de ce travail concerne la modélisation des propriétés statistiques du bruit dans les courbes de lumière. Nos résultats préliminaires sur l’analyse des données de Kepler montrent, pour certaines courbes de lumière, un écart significatif par rapport à l’hypothèse gaussienne classique. Cela nécessite des modèles de bruit « sur mesure » qui conduiront, tant pour les approches classiques que pour les approches ML, à des méthodes spécifiques permettant un contrôle plus fiable du taux de fausses alertes et une puissance de détection accrue par rapport aux méthodes conventionnelles.
Dans ce cadre, la thèse abordera trois questions principales: Quelles sont les limites théoriques de performance des algorithmes de détection d’exo-anneaux ? Quelle modélisation statistique du bruit affectant les courbes de lumière doit être mise en œuvre, et quel est son impact sur les méthodes de détection ? Quelles découvertes astrophysiques peuvent être obtenues grâce aux méthodes de détection développées sur des données à grande échelle (Kepler, TESS, puis PLATO) ? La recherche de garanties théoriques ou algorithmiques assurant la fiabilité et la robustesse des méthodes de modélisation et de détection constituera un fil conducteur méthodologique de ce travail.

Votre Environnement de Travail

Ce sujet de thèse s'inscrit dans le cadre du projet ANR (intitulé WRAPS : « Where do Rings Appear in Planetary Systems? ») financé en 2025 pour une durée de 5 ans afin d’étudier la question des exo-anneaux (PI : S.Sulis). Le projet de thèse se déroulera sur trois ans au sein du Groupe Systèmes Planétaires (GSP), du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (Unité Mixte de Recherche 7326).

Contraintes et risques

La personne recrutée sera amenée à participer à des conférences internationales en France, en Europe et à l’international.

Rémunération et avantages

Rémunération

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Congés et RTT annuels

44 jours

Pratique et Indemnisation du TT

Pratique et indemnisation du TT

Transport

Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€

À propos de l’offre

Référence de l’offre UMR7326-ANAMEK-130
Section(s) CN / Domaine de recherche Astrophysique

À propos du CNRS

Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.

Le CNRS

Les métiers de la recherche

Créer une alerte

Ne manquez aucune opportunité de trouver le poste qui vous correspond. Inscrivez-vous gratuitement et recevez les nouvelles offres directement dans votre boite mail.

Créer une alerte

H/F Doctorat en Astrophysique et Analyse de données

CDD Doctorant • 36 mois • Doctorat • MARSEILLE 13

Ces offres pourraient aussi vous intéresser !

    Toutes les offres