Doctorant (H/F) : Étude théorique de la stabilité thermique de fluides de travail réactifs pour les centrales de production d'énergie
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire Réactions et Génie des Procédés
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
54001 NANCY
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/11/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : lundi 10 août 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Contexte :
Cette thèse est réalisée dans le cadre du programme SPARTA, soutenu par le Gouvernement français afin de favoriser la décarbonation de l'industrie et de contribuer à l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050.
L'objectif du projet SPARTA est de développer un système de conversion d'énergie innovant utilisant une source de chaleur non fossile à haute densité énergétique, en particulier les technologies nucléaires de quatrième génération. En remplaçant le traditionnel couple eau/vapeur par des fluides de travail réactifs, le projet vise à améliorer significativement la compacité et le rendement des cycles thermodynamiques au-delà des performances actuellement atteintes.
Le consortium réunit deux partenaires industriels, NEEXT et EDF Arabelle Solutions, ainsi qu'un partenaire académique, le LRGP.
Objectifs de la thèse :
Les fluides de travail réactifs susceptibles d'améliorer le rendement des centrales doivent répondre à plusieurs exigences. Le gain de performance attendu repose sur l'existence d'une réaction chimique réversible évoluant selon un état d'équilibre au cours des différentes étapes du cycle thermodynamique sous l'effet des variations de température et de pression. Cette réaction doit être suffisamment rapide pour que l'équilibre chimique soit atteint quasi instantanément après toute modification des conditions opératoires. Elle doit également rester unique et totalement réversible afin que le fluide conserve son intégrité chimique au fil des cycles de fonctionnement.
Cependant, de nombreux composés candidats sont des espèces organiques et sont donc susceptibles de se décomposer thermiquement lorsqu'ils sont exposés à des températures élevées (généralement comprises entre 200 et 400 °C, selon le composé considéré). Les conditions de température et de pression conduisant à cette décomposition varient fortement d'une molécule à l'autre, car elles dépendent directement de la structure moléculaire et de la stabilité des liaisons chimiques. Déterminer avec précision le domaine de fonctionnement dans lequel aucune décomposition thermique ne se produit constitue donc un enjeu majeur pour la sélection et l'utilisation sûre de ces fluides de travail dans les futurs systèmes de conversion d'énergie.
Cette thèse portera principalement sur l'étude théorique de la décomposition thermique de fluides de travail réactifs potentiels, en particulier des acides organiques, capables de former des dimères aussi bien en phase gazeuse qu'en phase liquide via une réaction d'équilibre réversible.
La partie théorique du projet consistera à développer un outil prédictif fondé sur la chimie computationnelle, permettant d'étendre les études de stabilité à un large éventail de conditions opératoires. Les modèles développés seront validés à partir des données expérimentales acquises dans le cadre de cette étude.
Profil recherché :
Nous recherchons un(e) candidat(e) fortement motivé(e), titulaire d'un Master en génie chimique, chimie computationnelle ou dans un domaine équivalent.
Des compétences et une expérience en chimio-informatique (chemoinformatics) seront particulièrement appréciées.
Le ou la candidat(e) devra maîtriser le langage Python, qui offre de nombreuses bibliothèques dédiées à la chimio-informatique (par exemple RDKit, Open Babel, etc.).
Une bonne maîtrise de l'anglais, à l'écrit comme à l'oral, est indispensable. Le candidat devra également apprécier le travail en équipe et évoluer dans un environnement de recherche pluridisciplinaire.
Le doctorant ou la doctorante prendra part à un projet stratégique dont les résultats attendus sont essentiels à son développement et à la poursuite des activités de recherche associées. À ce titre, un fort investissement, un haut niveau d'exigence scientifique ainsi qu'une grande rigueur seront attendus.
Votre Environnement de Travail
Le Laboratoire Réactions et Génie des Procédés (UMR 7274) est une unité mixte du CNRS et de l'Université de Lorraine créée le 1er janvier 2010 et basée à Nancy. Son objectif scientifique général concerne l'étude des procédés pris dans leur globalité et leur complexité. Le LRGP développe des connaissances scientifiques et technologiques nécessaires à la conception, l'étude, la conduite et l'optimisation des procédés complexes de transformation physico-chimiques et biologiques, de la matière et de l'énergie. L'unité compte plus de 300 personnes, avec près de 20 chercheurs CNRS, 80 enseignants chercheurs, 45 personnels techniques et administratifs et 180 personnels non permanents (chercheurs sur contrats, 85 doctorants, post-doctorants, masters.
Ce projet de recherche sera réalisé dans l'axe CiTherE qui est constitué de spécialistes en cinétique chimique, thermodynamique et génie de la réaction chimique. Les domaines d'études sont principalement centrés sur l'énergie et ont pour objectif le développement de systèmes énergétiques plus performants, plus économes et plus respectueux de l'environnement, à travers une approche couplant la chimie physique et le génie des procédés. Les travaux expérimentaux et théoriques développés au sein de cet axe conduisent à une approche originale permettant de passer de la compréhension et de la modélisation des phénomènes à l'échelle moléculaire à l'échelle du réacteur ou du procédé.
La personne recrutée fera partie du groupe de cinétique radicalaire possédant une longue expérience dans le domaine de la cinétique des réactions de pyrolyse, d'oxydation et de combustion qui recouvre des domaines d'études tels que la formation et l'exploitation du pétrole, la combustion dans les moteurs ou brûleurs, la formation de polluants ou encore la destruction de toxiques chimiques par voie thermique.
Le poste se situe dans un secteur relevant de la protection du potentiel scientifique et technique (PPST), et nécessite donc, conformément à la réglementation, que votre arrivée soit autorisée par l'autorité compétente du MESR.
Le poste se situe dans un secteur relevant de la protection du potentiel scientifique et technique (PPST), et nécessite donc, conformément à la réglementation, que votre arrivée soit autorisée par l'autorité compétente du MESR.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR7274-OLIHER-005 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Mathématiques et interactions des mathématiques |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
Créer une alerte
Ne manquez aucune opportunité de trouver le poste qui vous correspond. Inscrivez-vous gratuitement et recevez les nouvelles offres directement dans votre boite mail.