En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)

Contrat doctoral - Sonde atomique Tomographique de nouvelle génération pour l'analyse de minéraux - (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : vendredi 20 mai 2022

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Informations générales

Référence : UMR6634-CHRVUR-037
Lieu de travail : ST ETIENNE DU ROUVRAY CEDE
Date de publication : vendredi 29 avril 2022
Nom du responsable scientifique : François VURPILLOT
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 septembre 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Contexte scientifique :
La décennie à venir verra le retour, par des missions spatiales majeures, d'échantillons exceptionnels d'objets du système solaire qui apporteront des informations essentielles sur la formation planétaire. L'étude de ces échantillons, de taille microscopique, exige le développement d'instruments de caractérisation ayant des performances jamais atteintes jusqu'à l'échelle atomique. L'objectif de la thèse sera de mettre en œuvre la stratégie nécessaire au développement d'une nouvelle génération de sonde atomique tomographique dédiée à l'analyse d'échantillons géologiques pour, en particulier, améliorer significativement leurs mesures quantitatives et isotopiques à l'échelle nanométrique. Le(la) doctorant(e) bénéficiera de l'étroite collaboration entre chercheurs et ingénieurs du GPM à Rouen (INP), et chercheurs en cosmochimie et minéralogie/géochronologie de laboratoires INSU (IMPMC et LGL-TPE).
Ce contrat doctoral est financé par le CNRS dans le cadre de la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires et l'appel d'offre 80 PRIME, projet STARLION.

Programme de la thèse :
La thèse portera sur le développement des capacités de la Sonde Atomique Tomographique (SAT) pour fournir des mesures quantitatives fiables de compositions élémentaires et isotopiques de matériaux géologiques. Le(la) doctorant(e) travaillera sur 3 axes principaux :
- Un premier axe d'amélioration concerne le contrôle de l'évaporation par effet de champ sous impulsion laser.
- Un deuxième axe vise à optimiser les performances de détection.
- Le troisième axe concerne le développement de nouveaux outils logiciels permettant d'améliorer la mesure de composition à partir des spectres de masse.
Dans ces 3 axes, le(la) doctorant(e) analysera des standards géologiques, comme par exemple des monazites synthétiques avec une ou plusieurs terres rares et de composition connue, ainsi que des verres et des minéraux synthétiques (comme l'olivine et les spinels) synthétisés à partir d'oxydes mono-isotopiques. L'utilisation de ces standards permettra de valider les approches instrumentales et de traitement de données inédites proposées dans ce projet.

Contexte de travail

L'équipe d'encadrement est répartie dans 4 laboratoires rattachés à 3 instituts différents du CNRS (INP, INSU et INS2I). Le (la) doctorant(e) sera impliqué(e) dans ce projet très interdisciplinaire avec une codirection de François Vurpillot (GPM), Anne-Magali Seydoux-Guillaume (LGL-TPE) et Mathieu Roskosz (IMPMC). Il (elle) bénéficiera de plus du co-encadrement de F. Danoix (GPM), qui le (la) formera à l'analyse par Sonde Atomique et l'usinage par FIB. Enfin, Pierre-Olivier Amblard et Olivier Michel (GIPSA-lab), compléteront le consortium en apportant une expertise dans le domaine de l'apprentissage automatique.

Le GPM (Groupe de Physique des Matériaux, UMR CNRS 6634) est structuré en 5 départements: Matériaux-Vieillissement-Mécanique, Instrumentation Scientifique, Nanosciences, Systèmes Désordonnés-Polymères et Nano-Santé-Physique. Il rassemble 160 personnels dont 60 Enseignants-Chercheurs/Chercheurs, 30 ITA et 70 Doctorants/PostDoct/Stagiaires. Le laboratoire est situé sur le Campus Sciences et Ingénierie Rouen Normandie (à Saint Etienne du Rouvray), au sein de l'Université de Rouen Normandie et de l'INSA Rouen Normandie (7000m2).
Le doctorant ou la doctorante recruté(e) sera rattaché(e) au département d'Instrumentation Scientifique en collaboration avec le département Métallurgie, Microstructure et Mécanique.
Le département d'Instrumentation Scientifique est reconnu comme un leader à l'échelle internationale dans le développement d'instrument de nano-analyse des Matériaux, avec comme fer de lance la sonde atomique tomographique. Le département est constitué de 8 enseignants-chercheurs, et forme environ 3 nouveaux doctorants par an qui deviennent des spécialistes reconnus à l'échelle nationale et international dans ce domaine en plein développement. Depuis 25 ans, le département valorise ces avancées au travers d'une collaboration avec la société CAMECA, leader industriel dans le domaine de la SAT. Le CNRS gère les brevets et contrats de licences issus de ces recherches. Notons que l'instrumentation scientifique à l'appui d'un personnel technique intégré de 6 Ingénieurs et assistants-ingénieurs.
L'instrumentation scientifique est une discipline remarquée en Sciences de la Matière (une sous-thématique de la 28ème section du CNU, ou de la section 5 du CNRS) mais qui demande des compétences extrêmement larges dans les domaines de la physique (Matériaux, Cryogénie, Optique, Physique atomique, …), de l'électronique, et des sciences des données. Cette activité de recherche est née avec le laboratoire il y a plus de cinquante ans, et a été poursuivi de manière continue avec un succès peu commun par plusieurs générations de chercheurs et ingénieurs qui se sont passé le relai de l'excellence scientifique.

Contraintes et risques

Risques électriques (travail sur prototype utilisant de la haute tension)
Risques laser (travail sur prototype utilisant des lasers impulsionnels)
Risques chimiques (préparation électrochimiques des échantillons métalliques)

Informations complémentaires

Nous recherchons un(e) étudiant(e) très motivé(e) titulaire d'un master ou diplôme d'ingénieur équivalent avec une solide formation en physique de la matière condensée ou en Sciences des (nano)matériaux. Curiosité scientifique, fort intérêt pour les travaux expérimentaux et l'analyse de données, intérêt pour les sciences de la Terre, compétences en communication écrite et orale sont requises. Des connaissances dans les instruments à faisceaux d'ions focalisés seront appréciées, même si elles ne sont pas obligatoires.

On en parle sur Twitter !