CDD Doctorant (H/F) : Recherche de courants exotiques dans la désintégration bêta du 6He : analyse des effets systématiques et perspectives pour la phase II du projet bSTILED
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire de physique corpusculaire - Caen
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
14050 CAEN
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/10/2026
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : mercredi 24 juin 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
Contexte
La recherche de courants exotiques dans l’interaction faible constitue un enjeu majeur en physique des interactions fondamentales pour chercher de la physique au-delà du Modèle Standard. Le paramètre d’interférence de Fierz dans la décroissance bêta y est une sonde privilégiée. Le projet ANR bSTILED, fruit d’une collaboration entre plusieurs laboratoires français et l’IRL NPA (CNRS-Michigan State University), vise à mesurer ce paramètre avec une précision donnant des contraintes rivalisant avec celles des expériences obtenues à haute énergie au LHC. Deux campagnes expérimentales ont été menées au GANIL à l’aide de scintillateurs YAP:Ce, permettant d’extraire la forme du spectre en énergie des particules bêta avec une statistique suffisante. L’analyse en cours révèle deux effets systématiques critiques :
• le rayonnement de freinage des électrons, qui fausse la mesure de l’énergie,
• l’incertitude sur la linéarité de la réponse des détecteurs YAP:Ce, nécessitant une calibration très précise ou des approches alternatives dans l’analyse des spectres.
Objectifs de la thèse
1. Finaliser l’analyse des données (Phase I)
Le cœur de la thèse consistera à caractériser et corriger les effets systématiques identifiés, en combinant des approches expérimentales et des simulations.
• Rayonnement de freinage : une à deux campagnes de mesures seront réalisées à la Facility for Rare Ion Beams (FRIB) située dans le campus de la Michigan State University (MSU) à partir de 2027 avec le détecteur MTAS (du Oak Ridge National Laboratory), particulièrement adapté pour quantifier cet effet avec une grande précision.
• Linéarité des détecteurs YAP:Ce : Le doctorant mènera des mesures de calibration au Laboratoire National Henri Becquerel (CEA) avec des sources radioactives spécialement conçues et développera des simulations pour modéliser la réponse des détecteurs.
Ces travaux aboutiront à la publication de nouvelles limites sur le paramètre de Fierz dans une décroissance de type Gamow-Teller, marquant la conclusion de la Phase I du projet bSTILED.
2. Prospective pour la Phase II
La Phase II du projet vise une amélioration d’un facteur 4 de la précision. Pour y parvenir, le doctorant explorera la faisabilité soit d’une détection basée sur des détecteurs semiconducteurs, soit une détection basée sur des scintillateurs inorganiques de grand volume. Ce volet inclura :
• Une étude de conception des détecteurs et de leur intégration dans un environnement expérimental.
• Une évaluation des gains attendus en sensibilité, via des simulations et des tests préliminaires.
Le doctorant / La doctorante sera amené(e) à effectuer des séjours réguliers à l’IRL NPA pour, d’une part, mener à bien les mesures avec le détecteur MTAS à FRIB et, d’autre part, bénéficier pleinement de l’encadrement du professeur O. Naviliat-Cuncic, initiateur du projet bSTILED et membre de l’IRL NPA.
Profil recherché
Étudiant(e) de Master 2 en Physique nucléaire et éventuellement en physique des particules élémentaires. Bonne maîtrise d’outils d’analyse de données et de simulation (ROOT, GEANT4 et/ou équivalents). Expérience en instrumentation nucléaire souhaitée, en particulier dans le domaine des calorimètres (scintillateurs, semiconducteurs). Un bon niveau d’anglais (B2 ou supérieur) est également requis.
Le financement de cette thèse a obtenu le soutien financier du CNRS à travers les programmes interdisciplinaires de la MITI.
Votre Environnement de Travail
Le(a) candidat(e) retenu(e) sera affecté(e) au Laboratoire de Physique Corpusculaire de Caen (LPCC - UMR6534, dans l'équipe Mesures de Précision à Basse Énergie qui compte 18 agents : 6 permanents, 2 Chaires Professeurs Junior, 4 post-docs et 6 doctorants.
Le LPC CAEN, comptant environ 120 personnels, est une unité mixte de Recherche (UMR6534) dépendant de trois tutelles : le CNRS, l’Université de Caen Normandie (UNICAEN) et l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Caen (ENSICAEN). Il est situé sur le Campus 2 de l’Université de Caen Normandie (Campus Côte de Nacre) et fait partie du parc de recherche de l’ENSICAEN (www.lpc-caen.in2p3.fr/).
Contraintes et risques
Rayonnements ionisants / déplacements en France et à FRIB, Michigan State University.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR6534-AURGON-052 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Interactions, particules, noyaux, du laboratoire au cosmos |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
Créer une alerte
Ne manquez aucune opportunité de trouver le poste qui vous correspond. Inscrivez-vous gratuitement et recevez les nouvelles offres directement dans votre boite mail.