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Doctorant - H/F -

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
- Français-- Anglais

Date Limite Candidature : lundi 29 juillet 2024 23:59:00 heure de Paris

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Informations générales

Intitulé de l'offre : Doctorant - H/F -
Référence : UMR5269-NADMIC-021
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : GRENOBLE
Date de publication : lundi 8 juillet 2024
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2024
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : La rémunération est d'un minimum de 2135,00 € mensuel
Section(s) CN : Interactions, particules, noyaux du laboratoire au cosmos

Description du sujet de thèse

Modèles, méthodologies, outils et indicateurs pour l'évaluation des impacts et bénéfices de l’agrivoltaïsme : résilience et transition pour le système énergétique électrique et alimentaire de l'échelle locale à l'échelle globale pour une approche participative et scientifique ouverte

Contexte de travail

: Le Laboratoire G2elab de Génie Électrique de Grenoble est une unité mixte de recherche (UMR 5269) de Grenoble INP - UGA, de l'Université Grenoble Alpes et du CNRS, dans le domaine de la Recherche en Génie Électrique.
Il couvre un spectre scientifique qui va des matériaux et des composants, pour aboutir à la conception et au pilotage de systèmes d’énergie électrique. Son action peut être résumée par les mots clefs suivants : énergie électrique, matériaux, procédés et systèmes innovants, modélisation et conception.
Avec plus d'une centaine de personnels permanents, une centaine d'étudiants en doctorat et 70 autres acteurs comme les master, les post-docs ou les professeurs invités, le G2Elab s'impose dans ces domaines comme un acteur majeur au niveau national et international, au cœur de l’efficacité énergétique des composants et systèmes. Ce projet s'inscrit au sein de l'équipe MAGE
D’après les feuilles de routes pour la transition énergétiques établies par les acteurs institutionnels français (ADEME, RTE) et les acteurs institutionnels à l’échelle internationale (AIE), un consensus émerge quant à une trajectoire pour la transition énergétique qui devra mobiliser massivement les énergies décarbonées dont le solaire. Se pose dès lors la question du déploiement territorial de ce potentiel de production solaire, nécessairement consommateur de ressources en termes d’espace. Emerge, par suite la question, voire les controverses entre déploiement massif du potentiel solaire sur les surfaces déjà artificialisées (comme les bâtiments, les parkings, …) et déploiement sur des surfaces qui pourraient être dédiées à d’autres usages comme l’agriculture. L’agrivoltaïsme ouvre la voie d’un potentiel compromis (INRAE 24) en permettant un usage simultané de la surface mobilisée pour l’agriculture et la production d’énergie. Pour autant la pertinence de ce compromis ne fait pas nécessairement l’unanimité entre tous les acteurs et dans les débats publics (Carausse, Sartre 2023). Une forme de consensus semble cependant émerger sur le fait que ce type de question a vocation à être abordées par une nouvelle forme de débats participatifs et plus ouverts entre les acteurs et les parties prenantes, et ceci des échelles locales et de proximité, jusqu’aux échelles plus globales concernant l’impact énergétique, géographique et environnement à l’échelle nationale et à l’échelle des transitions sur la longue durée. Il s’agit notamment de trouver des compromis entre acteurs de l’agriculture et acteurs du secteur de l’énergie, et d’impliquer les acteurs locaux territoriaux, dont les citoyens (Russeil 2023)

L’intention initiale sera de partir de la science des systèmes électriques, en partant d’un frameworks de modélisation et d’optimisation pour les systèmes énergétiques, avec l’environnement OMEGALPES développé au G2ELAB (modèles d’optimisation de type mixte linéaires), qui permet de modéliser les contraintes, des impacts et objectifs pour les systèmes électriques énergétiques à l’échelle d’un territoire. L’objectif sera de compléter la bibliothèque de modèle de type mixte linéaire pour optimiser les compromis à opérer avec une occupation du territoire et des infrastructures en vue d’une production agricole par le vecteur de l’agrivoltaïsme, et permettre de faire la jonction avec les modèles développés par les sciences du photovoltaïque, du génie agricole et de l’économie , qui de par la nature mathématique et les échelle considérées sont compatibles avec l’environnement de modélisation que nous proposons.
La vocation du travail de recherche proposé sera cependant aussi, partant de cas documentés et ou de terrains accessibles sur lesquels des opérations d’agrivoltaïsme sont en cours ou à venir, de faire d’une analyse des questions, des débats, et potentiellement des controverses, et de voir dans quelle mesure des indicateurs et des outils pourraient venir éclairer le débat, dans lequel le framework d’optimisation précédemment proposé pourrait intervenir comme outil d’éclairage et d’aide à la décision pour les acteurs. On pourra en particulier s’intéresser à des indicateurs et une méthodologie à l’interface des enjeux géographiques et d’occupation des sols (notamment en fonction du type d’agriculture envisagée entre typiquement culture maraichère et élevage) et des enjeux pour le système énergétique (typiquement autour des perspectives d’autoconsommation et d’autoproduction, et du potentiel de l’agrivoltaïsme à fournir de manière soutenable une énergie décarbornée à différentes échelles d’espace et de temps ;on pourrait aussi regarder les potentiels de résilience offert par l’agrivoltaïsme à ces différentes échelles).
L’ambition scientifique est résolument de développer une approche socio-technique à l’interface des sciences des systèmes et des sciences sociales, et d’apporter une contribution dépassant la « simple » science pour l’innovation, pour aller vers une science pour la société, avec la perspective d’indicateurs et d’une méthodologie pour puisse irriguer et fluidifier le dialogue entre acteurs (si possible de manière participative), desquels doit émerger un consensus, projet par projet, sur la pertinence ou pas pour ces mêmes acteurs locaux du projet d’agrivoltaïsme en cours d’études.


Le poste se situe dans un secteur relevant de la protection du potentiel scientifique et technique (PPST), et nécessite donc, conformément à la réglementation, que votre arrivée soit autorisée par l'autorité compétente du MESR.

Contraintes et risques

Pas de risque particulier