Doctorat: Dynamique Quantique Moléculaire sur Ordinateur Quantique : Vers une Simulation Unifiée Électrons-Noyaux (H/F)
Nouveau
- CDD Doctorant
- 36 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Institut Charles Gerhardt Montpellier
Type de Contrat
CDD Doctorant
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
34293 MONTPELLIER
Durée du contrat
36 mois
Date d'Embauche
01/01/2027
Rémuneration
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Postuler Date limite de candidature : mardi 15 septembre 2026 23:59
Description du Poste
Sujet De Thèse
La simulation quantique des molécules représente l’une des applications les plus prometteuses des ordinateurs quantiques. Les méthodes classiques de chimie quantique ab initio se heurtent à des limites fondamentales, notamment l’explosion exponentielle de la taille de l’espace de Hilbert avec le nombre d’électrons et l’approximation de Born-Oppenheimer, qui découple artificiellement les mouvements électroniques et nucléaires. Cette dernière néglige ainsi les effets non-adiabatiques, tels que les transitions électroniques induites par le mouvement des noyaux, particulièrement important dans les dynamiques ultra-rapides.
Les ordinateurs quantiques offrent une alternative en encodant directement la fonction d’onde électronique et nucléaire dans des qubits ou qudits, ce qui permet d’envisager la simulation de systèmes aujourd’hui intraitables classiquement. Cependant, la plupart des algorithmes actuels, comme le VQE ou le QPE, se concentrent sur l’état fondamental électronique en considérant les noyaux comme figés. Le défi majeur reste donc de simuler la dynamique quantique complète d’une molécule en traitant électrons et noyaux sur un pied d’égalité, sans découplage arbitraire.
Cette thèse vise à développer un formalisme unifié pour la dynamique quantique moléculaire sur ordinateur quantique, en intégrant explicitement les degrés de liberté électroniques et nucléaires. L'objectif est d'adapter des algorithmes quantiques existants pour la dynamique temporelle, de la dynamique électron-noyaux ou de la dynamique moléculaire non-adiabatique. Cela inclut la trotterisation de l’opérateur d’évolution temporelle, le développement d’algorithmes variationnels comme le Time-Dependent Variational Quantum Eigensolver (TD-VQE), ou encore l’utilisation de méthodes hybrides quantique-classique pour la propagation temporelle. Une attention particulière sera portée à la réduction de la complexité via des bases adaptatives ou des approximations contrôlées pour les termes non-adiabatiques.
L’implémentation et la validation des algorithmes seront menées sur des simulateurs quantiques classiques comme Qiskit ou MyQLM, ainsi que sur du matériel quantique réel en tenant compte des contraintes NISQ. Les cas tests incluront des molécules diatomiques simples comme H₂⁺ ou H₂ pour valider la méthode, et des dynamiques ultra-rapides comme la photo-dissociation ou le transfert de proton.
Enfin, une analyse des limites et de la scalabilité sera menée, en évaluant notamment le coût en qubits et en portes pour des molécules réalistes comme H₂O, N₂, ou la formaldimine, ainsi que la robustesse aux erreurs et aux bruits.
Votre Environnement de Travail
Le Département Chimie Physique Théorique & Modélisation concentre des compétences méthodologiques et applicatives variées en chimie quantique, dynamique quantique non-adiabatique et dynamique moléculaire classique et ab initio. Son cœur de métier est d’exploiter/améliorer les modèles fondamentaux et les méthodes modernes de la chimie théorique dans le but de mieux décrire les relations entre structure et propriétés physico-chimiques pour des architectures complexes allant des édifices moléculaires aux solides périodiques en passant par les nanoparticules et les interfaces.
L’ambition historique du Département est de rester au contact de l’expérience en développant des méthodes théoriques formelles, conceptuelles, algorithmiques ou computationnelles et des outils d’analyse capables de répondre aux défis de demain dans des domaines d’application à fort impact sociétal comme le développement écoresponsable, la protection de l’environnement et la transition énergétique. Cette synergie Développement/Application est la clef de voûte des activités de recherche du département et transcende les spécificités des objets et observables abordés pour co-construire une stratégie globale rationnelle, à vocation prédictive, de la structure d’édifices complexes, de leurs propriétés physiques et de leur réactivité chimique au sens large.
Le département est situé à l'Institut Charles Gerhardt Montpellier (ICGM). Il comporte 14 chercheurs/chercheuses permanent.e.s, 4 CDD Post-doctorant.e.s, et 5 doctorant.e.s.
Contraintes et risques
Aucune contrainte ni risque.
Rémunération et avantages
Rémunération
La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR5253-BRUSEN-007 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Chimie physique, théorique et analytique |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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