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Thèse financée (3 ans) sur la modélisation des biais comportementaux chez le mandrill par intelligence artificielle (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : mercredi 21 octobre 2020

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Informations générales

Référence : UMR5175-JULREN-001
Lieu de travail : MONTPELLIER,MONTPELLIER
Date de publication : mercredi 30 septembre 2020
Nom du responsable scientifique : Julien RENOULT
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 décembre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

L'étude du traitement cérébral de l'information permet de mieux comprendre comment les signaux de communication influencent les comportements. Cependant, les méthodes traditionnellement utilisées pour étudier le cerveau ne sont applicables qu'à un nombre limité d'espèces modèles. L'intelligence artificielle (IA) offre quant à elle de nouvelles perspectives pour modéliser les processus cérébraux et les étudier ainsi hors des laboratoires. Dans ce projet, la/le doctorant.e utilisera l'IA pour explorer les liens entre le traitement cérébral de l'information et les comportements complexes exprimés par des primates non-humains dans leur environnement naturel. Elle/il étudiera l'influence de la perception des visages sur les comportements socio-sexuels chez le mandrill (Mandrillus sphinx), un primate d'Afrique Centrale, en s'appuyant sur un programme de recherche à long terme étudiant une population de plus de 300 mandrills sauvages depuis 2012 au Gabon. Dans une première partie de la thèse, elle/il étudiera les liens entre la ressemblance faciale et la reconnaissance d'individus apparentés. Il/elle utilisera l'IA et une base photographique de plus de 19 000 portraits de mandrills pour quantifier la ressemblance faciale entre les individus de la population étudiée. Elle/il explorera les mécanismes permettant aux mandrills d'évaluer leur propre ressemblance aux autres individus avec lesquels ils interagissent quotidiennement, le lien entre la ressemblance parents-enfants et l'investissement parental, comment la ressemblance entre adultes permet de limiter les relations consanguines, et enfin dans quelle mesure les ressemblances faciales fortuites induisent, entre individus non apparentés, des biais comportementaux en tant que sous-produits de la sélection de parentèle.
Dans un second temps, la/le doctorant.e s'intéressera à l'influence de l'efficacité du traitement cérébral de l'information sur les comportements socio-sexuels. Les sciences cognitives ont récemment révélé qu'un signal de communication traité efficacement dans le cerveau du récepteur a tendance à induire une évaluation positive de l'émetteur et des comportements d'attirance chez le récepteur. Ces résultats proviennent d'études menées chez les humains et en laboratoire, mais leurs implications chez les autres espèces et en milieu naturel sont inconnues. Dans ce projet, et pour la première fois en sciences cognitives, l'étudiant.e utilisera l'IA pour quantifier l'efficacité du traitement de l'information dans le cerveau. Elle/il quantifiera l'efficacité du traitement des visages chez les mandrills et testera l'hypothèse qu'un visage traité efficacement augmente l'attractivité visuelle et donc le succès reproducteur, l'intégration sociale et les soins parentaux.

Contexte de travail

Le travail se déroulera au CEFE (UMR5175), situé à Montpellier. Le CEFE accueille plus de 300 chercheurs et étudiants en écologie et biologie évolutive, ce qui en fait l'un des plus grands laboratoires en Europe dans le domaine. La/le doctorante sera intégrée à l'équipe E3CO travaillant sur la communication animale, au sein du département de biologie évolutive.

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