H/F – CDD Doctoral 36 mois – Développement de méthodes permettant de mieux prédire l’impact des prélèvements sur les populations animales exploitées.

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Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive

MONTPELLIER • Hérault

  • CDD Doctorant
  • 36 mois
  • Doctorat

This offer is available in English version

Cette offre est ouverte aux personnes disposant d’un titre leur reconnaissant la qualité de travailleur handicapé ou travailleuse handicapée.

L'offre en un coup d'oeil

L'unité

Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive

Type de Contrat

CDD Doctorant

Temps de Travail

Complet

Lieu de Travail

34293 MONTPELLIER

Durée du contrat

36 mois

Date d'Embauche

01/10/2026

Rémuneration

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Postuler Date limite de candidature : lundi 11 mai 2026 23:59

Description du Poste

Sujet De Thèse

Ce projet de thèse s’inscrit dans une collaboration entre l’Office Français de la Biodiversité et le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, se focalisant sur la dynamique des populations d’espèces exploitées par l’homme dans le but de développer des stratégies de gestion adaptées. Il vise spécifiquement à développer, explorer et évaluer de nouvelles méthodes d’analyse statistiques et de diagnostic mobilisant différentes sources de données pour améliorer les estimations de taille de populations, de tendances temporelles des variations d’effectifs, ainsi que celles des autres paramètres démographiques (survie, fécondité, succès reproducteur, etc.). Ces modèles de population intégrés (IPM) sont de plus en plus utilisés en écologie. Ils présentent des avantages évidents comme la possibilité d’estimer certains paramètres difficiles à estimer sur des jeux de données séparés et améliorer leur précision mais nécessitent des précautions particulières pour éviter d’aboutir à des résultats irréalistes. La finalité de ces travaux sera notamment de mieux évaluer la durabilité des prélèvements liés à l’exploitation (chasse ou pêche) pour différents taxons, aux traits d’histoire de vie variés, ce qui constitue un élément essentiel pour généraliser les approches de gestion adaptative. Des IPM ont déjà été utilisés pour prédire l’impact des prélèvements sur la dynamique des populations animales exploitées. Cette collaboration vise à tenir compte de manière plus fine des différents types de prélèvements, selon leur chronologie, leur répartition spatiale, la catégorie des individus ciblés, etc., ceci en considérant un large spectre démographique (espèces rapides – espèces lentes) chez trois grands groupes de vertébrés (mammifères, oiseaux et poissons). Les résultats attendus sont d’abord d’ordre méthodologique : proposer de nouvelles méthodes ou améliorer des méthodes existantes pour accroître nos connaissances sur les paramètres des populations et l’impact des prélèvements sur leur dynamique. Ils permettront également d’estimer des paramètres qui sont à ce jour encore inconnus ou imprécis pour un certain nombre d’espèces et donc de fournir les éléments que les politiques pourront utiliser dans leurs arbitrages relatifs aux réglementations nationales et européennes à adopter dans le cadre de la gestion adaptative. A plus long terme, un des enjeux opérationnels du projet sera d’être capable de prédire la trajectoire d’une population en fonction du prélèvement (intensité, catégories sexe/âge, etc.), en tenant compte de l’impact des autres pressions et notamment du changement climatique, afin de pouvoir proposer des scenarii de gestion robustes en fonction des objectifs d’évolution de population. Il permettra aussi de mieux comprendre quelles sont les données à collecter (et les plans d’échantillonnage afférents) pour répondre à ces enjeux.
Pour répondre à ces objectifs, le projet s’appuiera sur le développement de modèles intégrant différentes sources de données dont la collecte est coordonnée par l’OFB (notamment des suivis à long terme sur les ongulés sauvages, les anatidés, les bécasse et bécassines ou les salmonidés) ou disponibles auprès de partenaires et d’acteurs de terrain (par exemple des associations de chasseurs). Le projet s’appuiera sur plusieurs cas d’études aux fonctionnements démographiques variés pour que les résultats soient généralisables au plus grand nombre d’espèces exploitées.

Activités
- Recherche bibliographique
- Analyse de données de capture-marquage-recapture, de fécondité, de structure et taille de population et de prélèvements cynégétiques
- Développement et ajustement de modèles de population intégrés
- Développement de simulations pour valider la pertinence des modèles
- Rédaction d’articles internationaux
Compétences attendues
- Connaissances / intérêt pour la gestion de la faune sauvage
- Forte compétence en modélisation statistiques notamment dans un cadre bayésien
- Compétences en démographie et en dynamique des populations animales
- Une expérience antérieure dans le développement de modèles de population intégrés serait un plus, de même qu’une expérience antérieure sur des thématiques d’espèce exploitée

Savoir-être
- Capacité à travailler activement en collaboration avec des partenaires locaux et distants
- Autonomie dans le travail et notamment la gestion et l’analyse de données

Votre Environnement de Travail

La personne sera un maillon essentiel du partenariat entre le CEFE et l’OFB. Il/elle sera basé-e au CEFE dans l’équipe HAIR (Human-Animal Interactions) qui est une équipe en pointe sur la modélisation en dynamique des populations. La personne sera encadrée par Aurélien BESNARD au CEFE (directeur d’étude de l’EPHE au CEFE dans l’équipe HAIR) et Kévin LE REST à l’OFB (chargé de recherche au sein de la direction recherche et appui scientifique).
Il interagira également avec d’autres personnes impliquées dans ce partenariat et sera amené à se déplacer sur différentes implantations de l’OFB pour rencontrer certaines d’entre-elles, en particulier à Pérols (34), Châteauvillain (52) et Nantes (44) qui accueillent plusieurs chargés de recherche de l’OFB impliqués sur les questions de gestion adaptative des espèces exploitées.Il/elle travaillera également de manière plus étroite avec Maryline Pellerin (OFB, chargée de recherche au sein de la direction de la recherche et appui scientifique), notamment sur les questions/données concernant les ongulés sauvage.
A noter que dans le cadre de ce projet, un post-doctorant vient d’être recruté pour une durée de 2 ans. La personne travaillera en étroite collaboration avec ce post-doctorant.

Rémunération et avantages

Rémunération

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Congés et RTT annuels

44 jours

Pratique et Indemnisation du TT

Pratique et indemnisation du TT

Transport

Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€

À propos de l’offre

Référence de l’offre UMR5175-AURBES-036
Section(s) CN / Domaine de recherche Biodiversité, évolution et adaptations biologiques : des macromolécules aux communautés

À propos du CNRS

Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.

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