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Chercheur postdoctorant H/F en archéologie de l'Asie du Sud

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

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Informations générales

Référence : UMR8564-EMMFRA-004
Lieu de travail : PARIS 06
Date de publication : mardi 14 mai 2019
Type de contrat : CDD Scientifique
Durée du contrat : 36 mois
Date d'embauche prévue : 1 octobre 2019
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : Entre 2695 et 3841 € bruts mensuels selon expérience
Niveau d'études souhaité : Doctorat
Expérience souhaitée : Indifférent

Missions

Le CNRS recrute un(e) postdoctorant(e) spécialiste de l'archéologie historique de l'Asie du Sud à temps plein pour jouer un rôle central dans un projet de type “Synergy” du European Research Council (ERC) financé dans le cadre du programme Horizon 2020 de l'Union Européenne.
Le projet DHARMA (The Domestication of “Hindu” Asceticism and the Religious Making of South and Southeast Asia) relève de l'histoire politique, économique et sociale de l'hindouisme. Il est co-porté par Emmanuel Francis, chargé de recherche au Centre d'Études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS, UMR 8564, unité mixte de recherche sous la tutelle conjointe du CNRS et de l'EHESS) dans le cadre d'un consortium impliquant trois autres partenaires, à savoir l'Université Humboldt de Berlin, l'École française d'Extrême-Orient (EFEO) à Paris et l'université « L'Orientale » de Naples. Le CNRS assure, en tant que « corresponding Host Institution », l'interface avec l'agence exécutive de l'ERC (ERCEA), et Emmanuel Francis en assure la coordination en tant que « corresponding Principal Investigator » (cPI).
Le principal livrable en ligne du projet est une base de données donnant accès à plusieurs milliers d'éditions d'inscriptions d'Asie et en permettant le moissonnage. Ces inscriptions sont des textes anciens gravés sur pierre ou sur métal, rédigés en sanskrit ou dans d'autres langues d'Asie, portant sur l'histoire du monde hindou. Les éditions en ligne seront accompagnées de traductions en langues européennes et des métadonnées concernant leurs supports physiques, les lieux de découverte, etc. Elles seront fournies avec des cartes et des images montrant les inscriptions en tant qu'objets physiques.
Ce projet comporte également un volet archéologique portant sur des structures monastiques et cultuelles en Asie du Sud à l'époque dite « early medieval », et plus particulièrement sur les structures de ce type au sein et aux alentours du site de Mahasthangarh au Bangladesh. Le chercheur contractuel sera appelé à participer à la Mission archéologique Franco-Bangladaise à Mahasthangarh, et à développer en son sein un programme visant à établir la cartographie du paysage d'institutions monastiques et cultuelles du Pundravardhana médiéval.

Activités

- Participation active aux fouilles et aux prospections du site de Mahasthan au Bangladesh, en particulier du secteur ouest intra muros jusqu'à présent peu exploré: supervision et mise en place des opérations de télédétection (sous-traitées).
- Co-direction, avec le chef de la Mission, de la publication des rapports archéologiques et contribution de chapitres.
- Prospection pédestre pour les divisions de Rangpur et de Rajhashi et mise en oeuvre des techniques d'analyses d'images satellite ou d'autres méthodes de prospection à large échelle en vue du développement d'un SIG de sites médiévaux se basant sur les nouvelles données collectées et sur les informations existantes provenant de tous les types de sources.
- Analyse des résultats en faisant apparaître les différents sites selon leur période, type, obédience religieuse, en recourant aux données d'histoire de l'art (analyse stylistique, analyse de programmes iconographiques).
- Coordination de l'ensemble des opérations archéologiques du projet ERC DHARMA (en Indonésie, au Cambodge, en Inde et au Bangladesh) : échanges de pratiques, d'expertises, fouilles communes.
- Organisation scientifique des ateliers et colloques archéologiques du projet ERC DHARMA, en particulier “Archaeology of monastic institutions in South Asia” et “Archaeology of monastic institutions in Southeast Asia”.
- Création de contenu pour les sites de valorisation, notamment sur Mahasthan (historique, grands programmes de fouilles, publications, événements, etc.).
- Etude d'autres sites archéologiques en Asie du Sud, pertinents pour le projet ERC DHARMA (faire des suggestions dans la lettre de motivation du dossier de candidature).

Compétences

Le postodoctorant devra démontrer:
- son expérience de fouilles archéologiques en Asie du Sud, idéalement à Mahasthan ;
- ses compétences en SIG ;
- sa maîtrise parfaite, à l'écrit et l'oral, de l'anglais et du français.
Des compétences en photogrammétrie seront appréciées.

Contexte de travail

Le postdoctorant en archéologie de l'Asie du Sud sera accueilli à temps plein au sein du Centre d'Études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS, UMR 8564), dont les bureaux sont hébergés à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), 54 Boulevard Raspail, 75006, Paris.
Le CEIAS est le plus grand laboratoire français de recherche en sciences sociales sur le sous-continent indien. Dès sa création au milieu des années 1950, sous l'impulsion de Louis Dumont, son ambition a été de renouveler les études sud-asiatiques en conjuguant les approches des sciences humaines et sociales et les acquis et problématiques de l'indianisme.
Les chercheurs et enseignants-chercheurs du CEIAS représentent aujourd'hui un large éventail de disciplines : anthropologie, démographie, géographie, histoire, littérature anciennes et modernes, linguistique, philosophie, sciences politiques, sciences religieuses et sociologie. Leurs travaux sont menés dans le cadre d'équipes interdisciplinaires qui rassemblent, autour de problématiques communes, les compétences et l'approche intellectuelle de spécialistes de formation différente.

Contraintes et risques

En cours de contrat, à court ou moyen terme, le CEIAS (UMR 8564) sera amené à déménager sur le campus Condorcet à Aubervilliers.
Ce poste implique en outre une mobilité en Europe et en Asie: outre les campagnes de fouilles (environ 3 mois par an) à Mahasthan, quelques autres déplacements (1 à 2 semaines) sont à prévoir annuellement.

Informations complémentaires

Fournir le rapport du jury de thèse, le cas échéant.
Le projet DHARMA: The Domestication of “Hindu” Asceticism and the Religious Making of South and Southeast Asia (2019–2025) débutera le 1er mai 2019, sur un financement ERC (Programme Horizon 2020). Ses trois Principal Investigators sont Emmanuel Francis (CEIAS), Arlo Griffiths (EFEO) and Annette Schmiedchen (UBER), tandis que Florinda De Simini pilote les activités du projet au sein du quatrième bénéficiaire, l'université « L'Orientale » de Naples.
La religion connue aujourd'hui sous le nom d' « hindouisme » est une religion mondiale majeure et la principale religion de la plus grande démocratie du monde, l'Inde. Mais l'histoire des institutions « hindoues » ne se limite pas à l'Inde. DHARMA abordera l'histoire de l'« hindouisme » dans une perspective comparative, en se concentrant sur la période du 6ème au 13ème siècle. Durant cette période, le golfe du Bengale a connu, par voie de mer, des échanges culturels intenses. Le processus d'« indianisation » qui en a résulté, marqué notamment par la diffusion de l'« hindouisme », du système d'écriture indien et du sanscrit, langue sacrée de l'Inde, a touché une grande partie du sud et du sud-est asiatique.
Le terme sanscrit DHARMA peut désigner la loi cosmique, maintenue tant par les dieux que par les hommes. Mais il est aussi souvent utilisé pour faire référence aux nombreuses fondations et donations instituées pour soutenir cette loi. Le projet DHARMA a pour ambition de mieux comprendre le processus d'« institutionnalisation » de l'« hindouisme » en examinant le rôle de différents agents, des rois et des nobles aux prêtres, aux moines et aux communautés locales. Le projet met l'accent sur le contexte social et matériel de l'« hindouisme » en adoptant une méthodologie multirégionale, multiscalaire et multidisciplinaire, afin de créer une véritable synergie de la recherche sur l'Asie du Sud et du Sud-Est prémoderne.
Notre approche sera basée sur la corrélation et la contextualisation de sources écrites (inscriptions, manuscrits) et de sources matérielles provenant de temples et autres types de sites archéologiques. Le projet sera mené par quatre équipes. Trois d'entre elles, constituées sur une base régionale, se concentreront respectivement sur les inscriptions et les sites archéologiques du sud de l'Inde tamoulophone (A), ceux du centre et du nord-est de l'Asie du Sud jusqu'au Myanmar actuel (B) et ceux de l'Asie du Sud-Est insulaire et continentale (C). Une quatrième équipe, transversale (D), dirigée par Dominic Goodall (EFEO) et Florinda De Simini, se concentrera sur les textes transmis par la tradition manuscrite. Les centres régionaux de l'EFEO à Pondichéry, Siem Reap et Jakarta serviront d'ancrage à nos investigations sur le terrain asiatique.
Les inscriptions sont les principales sources de l'histoire de l'Asie du Sud et du Sud-Est prémodernes, mais ne sont pas toutes accessibles et encore moins dans un format exploitable en informatique. Pour la recherche comparative à grande échelle que nous proposons d'entreprendre, rendre les inscriptions de l'Asie du Sud et du Sud-Est disponibles, autant que possible, dans une base de données numérique est donc un objectif central de ce projet. Les manuscrits d'Asie du Sud et du Sud-Est, en général écrits sur feuilles de palmier, contiennent de riches archives textuelles pertinentes pour l'histoire de l'« hindouisme ». Nous produirons des éditions et traductions de textes restés jusqu'à présent inédits et donc inexploités par la recherche historique. Il s'agit notamment de descriptions des pratiques religieuses ainsi que de prescriptions, qui concernent tant la religiosité laïque que la vie religieuse dans les temples et les monastères. En ce qui concerne les vestiges archéologiques, nous sommes dans une position idéale – grâce à la collaboration de longue date entre archéologues français et asiatiques – pour entreprendre des études et des fouilles sur des sites connus pour leur richesse archéologique. Cela nous permettra ainsi de confronter nos découvertes dans les inscriptions et les textes à celles de l'archéologie. Les fouilles archéologiques seront menées par des archéologues français expérimentés au Bangladesh, au Cambodge et en Indonésie.

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