Chercheur post-doctoral en astrophysique au LPENS H/F
Nouveau
- Chercheur en contrat CDD
- 24 mois
- Doctorat
L'offre en un coup d'oeil
L'unité
Laboratoire de physique de l'ENS
Type de Contrat
Chercheur en contrat CDD
Temps de Travail
Complet
Lieu de Travail
75005 PARIS 05
Durée du contrat
24 mois
Date d'Embauche
10/01/2027
Rémuneration
rémunération brute mensuelle comprise entre 3131 et 4807 euros bruts
Postuler Date limite de candidature : samedi 24 octobre 2026 23:59
Description du Poste
Les Missions
L'agent participera au projet ANR VIEWS (Voyage Into the Engine with the Webb Space telescope). Ce projet vise à étudier les interactions entre l’alimentation des trous noirs et les mécanismes de rétroaction des noyaux actifs de galaxies (AGN), qui régulent la formation stellaire au cœur des galaxies massives. VIEWS s’appuie sur les capacités du télescope spatial James Webb, dans le cadre du programme GO5018 du cycle 3, pour obtenir des observations d’imagerie et de spectroscopie à haute résolution de six galaxies sélectionnées, chacune étant la plus brillante de son amas. Les objectifs scientifiques relèvent de deux catégories. La première concerne la rétroaction des noyaux actifs de galaxie aux échelles intermédiaires, sur le refroidissement du gaz et la régulation de la formation des étoiles dans les galaxies considérées : est ce que les filaments de gaz en cours de refroidissement alimentent cette formation stellaire ? Comment l'énergie de la rétroaction des noyaux actifs est elle dissipée, et comment cette dissipation affecte-t-elle la formation des étoiles et la croissance des galaxies par l'intermédiaire de filaments sur une échelle de plusieurs kpc ? La deuxième catégorie de questions relève de l'alimentation des trous noirs, et des boucles de rétroaction à plus petite échelle, en étudiant la formation et l'état physique des disques circum-nucléaires: quelle quantité de gaz ces disques centraux peuvent ils accréter, et rendre disponible pour alimenter le trou noir supermassif, et quelle proportion du gaz disponible dans les longs filaments en cours de refroidissement ce gaz représente-t-il ? Quels sont les processus de rétroaction dominants dans la région circum-nucléaire ?
L'Activité
Pour répondre à ces questions, l'agent combinera des modèles sophistiqués modélisant la physico-chimie de régions photo-ionisées, de régions de photodissociation, et de chocs interstellaires (CLOUDY, le code PDR de Meudon, le code de choc de Paris-Durham), afin de démêler les contributions relatives des processus radiatifs et mécaniques dans les spectres JWST observés. À l'aide de de grille de modèles existantes ou développées pour les besoins du projet, l'agent développera une méthodologie permettant de contraindre les conditions d'excitation et de quantifier notamment l'impact des chocs rapides dans le milieu diffus sur l'émission de raies par des espèces ionisées. En parallèle, des simulations numériques Magnéto-Hydrodynamiques en 3D seront réalisées pour modéliser l'interaction de chocs rapides avec du milieu interstellaire dense, avec une version du code RAMSES incorporant de la chimie dépendant du temps, et du refroidissement radiatif. Ces simulations suivront de façon auto-cohérente le transfert d'énergie mécanique, l'excitation moléculaire, et l'émission résultante. Cette double approche fournira pour la première fois une vue d'ensemble sur le rôle des chocs dans la formation et l'évolution du milieu interstellaire multi-phasique, qui nous permettra une interprétation optimale des observations JWST.
Votre Profil
Compétences
Le candidat doit être titulaire d'un diplôme de thèse de doctorat au moment du recrutement, en physique ou astrophysique de préférence. Nous encourageons vivement les candidatures présentant une forte compétence en modélisation ou en simulations numériques. La manipulation de codes sophistiqués comme CLOUDY, le code PDR de Meudon, MAPPINGS ou le code de choc de Paris Durham est bienvenue. L'expérience dans la manipulation de données observationnelles multi-longueurs d'onde sera appréciées. Des connaissances en astrophysique extragalactique sont indispensables, de même que la maîtrise d'un ou plusieurs langages de programmation (comme Python, Fortran ou C++).
Votre Environnement de Travail
L'agent travaillera au sein de l'équipe "Astrophysique" du Laboratoire de Physique de l'École Normale Supérieure (LPENS), un établissement qui maintient un programme de visiteurs très actif, et qui héberge régulièrement des ateliers et des conférences. L'agent travaillera dans un environnement de travail dynamique, disposant de ressources intellectuelles, numériques et financières appropriées. La durée du contrat est de deux ans, incluant la protection sociale française par défaut. L'agent pourra voyager dans le cadre de collaborations ou de conférences au cours de son contrat.
Contraintes et risques
Aucune contrainte ni aucun risque particuliers ne sont associés à cette offre.
Rémunération et avantages
Rémunération
rémunération brute mensuelle comprise entre 3131 et 4807 euros bruts
Congés et RTT annuels
44 jours
Pratique et Indemnisation du TT
Pratique et indemnisation du TT
Transport
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
À propos de l’offre
| Référence de l’offre | UMR8023-ANTGUS-003 |
|---|---|
| Section(s) CN / Domaine de recherche | Astrophysique |
| Expérience souhaitée | 1 à 4 années |
À propos du CNRS
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.
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