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Portail > Offres > Offre UMR5001-ELSGEN-023 - Ingénieur d’étude en télédétection de la cryosphere (H/F)

Ingénieur d’étude en télédétection de la cryosphere (H/F)


Date Limite Candidature : jeudi 25 avril 2024

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Informations générales

Intitulé de l'offre : Ingénieur d’étude en télédétection de la cryosphere (H/F)
Référence : UMR5001-ELSGEN-023
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : ST MARTIN D HERES
Date de publication : jeudi 4 avril 2024
Type de contrat : CDD Technique/Administratif
Durée du contrat : 2 mois
Date d'embauche prévue : 1 juin 2024
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : Entre 2282.08€ et 2405.44€ bruts mensuels selon expérience
Niveau d'études souhaité : Niveau 7 - (Bac+5 et plus)
Expérience souhaitée : Indifférent
BAP : Sciences du vivant, de la terre et de l'environnement
Emploi type : Ingénieur-e en études d'environnements géo-naturels et anthropisés

Missions

En Antarctique, les glaciers s'écoulent de l'intérieur du continent vers l'océan où ils commencent à flotter pour former des plateformes de glace. Ces extensions sont des éléments clés des calottes glaciaires polaires car elles régulent le flux de glace venant de l'intérieur. Des expériences internationales d'intercomparaison ont montré qu'une disparition des plateformes de glace de l'Antarctique entraînerait une montée du niveau des mers de plusieurs mètres. Des effondrements de plateformes de glace ont déjà été observés avec les Larsen A et B en Antarctique de l'Ouest et au Groenland la plateforme de glace de Zachariae Isstrøm. Dans chacun de ces cas, le débit de glace des glaciers a été multiplié par un facteur supérieur à 3, augmentant ainsi leurs contributions au niveau des mers. Prédire l'évolution des plateformes est donc un enjeu crucial si nous voulons réduire les incertitudes dans l'évolution future du niveau des mers et anticiper l'effet du réchauffement climatique.

L'objectif de ce projet est d'estimer les incertitudes associées aux observations satellitaires de la fonte basale, en se concentrant spécifiquement sur l'épaisseur du névé et la divergence de l'écoulement de glace sur les plateformes. L’épaisseur du névé est une source d'incertitude affectant la fonte basale car elle biaise directement l'estimation des changements d'épaisseur de glace. L'objectif est de compiler des produits de névé distribués obtenus à partir de modèles couplés de l'atmosphère et du manteau neigeux (par exemple, MAR, RACMO, IMAU-FDM). Nous standardiserons ces produits dans le temps et l'espace, permettant une comparaison directe avec les changements d'épaisseur de glace obtenus par altimétrie satellitaire et quantifiant les différences entre ces produits. La deuxième partie du projet consistera à calculer des séries temporelles de vitesses d'écoulement à partir de données du radar à synthèse d’ouverture Sentinel-1 en utilisant des méthodes de suivi de speckle. L'objectif sera de quantifier l'impact des différentes estimations de vitesse et des procédures de filtrage sur la quantification de la divergence du flux de glace. Une étude de cas sera menée dans la péninsule Antarctique ainsi que dans le secteur de la mer d'Amundsen. Les résultats et les incertitudes associées seront ensuite utilisés pour mieux contraindre les estimations de fonte basale.

Activités

- Exploration et analyse des sorties des modèles climatiques régionaux (bilan de masse de surface et épaisseur du névé)
- Traitement des images radar et optiques satellitaires pour l'estimation haute résolution de l'écoulement de glace sur les plateformes de glace autour de l'Antarctique

Compétences

- Master en sciences de la terre
- Bonnes compétences en programmation en Python
- Connaissances en SIG (QGIS, ArcGIS)

Contexte de travail

L'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE) est un laboratoire public de recherche sous les tutelles de l'institut CNRS Terre & Univers, l'IRD, l'Université Grenoble Alpes (UGA) et Grenoble-INP qui travaille sur les changements climatiques et l'anthropisation de notre planète dans les régions polaires, de montagne et la zone intertropicale, régions particulièrement sensibles et aux enjeux sociétaux majeurs.
L'effectif moyen du laboratoire est d'environ 330 personnes, dont 190 membres permanents (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens et personnels administratifs) et environ 140 doctorants, post-doctorants et personnels en contrat à durée déterminée. Chaque année, le laboratoire accueille environ 120 stagiaires et visiteurs scientifiques. L'IGE est hébergé dans quatre bâtiments du campus universitaire de Grenoble (bâtiment Glaciologie, OSUG-B, Maison Climat Planète et INRAE-Grenoble Saint Martin d'Hères).

L'IGE constitue l'un des principaux laboratoires de l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble (OSUG), une structure fédérative de l'INSU.

L'IGE participe à la stratégie nationale pour les recherches dans les régions polaires en lien avec les opérateurs nationaux et internationaux. Il est partenaire de très nombreux projets nationaux et internationaux.

La personne recrutée effectuera sa mission au sein de l'équipe Cryodyn de l'IGE dans le cadre d'un projet financé par la Fondation Albédo pour la Cryosphère sous l'égide du CNRS.

Contraintes et risques

RAS