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Portail > Offres > Offre UMR5001-ELSGEN-022 - Ingénieur de Recherche en Modélisation Numérique Océan–Icebergs (H/F)

Ingénieur de Recherche en Modélisation Numérique Océan–Icebergs (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
- Français-- Anglais

Date Limite Candidature : lundi 4 mars 2024

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Informations générales

Intitulé de l'offre : Ingénieur de Recherche en Modélisation Numérique Océan–Icebergs (H/F)
Référence : UMR5001-ELSGEN-022
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : ST MARTIN D HERES
Date de publication : lundi 12 février 2024
Type de contrat : CDD Technique/Administratif
Durée du contrat : 24 mois
Date d'embauche prévue : 1 mai 2024
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : Entre 2782.84€ et 3142.07€ bruts mensuels selon expérience
Niveau d'études souhaité : Niveau 8 - (Doctorat)
Expérience souhaitée : Indifférent
BAP : Informatique, Statistiques et Calcul scientifique
Emploi type : Expert-e en calcul scientifique

Missions

La mission générale est d’améliorer les performances du module lagrangien d’iceberg implémenté dans le modèle océanique NEMO. La personne sélectionnée contribuera au Programme et Équipement Prioritaire de la Recherche (PEPR) TRACCS (https://climeri-france.fr/pepr-traccs/).

Activités

La personne sélectionnée améliorera les performances du module lagrangien d’icebergs actuellement implémenté dans NEMO (Marsh et al. 2015, Merino et al. 2016). Deux axes de recherche sont envisagés actuellement. Le premier axe est de transformer le modèle d’iceberg interne à NEMO en modèle d’iceberg externe et de le coupler à NEMO via OASIS comme cela commence à être fait pour le modèle de glace de mer afin de mieux utiliser les ressources HPC disponibles et de limiter le phénomène de ‘load imbalance’. Le second axe de développement est plus exploratoire. Il consistera à l’amélioration des performances sur CPU et GPU en transformant le cœur dynamique du modèle d’icebergs basé sur des listes chaînées de structures (icebergs) qui se vectorisent très mal. Ces développements seront testés sur des configurations idéalisées puis réalistes à diverses résolutions spatiales. Les solutions techniques retenues devront ensuite être remontées dans la distribution NEMO officielle. On attend de la personne recrutée qu'elle effectue une veille technologique régulière et qu'elle rédige les documentations techniques des développements effectués. Une partie importante du travail consistera à participer aux activités de TRACCS et de l'IGE (réunions, séminaires, etc.). Des visites de courte durée dans les équipes de développement de NEMO à Paris (LOCEAN), à Southampton (NOC, UK) et ainsi que dans l’équipe de développement d’OASIS à Toulouse (CERFACS), seront nécessaires pour mener à bien le projet.

Compétences

La sélection sera basée sur les critères scientifiques et techniques suivants :
- Expérience avérée en modélisation numérique (de préférence NEMO) ;
- Expérience avérée en couplage de modèle numérique (de préférence avec le coupleur OASIS-MCT) ;
- Expérience avérée en optimisation de code sur HPC (CPU et GPU) ;
- Expérience avérée en fortran ;

- Expérience souhaitée en python ;
- Expérience souhaitée en MPI ;
- Expérience souhaitée en logiciel de gestion de version de code (de préférence git) ;

- Intérêt pour les régions polaires ;
- Niveau d’anglais B2.
Le comité de sélection tiendra compte de l'équilibre des genres au sein de l'équipe de recherche.

Contexte de travail

L'accélération de la calotte glaciaire a entraîné une augmentation du flux d'icebergs au cours des trente dernières années, qui s'accélérera encore à l'avenir. Les icebergs ont un impact significatif sur les intrusions d'eau chaude vers les plateformes de glace et l'Océan Austral en général. Lorsqu'ils dérivent loin de leur site de vêlage, les icebergs peuvent s'échouer sur des hauts-fonds. Cela induit de grandes zones de glace de mer pluriannuelle fixées à ces icebergs, ainsi que des polynies qui peuvent avoir un impact sur la formation d'eau dense ou la fonte des plateformes de glace. Leur modélisation est donc primordiale pour simuler de façon réaliste le climat des zones polaires. Cependant, le module d’iceberg est très peu utilisé dans les simulations CMIP réalisées avec le modèle NEMO (https://www.nemo-ocean.eu) car le coût du modèle d’iceberg actuel le rends assez peu utilisable pour des expériences longues (reconstruction et projections climatiques).

La personne sélectionnée sera affectée dans l'équipe CryoDyn de l'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE), qui s'intéresse à la dynamique de la glace et aux connexions avec le système climatique. Cette personne sera supervisée par Pierre Mathiot et Nicolas Jourdain. Le travail sera aussi réalisé en étroite collaboration avec les ingénieurs de l’équipe de développement du modèle NEMO en France et au Royaume-Uni, ainsi qu’avec l’équipe de développement d’OASIS à Toulouse.

L’Institut des Géosciences de l’Environnement est un laboratoire public de recherche sous les tutelles du CNRS, l’IRD, l’Université Grenoble Alpes, et Grenoble-INP qui travaille sur les changements climatiques et l'anthropisation de notre planète dans les régions polaires, de montagne et la zone intertropicale, régions particulièrement sensibles et aux enjeux sociétaux majeurs. Il rassemble environ 250 personnes, dont plus de 150 membres permanents (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs et techniciens) et environ 100 personnels en contrat à durée déterminée (doctorants, chercheurs et IT). Le laboratoire accueille également chaque année plusieurs dizaines de stagiaires et visiteurs scientifiques. Le laboratoire est installé sur deux sites du campus universitaire de Grenoble (bâtiments Glaciologie et OSUG-B - Maison Climat Planète) qui sont à 5 minutes de marche l’un de l’autre. L’IGE constitue l’un des principaux laboratoires de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG), une structure fédérative de l’INSU.

Ce recrutement intervient dans le cadre du programme de recherche TRACCS (Transformer la modélisation du climat pour les services climatiques, https://climeri-france.fr/pepr-traccs/) qui rassemble la communauté française de modélisation du climat. Ses activités couvrent la compréhension fondamentale des changements climatiques et de leurs impacts et s’étendent jusqu’à l’élaboration de prototypes de services climatiques co-construits par les parties-prenantes et les experts en modélisation du climat. L'enjeu est d’accélérer le développement des modèles de climat pour répondre aux attentes sociétales en termes de d’action climatique, notamment dans le domaine de l’adaptation au changement climatique à venir.

Contraintes et risques

Rien à signaler