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CDD Doctorant financé par l'ANR (H/F) en Biologie cellulaire / Génétique moléculaire

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : jeudi 1 juillet 2021

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Informations générales

Référence : UMR9198-ERIESP-002
Lieu de travail : ORSAY
Date de publication : jeudi 10 juin 2021
Nom du responsable scientifique : Eric Espagne et Stéphanie Boisnard
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2021
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

La recombinaison homologue est un mécanisme universel impliqué dans la stabilité des génomes (réparation) et dans leur évolution (brassage intra-chromosomique). En méiose, elle permet la formation de crossing-over (COs) qui sont essentiels à la ségrégation correcte des chromosomes homologues. Tout défaut de ségrégation conduit à la formation de gamètes aneuploïdes et/ ou à la stérilité. Cependant, les mécanismes responsables de la formation et de la régulation des COs restent largement inconnus.
La recombinaison méiotique débute par la formation de cassures double brin de l'ADN (CDB) programmées tout le long du génome. La réparation des CDBs en CO et non crossing-over (NCO) se fait préférentiellement en utilisant comme matrice le chromosome homologue. Cette réparation permet également l'appariement des chromosomes homologues ainsi que la mise en place de la structure d'appariement, le complexe synaptonémal. Le processus de recombinaison est donc une étape clé de la méiose. De plus, il doit être très strictement régulé afin d'assurer la présence d'au moins un CO par paire d'homologues (quelle que soit la taille des chromosomes) pour permettre d'établir le lien indispensable à leur ségrégation correcte. Une autre régulation concerne la répartition des COs le long des chromosomes : la désignation d'un CO à une position donnée diminue la probabilité d'avoir un autre CO à proximité par le phénomène d'interférence. Le nombre de COs par paire d'homologues dépend donc de la force de l'interférence et de la taille des axes chromosomiques.
Bien que le phénomène d'interférence soit connu depuis 1916, les mécanismes et les molécules impliquées ne sont toujours pas identifiés. Des approches génétiques et moléculaires chez Saccharomyces cerevisiae, ont permis d'identifier une voie de modulation partielle de l'interférence qui implique TopoII et la modification post-traductionnelle (SUMOylation and ubiquitination) de deux protéines de l'axe chromosomique. Nos résultats préliminaires ont montré que cette voie était conservée chez notre organisme modèle le champignon Sordaria macrospora. De plus, nous avons trouvé qu'en absence de trois acteurs de cette voie : (i) le nombre des COs était augmenté, (ii) que la répartition des COs le long des chromosomes était modifiée, (iii) la force du signal d'interférence était diminuée et (iv) que ces modifications étaient associées à une modulation de la taille de l'axe des chromosomes.
A partir de ces résultats préliminaires robustes, l'objectif de ce projet de thèse sera de comprendre les mécanismes et les acteurs impliqués dans la répartition des COs et donc dans l'interférence, chez S. macrospora, en combinant des approches de génétique, de biologie moléculaire, de génomique et de cytologie à haute résolution. Trois axes sont proposés :
(1) La caractérisation précise des trois acteurs déjà identifiés en utilisant les approches très performantes d'imagerie offertes par ce système modèle.
(2) Identifier de nouveaux acteurs impliqués dans la mise en place de l'interférence ou de sa régulation (comme les protéines impliquées dans la conformation ou dans les modifications post-traductionnelles de la chromatine), en utilisant des approches de biologie moléculaire, de génomique et de génétique.
(3) Comprendre les relations entre la longueur/conformation de l'axe chromosomique (et donc de ses composants), la localisation des CDBs et celle des COs ainsi que la régulation du signal de l'interférence.
Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les contraintes imposées par le signal de l'interférence sur la distribution des COs à l'échelle du chromosome et du génome. Les résultats de ce projet intéresseront la communauté scientifique étudiant la méiose per se, la fertilité humaine ainsi que celle impliquée dans les programmes d'amélioration des plantes.

Contexte de travail

Ce poste, financé par un financement ANR (CO-PATT ; 2021-2024), se déroulera au sein de l'I2BC, une très grande unité mixte de recherche CNRS, CEA et Université Paris-Saclay. L'institut, situé à la fois sur le campus de recherche de Gif-sur-Yvette et le campus de la Faculté d'Orsay groupe près de 700 personnes réparties entre 65 équipes de recherche et 13 plateformes technologiques de haut niveau. Le projet sera développé dans l'équipe « Recombinaison et Appariement Méiotique », composée de 5 chercheurs, 1 Ingénieur de recherche et d'un doctorant, sous la direction de E. Espagne et S. Boisnard. Le laboratoire se situe pour le moment à Orsay (bâtiment 400), un déménagement dans des nouveaux locaux à Gif-sur-Yvette est prévu en 2022.
Les techniques de biologie moléculaire et de cytologie nécessaires au projet sont parfaitement mises au point et l'équipement requis est disponible dans l'équipe ou dans un environnement proche. Les nombreuses plateformes techniques de l'I2BC sont un atout pour le projet.

Contraintes et risques

Risques possible liés à un travail en laboratoire

Informations complémentaires

Le/la candidat-e aura obtenu un Master durant lequel il/elle aura fait un stage de recherche en biologie cellulaire et/ou moléculaire. Il/elle devra faire preuve de bonnes connaissances et compétences en génétique.
Veuillez joindre à votre candidature vos CV, relevé de notes officiel de Master et une lettre de motivation expliquant vos motivations et vos travaux de recherche ainsi que les coordonnées (email) de deux référents. Le doctorant sera rattaché à l'école doctorale Structure et Dynamique des Systèmes Vivants n°577. Un comité de suivi individuel ainsi qu'un tuteur suivront l'avancement des recherches

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