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La circulation des itinéraires, pratiques, savoirs et œuvres de femmes photographes entre Amérique du nord et Grande-Bretagne au tournant du XXe siècle, H/F

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Informations générales

Référence : UMR8225-CLABER-002
Lieu de travail : PARIS 13
Date de publication : lundi 6 mai 2019
Nom du responsable scientifique : Myriam Boussahba-Bravard
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 septembre 2019
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

La période considérée est celle de la popularisation de la photographie, notamment en tant que pratique amateur, et celle de l'affirmation accrue d'ambitions artistiques dans ce médium, notamment au sein des cercles pictorialistes européens et nord-américains. Cette période est également celle de l'expansion des parcours et mouvements d'émancipation sociale, politique et culturelle des femmes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, avec des singularités et des échanges entre ces deux pays. L'un des lieux de croisement importants de ces deux processus est celui des réseaux de sociabilité. Cette thématique de recherche s'appuie sur des travaux récents dans les domaines de la photographie féminine, de la photographie amateur, et des relations entre production et diffusion d'images et construction des communautés imaginaires. La thèse portera sur les différentes facettes des accomplissements de Catharine Weed Barnes (1851-1913), personnalité remise à l'honneur par Peter Palmquist et Margaret Denny mais seulement pour son rôle d'avocate des femmes photographes aux Etats-Unis. Il s'agira de redécouvrir C. W. Barnes en accentuant le contexte international de sa carrière commencée aux Etats-Unis en 1888 et poursuivie en Angleterre dès 1893. Le projet examinera :
1. Son œuvre pionnière en tant que femme photographe, une rare - pour une femme photographe de l'époque - variété de genres qu'elle a abordée dans les années 1880-1910 (portrait, photographie de voyages, photographie d'architecture, illustration de poésie, photographie topographique). On articulera le lien entre photographie, littérature et patrimoine et la contribution de Barnes à la promotion du « patrimoine littéraire » anglais dans la première décennie du 20e siècle.
2. Le vaste corpus qu'elle a laissé en tant que pionnière journaliste et critique dans la presse photographique américaine et britannique. En effet, ce corpus constitue une source inépuisable sur la question de la place accordée aux amatrices de la photographie dans les cercles photographiques au tournant du 20e siècle aux Etats-Unis et en Grande Bretagne (l'accès aux sociétés photographiques, expositions, compétitions, publications dans les magazines). La recherche tentera de mesurer l'impact de C.W.B. en tant qu'avocate de femmes photographes et de femmes dans l'industrie photographique, en lien avec son engagement plus général dans le Women's Club Movement et les organisations Britanniques entre 1890-1910.
3. Cette première étude approfondie de la carrière de Barnes en Grande-Bretagne permettra de faire découvrir le partenariat avec son mari, journaliste, photographe et éditeur anglais Henry Snowden Ward (1865-1911) et les magazines The Photogram et The Photograms of the Year qu'ils ont fondés en 1894 et coedité ensemble. L'étude de ce journal et de l'activité professionnelle de ce couple exceptionnel car égalitaire mettra en lumière le lien qu'ils ont constitué entre les cercles photographiques américains et britanniques (amateurs et professionnels) et apportera de nouveaux éléments sur la compréhension de la sociabilité transatlantique au tournant du 20e siècle. A travers une réflexion sur l'histoire de la photographie, ce projet permettra également de mettre accent sur l'évolution des mentalités américaines et britanniques sur la question de la place de la femme dans la communauté photographique et plus largement dans la société.
Une collaboration d'encadrement pourrait être envisagée avec des chercheuses du Rothermere American Institute d'Oxford, le LARCA ayant déjà des liens notamment avec Mara Keire, Michèle Mendelssohn et Katherine Paugh.

Contexte de travail

Le Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones (LARCA UMR 8225) est une unité mixte Paris Diderot-CNRS qui rassemble des spécialistes du monde anglophone (histoire politique, sociale et culturelle ; littérature et idées ; art et culture visuelle). Situé dans le 13e arrondissement de Paris, au sein de l'Université Paris Diderot, le LARCA réunit une soixantaine de chercheurs titulaires et autant de doctorants. Le contrat doctoral est un contrat international qui implique des visites plus ou moins longues à la Maison Française d'Oxford, au Royaume-Uni.

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