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Contrat doctoral sociologie politique des fédérations sportives H/F

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : jeudi 26 mai 2022

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Informations générales

Référence : UMR8026-ANNDOU0-001
Lieu de travail : LILLE
Date de publication : jeudi 5 mai 2022
Nom du responsable scientifique : Stéphane Beaud
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Régies par le code du sport, les fédérations sportives, au nombre de 115 en France, sont, pour la majorité d'entre elles, délégataires d'une mission de service public (articles L131-14 et L131-15 du code du sport). Elles ont pour rôle d'organiser les compétitions sportives et de décerner les titres à différents niveaux, mais aussi de mener la politique sportive nationale de la discipline qu'elles représentent. Ces fédérations ont un pouvoir décisif dans la mise en place de la politique du sport français mais restent peu étudiées par la sociologie et la science politique. L'un des enjeux de leur étude est de voir dans comment s'organise la fabrique de l'élite sportive en France, peut-être parfois au détriment de la démocratisation du sport et de son accès à tous. Dans certains cas, comme celui du tennis par exemple, les associations se retrouvent très concurrencées par le secteur privé marchand, voire pénétrées par celui-ci, ce qui renforce la tension entre élitisation et démocratisation du sport. On peut en effet émettre l'hypothèse qu'un accroissement de la concurrence du secteur privé marchand peut conduire à accorder un intérêt plus marqué à l'élite du sport, par peur que celle-ci se tourne vers des structures privées. Cette hypothèse soulève une autre question : comment la fédération organise-t-elle la fabrique d'une élite au sein de son sport sans avoir la certitude de posséder la maîtrise complète de la formation de cette élite jusque dans leurs succès internationaux ? Cette question invite à réfléchir au modèle fédéral privilégié par ces structures et à questionner la place laissée aux acteurs locaux dans l'objectif de détection et de fidélisation des jeunes espoirs ; elle inscrit par ailleurs la thématique proposée dans la lignée des recherches sur les liens entre Etat et milieux associatifs d'une part, sur les interpénétrations entre le privé et le public d'autre part. Une troisième question sous-jacente à la thématique proposée est celle des rapports de force entre les dirigeants bénévoles des organisations et les salariés permanents, notamment du fait de leurs rapports possiblement différenciés à la compétition et à l'idée d'une démocratisation de la pratique sportive.
Les approches ethnographiques sont encouragées, articulant observations et entretiens dans une fédération particulière. La connaissance préalable du fonctionnement d'une fédération sportive (via par exemple la rédaction d 'un mémoire de recherche de M2 en sciences sociales) est fortement souhaitée. Une enquête sur le long cours permettra par exemple de suivre plusieurs élections, du niveau national aux comités départementaux, les élections étant une entrée intéressante pour analyser les différentes visions qui s'affrontent ainsi que les restructurations administratives en fonction des mandats. Le recours aux méthodes quantitatives est également envisageable, notamment via des questionnaires, si cela s'avère pertinent.

Contexte de travail

Le CERAPS (Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales
est un laboratoire de recherche qui associe la science politique le droit public et la sociologie). Adossé à des formations en science politique et en droit public, il regroupe 50 enseignant·es chercheur·es, 7 chercheur·es CNRS, 11 ITA/BIATSS et une cinquantaine de doctorant·es. Engagé dans plusieurs réseaux de recherche à l'échelle internationale, le Ceraps est partie prenante du Laboratoire international associé (LIA) Principe avec le CPDS de l'Université de Montréal et anime le réseau OLA (Observatory on Local Autonomy). Le CERAPS a le souci de mener des recherches de qualité ouvertes sur la société et, en tant que collectif de travail, cherche à développer des relations faites d'échanges, d'intelligence critique, de coopération et de convivialité.
Quatre axes de recherche structurent les travaux menés au sein du laboratoire : (1) Gérer le vivant. Action publique et mobilisations; (2) Représenter les intérêts sociaux; (3) Territoires : conflictualité, inégalités et différenciation de l'action publique; (4) Les technologies innovantes, instruments de reconfiguration des rapports public / privé, ce dernier étant un axe transversal.

Informations complémentaires

Les candidatures sont à déposer sur le portail emploi du CNRS. Les personnes retenues pour l'audition seront informées le 31 mai et convoquées pour un entretien le 7 juin.

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